25/02/2012

PHILOSOPHES

Parce qu'il a vécu en un temps lointain et dans une société où l'écriture était peu répandue, c'est du Bouddha que nous disposons le moins de traces historiques proches et fiables. [...]

Les premières traces écrites datent d'à peu près deux siècles et demi après sa mort. Il ne s'agit pas de textes, mais de stèles royales : celles du roi Ashoka, qui a régné sur une grande partie du sous-continent indien entre environ 269 et 232 avant notre ère.

D'abord souverain tyrannique, Ashoka s'est converti à la loi bouddhiste (dharma) alors qu'il avait à peine une vingtaine d'années. Dès lors, il a fait graver sur des stèles, des parois de caverne, des colonnes et des blocs de granit des sentences proclamant son aversion pour la violence et son adhésion aux enseignements du dharma.[...] Les premiers écrits bouddhistes datent seulement du 1er siècle avant notre ère. Rédigés en pali, la langue parlée dans le nord de l'Inde, assez proche du magadhi qui était en usage à l'époque du Bouddha. [...]


La source la plus ancienne concernant Socrate est d'autant plus fiable qu'elle lui est contemporaine... et hostile ! Nous sommes à Athènes, en Grèce, au Ve siècle avant notre ère. Socrate approche de la cinquantaine, quand paraît la première oeuvre à faire explicitement référence à lui. Elle est loin d'être laudative !

En effet, dans «les Nuées», une comédie écrite vers 425 avant notre ère, le poète comique Aristophane pourfend avec mordant le philosophe en qui il voit la personnification de tous les sophistes, ces maîtres de la rhétorique qui parcouraient la Grèce, enseignant l'art de discourir en public et de défendre avec subtilité toutes les thèses, même les plus contradictoires. Dans sa pièce, Aristophane accuse Socrate de «charlatanisme», le qualifie de «va-nu-pieds», carica ture ses enseignements, dénonce leur vacuité. [...]

Mais l'essentiel de ce que nous savons de Socrate provient de ceux qui furent ses disciples, au premier rang desquels figure Platon. [...] La deuxième source abondante dont nous disposons est Xénophon [...] auteur des «Mémorables». Cette oeuvre se présente à la fois comme un traité philosophique et comme un récit historique de la vie de Socrate. Xénophon y présente Socrate en honnête homme, respectueux des rites et des dieux, tout comme dans son «Apologie de Socrate», consacrée à la mort du maître. [...]

jesus.jpg


L'essentiel des références écrites concernant Jésus provient de ses disciples, mais il existe aussi des indices extérieurs à ce cercle. Le plus important est celui de l'historien juif Flavius Josèphe, qui a consacré quelques lignes au personnage dans son principal ouvrage, «Antiquités juives», rédigé vers la fin du 1er siècle. [...] Pour ce qui est des autres sources non chrétiennes, citons les «Annales» de l'historien romain Tacite. [...] Mais l'essentiel de ce que nous savons de Jésus et de son message provient de sources chrétiennes rédigées vingt ans au moins après sa mort.

Les premiers textes sont les lettres (ou épîtres) de Paul, un lettré juif qui a persécuté les disciples de Jésus avant de se convertir et de devenir un fervent propagateur de la foi chrétienne. [...] Viennent ensuite d'autres lettres d'apôtres, comme Pierre ou Jacques, qui dirigeaient la première Eglise de Jérusalem. Mais ce n'est qu'après leur mort, survenue une trentaine d'années après la crucifixion de Jésus, que les chrétiens ressentirent le besoin de mettre par écrit le témoignage oral de ces témoins oculaires. C'est ainsi que sont écrits les quatre Evangiles de Marc, Matthieu, Luc et Jean, qui en tendent raconter la vie et rapporter les paroles de Jésus.

 

09:47 Écrit par bk212103 dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

07/01/2012

Ouvrages publiés par BACHY Pierre

 

- Amicale des Résistants de Péruwelz :

·         Un Maquis dans le Val de Verne 1974 (500 p.)

·         Vie et Mort du Val de Verne 1979 (500 p.)

 

- 1914-1918. Basècles à l’heure allemande.

in : annales du Cercle Royal d’Histoire et d’Archéologie d’Ath. Tome XLIX. 1982-1983

- 1940-1945 : quarante-deux Résistants hébergés dans une ferme.  

in : mémoires de la Société Royale d’Histoire et d’Archéologie de Tournai. Tome III. 1982

 

- Saint-Léger à l’ombre des Templiers 1988 (400 p.)

 

- L’internat Walter Ravez Tournai 1990 (250 p.)

 

- Athaeneum Tornacense  Tournai 1991 (250 p.)

 

- Une Ecole Industrielle Péruwelz 1994 (250 p.)

 

 

- Autres études :

 

·         Sports dans la ville Tournai 1976

·         Das Besetzte Tournai 1985

·         Le Tournaisis : une terre industrielle 1987

·         Tournai républicain 1989

·         1944 : Tournai libéré 1994

·         Ray Jean

·         Steeman Stanislas-André

 

10:02 Écrit par bk212103 dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

06/01/2012

Résistance en Val de Verne - Région Péruwelz,Tournai,Wapi...

         

MAQUIS en VAL de VERNE

Actuellement plus personne ne veut entreprendre un tel travail " : il le fallait, il était grand temps.

J'ai commencé mes interviews, des survivants, déjà, ...en 1964.

ET surtout un homme, Pierre Fastrez, qui connaissait tout le monde et qui VOULAIT que ce travail de mémoire soit conservé ! Il est décédé en 1998 atteint du Parkinson comme mon père.

Quant tu penses, que la première offsett est arrivée à Pzl à l'Ecole Industrielle en 1968 ET que le directeur de l'époque Privé a resistance.dessin.jpgaccordé son " imprimatur " pour l'imprimer les après-midis avec le concierge Samuel Brulard, Pierre Fastrez himself et l’auteur...

Madame Emilia Bachy ne voulait pas imprimer le livre d'un jeunot (né en 1943) et gaspiller l'argent de la caisse (petite, crois-moi) des Résistants !


Elle a accepté pour le second tome vu le succès du premier tome, imprimé à l'école en 2 x 500 exemplaires et les feuilles assemblées par le beau-père d'Edmond Cornet, l'imprimeur de cartes de visites.


Tapé à la machine à écrire - il fallait un format spécial pour l'offsett - par Edmonde Cornet, la soeur du précité.


Colin était d'une colère " bleue " qu'il n'avait pas eu un livre à imprimer sur Pzl. Il s'en faisait un point d'honneur. Il nous avait fait un prix de faveur...

Il édita le second tome : * Vie et Mort du Val de Verne *

 

09:58 Écrit par bk212103 dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

31/12/2011

L’Intelligence des Evénements

 « l’Intelligence des Evénements » c’est comme  « la respiration de l’Histoire »… J’ai interrogé une vingtaine d’amis afin de percevoir ce que cette expression signifiait pour eux. Il est bien évident que les événements n’ont pas d’intelligence.

 

On peut cependant  tenter de percevoir la décision, l’incident , l’erreur qui, à un moment , a provoqué, parfois très longtemps après, une suite