12/10/2011

FELURES

felure.JPGUne vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d'une perche qu'elle transportait appuyée derrière son cou.

Un des pots était fêlé alors que l'autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d'eau. À la fin de la longue marche, du ruisseau vers la maison, le pot fêlé n'était plus qu'à moitié rempli d'eau.

Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes et la vieille dame ne rapportait chez elle qu'un pot et demi d'eau.

Le pot intact était très fier de son oeuvre mais le pauvre pot fêlé, lui, avait honte de ses propres imperfections et se sentait triste.

Il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.

Après deux années de ce qu'il percevait comme un échec, il s'adressa un jour à la vieille dame, alors qu'ils étaient près du ruisseau. « J'ai honte de moi-même, parce que ma fêlure laisse l'eau s'échapper au retour vers la maison. »

La vieille dame sourit : « As-tu remarqué qu'il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu'il n'y en a pas de l'autre côté ? J'ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j'ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais. Pendant deux ans, j'ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table.

Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n'aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la maison».

Chacun de nous, avons nos propres manques, nos propres fêlures.

Mais ce sont chacune de ces craquelures et chacun de ces manques qui rendent nos vies si intéressantes et enrichissantes.

 

10:41 Écrit par bk212103 dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

11/10/2011

PREDOMINANCE DU ROSE

L’attirance des petites filles pour le rose a beau nous sembler irrépressible, comme inscrite dans leur ADN, elle ne l’est pas, nous dit Jo Paoletti, maître de conférences en études américaines à l’université du Maryland.

Jusqu’au début du XXe siècle, il n’y avait pas de code couleur pour les enfants : avant l’arrivée des machines à laver, tous les bébés portaient du blanc pour des raisons pratiques, puisque la seule manière d’avoir du linge propre était de le faire bouillir. Qui plus est, garçons et filles portaient à l’époque des tenues qui n’étaient propres à aucun des deux sexes.

Quand la layette a commencé à prendre des couleurs, le rose était en fait considéré comme une teinte plus masculine, une version pastel du rouge, la couleur associée à la force. Le bleu, associé à la Vierge Marie, à la constance et à la fidélité,PREDOMINANCE DU ROSE.jpg symbolisait la féminité.

On ne sait pas exactement quand ni pourquoi la permutation a eu lieu, mais beaucoup des premières héroïnes Disney – Cendrillon, la Belle au bois dormant, Wendy, Alice au pays des merveilles, la Jane Banks de Mary Poppins – portaient différentes nuances de bleu (lorsque l’entreprise a lancé la gamme Princesse Disney, elle a teint la robe de la Belle au bois dormant en rose, officiellement pour la distinguer de Cendrillon).

Ce n’est que vers le milieu des années 1980, époque où l’amplification des différences d’âge et de sexe devint une stratégie clé du marketing ciblant les enfants, que le rose entra véritablement en jeu et qu’on se mit à penser qu’il plaisait forcément aux filles, qu’il était un élément de leur identité féminine, au moins pendant les premières années cruciales de leur vie.


 

07:49 Écrit par bk212103 dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

10/10/2011

HYDROLIENNES

Tout au nord de l’Ecosse, là où confluent les eaux agitées de l’océan Atlantique et de la mer du Nord, se trouve un chapelet de soixante-dix îles, pour la plupart inhabitées, appelées les Orcades. Soumises à de puissantes marées, ces îles ont été choisies par le Centre européen de l’énergie marine (Emec) comme premier laboratoire au monde pour l’exploitation d’une source d’énergie renouvelable : l’énergie marémotrice, dont le développement stagne depuis des années.

HYDROLIENNES.jpg

Si les nouvelles turbines résistent à la violence des courants écossais, elles pourraient enfin nous permettre de contrôler l’une des sources d’énergie renouvelable les plus prometteuses. Les équipements doivent résister à l’environnement agité des fonds océaniques, où les possibilités de réparation sont limitées. Bon nombre de sociétés misent donc sur la robustesse, tandis que d’autres cherchent à concevoir des turbines facilement récupérables en cas de problème.

Le principal inconvénient de cette source d’énergie est la rareté des courants suffisamment puissants. Des tentatives ont été faites afin d’exploiter les courants marins de faible profondeur, mais ces derniers sont incompatibles avec la plupart des turbines actuelles, qui ont besoin d’au moins 20 mètres de fond pour fonctionner.

La société Pulse Tidal, installée à Sheffield, au Royaume-Uni, a mis au point une turbine composée de deux axes sur lesquels sont fixées deux ailes immergées. Le courant marin fait osciller les ailes et leur mouvement entraîne un générateur. Contrairement à la plupart des turbines [rondes], ce dispositif a la forme d’un rectangle bas, ce qui lui permet de fonctionner même en eaux peu profondes. D’autres entreprises essaient de concevoir des turbines capables de capter l’énergie de courants moins puissants, ce qui n’est pas une mince affaire : la moindre baisse de vitesse du courant peut compromettre la rentabilité des turbines sous-marines.

Minesto, une société créée par le constructeur automobile suédois Saab, propose un système permettant à ses installations de se maintenir à contre-courant : la turbine est fixée à une sorte de cerf-volant sous-marin, lui-même ancré dans le plancher océanique grâce à un câble qui permet également d’acheminer l’énergie produite. Ce câble est relié à un système de contrôle mécanique permettant d’orienter le cerf-volant.

 

A l’instar du vent, le courant marin permet de faire “voler” le cerf-volant. La turbine se met alors à tourner à contre-courant, ce qui augmente la vitesse de l’eau qui passe à travers [et ainsi l’énergie récupérée]. D’après Minesto, cette technique permet d’augmenter la puissance du courant et de multiplier par dix la production d’énergie.

 

08:29 Écrit par bk212103 dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

08/10/2011

Poutine, version 2012

A l'étranger, les spécialistes de la diplomatie russe viennent de perdre leur principal sujet de commentaires. Ils n'ont désormais plus à se demander qui du tandem exerce la plus grande influence sur les affaires extérieures du pays. L'expérimentation a pris fin, et le leader officieux revient au premier plan.

Vladimir Poutine est largement diabolisé en Occident, ce qui, vu son caractère, doit plutôt le flatter que l'ennuyer. Son rejet du politiquement correct allié à un sens de l'humour très particulier renforcent le sentiment qu'il donne de ne rien respecter. C'est ce qui a produit la vision, aujourd'hui ancrée dans les esprits, d'une répartition des rôles, avec Poutine en anti-occidental agressif et Medvedev en progressiste comme il faut.

La politique étrangère de Vladimir Poutine redevenu président va suivre deux axes. Il devra d'abord se préoccuper d'assurer le développement de la Russie, ce qui passe par l'arrivée de partenaires et investisseurs extérieurs qu'il faudra savoir attirer.

D'autre part, il ne souhaitera pas s'encombrer de trop d'obligations (entre autres celles consistant à adhérer à telle ou telle organisation [allusion poutinr.jpgà l'OMC, avec laquelle Moscou est toujours en négociation]), car le caractère totalement imprévisible des événements internationaux va exiger qu'il garde les mains libres et conserve une très large souplesse dans ses réactions.

Le Poutine pro-intégration du premier mandat ne reviendra pas. Dans un ordre mondial en pleine déliquescence, on ne sait d'ailleurs plus vraiment à quoi s'intégrer. Pour autant, le Poutine du deuxième mandat, celui qui cherchait à tout prix à démontrer que ne pas traiter la Russie en partenaire égal était une erreur fatale, ne sera pas non plus au rendez-vous.

A présent, plus besoin de vouloir prouver quoi que ce soit, tout le monde a d'autres soucis. Vladimir Poutine version 2012 et années suivantes va plutôt tenter de parier sur un quant à soi général, tout en essayant au coup par coup de profiter des occasions offertes par la phase finale de l'érosion des institutions à travers la planète.

A l'extrême, si la situation internationale en arrive à un état critique, soit à cause de violents conflits locaux, soit à cause d'une crise généralisée avec effet domino, un quatrième Poutine pourrait voir le jour, mais il est à cette heure impossible de prévoir quelle serait son attitude.



 

08:22 Écrit par bk212103 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

07/10/2011

Raï, son origine

Le regretté Saïm El-Hadj [il fut l’un des grands paroliers du raï] est l’un des rares Bélabbéssiens à soutenir que le berceau du raï était la région d’Aïn Témouchent. Il explique que cette dernière accueillait durant l’été, à l’occasion des travaux des champs, des milliers de saisonniers employés pour les moissons et les vendanges qui venaient de tous les coins d’Algérie, jusque du Sahara et du Maroc voisin.

Selon Lechlech Boumediène, chercheur en musicologie, le raï est né dans le triangle Oran, Tlemcen, Sidi Bel Abbès, Témouchent étant à équidistance des trois. Cependant, nuance-t-il, le raï a développé des carac­téristiques différentes d’une sous-région à une autre. Le raï, précise-t-il également, est à l’origine d’essence féminine. Plus précisément, c’est un chant des ouvrières agricoles, sachant que, dès la fin des années 1920, elles constituaient la main-d’œuvre favorite des colons, parce que taillables et corvéables à merci, plus que les hommes.

Le raï est né dans ces conditions socio-historiques d’oppression et d’exploitation coloniale, celles de l’exil, du déracinement, de la misère affective et sexuelle, du métissage et des bivouacs à travers la campagne. C’est bien après l’indépendance, lorsque le raï devient essentiellement citadin et qu’il accède au statut de world music, que la question de la paternité de telle ou telle ville surgit.

De la sorte, l’affirmation “El fen oua raï kharej mane Bel Abbès” (“L’art et le raï viennent de Bel Abbès”, dans une chanson du groupe Raïna Raï), est en partie vraie, parce que c’est là que le raï a trouvé plus qu’ailleurs refuge après l’indépendance, lui sur lequel l’opprobre officiel s’était abattu au point qu’il était relégué dans le ghetto des milieux interlopes. Le genre wahrani [style musical né à Oran dans les années 1930] était à ce moment l’apanage d’Oran : Ahmed Wahbi, ex-membre de la troupe du FLN, lui a apporté la caution de la légitimité révolutionnaire, alors que Blaoui El-Houari, Benzerga et Ahmed Saber étaient ses porte-drapeaux d’envergure.

La querelle entre les deux villes a fait perdre de vue que c’est par le biais de la “mamie du raï”, Cheikha El-Wachma (sachant que Cheikha Rimitti a été médiatiquement intronisée “mama du raï”), que Témouchent a, la première, marqué le genre de son empreinte. Les deux dames se sont affirmées à la fin des années 1940. Selon un témoignage digne de foi [le chanteur oranais] Blaoui El-Houari aurait affirmé qu’El-Wachma avait réussi la transition entre le genre baladi et ce qui allait devenir le raï et qui s’appellera par la suite raï trab [du terroir] par opposition au raï moderne.

Après Cheikha El-Wachma, d’autres Témouchentois rai.jpgse sont illustrés dans la saga du raï. L’un des plus essentiels est certainement Boutaiba Sghir (Hafif Mohamed à l’état-civil). Et, quelques petites années plus tard, il y eut l’avènement de Messaoud Bellemou, dont le groupe préfigure Raïna Raï, puisque lui aussi avait créé un ensemble dont le chanteur n’était qu’un élément.

En outre, comme pour Raïna Raï, l’instrumentation musicale est très élaborée. Si Bellemou est incontournable, c’est parce que, de tous les instruments qui ont révolutionné le raï, l’un des plus notables est la trompette, à laquelle Messaoud a ajouté le karkabou [crotales métalliques] et le tbal [timbales].

 

07:25 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

06/10/2011

Chrétiens d’Orient

L’argument fondamental du sionisme était très simple : les chrétiens d’Europe ne veulent pas de nous, les Juifs. Il nous faut donc un foyer national, un Etat, ailleurs qu’en Europe. Ce n’est pas un hasard si le mouvement sioniste a été fondé dans le climat de l’affaire Dreyfus, que couvrait [à Paris] le journaliste autrichien Theodor Herzl. Alfred Dreyfus, officier de l’armée française, avait été accusé, à tort, d’espionnage au profit de l’Allemagne.

A travers cette affaire, tous les Juifs d’Europe étaient tenus en suspicion. Herzl en concluait que, plus d’un siècle après la proclamation par la Révolution française de l’égalité entre tous les citoyens, l’antisémitisme était toujours présent dans la France catholique. Mais la révolution russe de 1917 et ses déboires sont venus consolider la vision sioniste face aux Juifs qui prônaient l’intégration en Europe.

En raison de l’oppression dont les Juifs faisaient l’objet, leur présence dans les partis révolutionnaires, y compris chez les bolcheviks, avait été largement supérieure à leur poids dans la société. Ils avaient cru aux promesses de libération de l’homme et d’égalité sans distinction de religion, ni d’origine ethnique. Or la défaite de Trotski et l’établissement du régime stalinien avaient remis l’antisémitisme au goût du jour. Les adeptes du sionisme avaient alors beau jeu de dire : “Nous vous avions bien dit que les Juifs ne sont pas acceptés en Europe, que ce soit sous un régime conservateur chrétien ou sous un régime communiste athée.”

Aujourd’hui, on assiste à l’émergence dans le monde arabe d’une question chrétienne, affirment certains. Selon ces chrétiens, “la persécution est la même, avec ou sans régimes arabes autoritaires. Il y a consensus entre les gouverneurs et les gouvernés pour nous rejeter.” Il y a du vrai dans cette assertion, mais aussi du faux. En premier lieu, ce sont surtout les régimes qui en portent la responsabilité puisque ce sont eux qui ont créé un climat propice à l’intolérance.

Contrairement à l’antisémitisme européen, qui s’est développé à partir du cœur de la société pour monter jusque dans la sphère politique, les crispations confessionnelles arabes se sont diffusées de haut en bas à partir des discours et pratiques des régimes. Cela ne dédouane pas les sociétés de toute responsabilité, mais cela pointe du doigt les régimes qui trouvent dans la division de leurs sociétés une garantie de survie face à ceux qu’ils oppriment.


 

08:51 Écrit par bk212103 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

04/10/2011

Le sexting pour les ados

 

Les adolescents d'aujourd'hui sont soumis à une nouvelle pression de taille, le sexting. Selon une récente étude, les jeunes se sentiraient obligés de "sexter".

Les stars le font donc c'est hype et tout le monde doit le faire. Voilà comment raisonne la plupart des jeunes d'aujourd'hui après avoir découvert les fameuses images de stars dénudées comme Rihanna.

Le sexting du nom de cette pratique qui consiste à envoyer des messages érotiques ou des photographies de soi dans des positions très suggestives prend désormais une grande place dans les cours de récré. Selon une récente enquête, sexting.jpgde nombreux jeunes ressentent cette pression continue.

En effet, si les garçons ne participent pas au sexting, ils sont considérés comme gay et rejetés par leurs camarades de classe. Pour les filles, la pression est également plus que présente puisque celles-ci doivent sans cesse répondre de leur expérience sexuelle avec les garçons dont l'échange d'images érotiques par téléphone portable doit servir de "preuve".

Les jeunes oublient cependant un gros détail. Si les stars ont été victimes de "fuite" et que des personnes étrangères ont eu accès à leurs photos et vidéos coquines, le risque est encore plus élevé pour des adolescents.

 

07:41 Écrit par bk212103 dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook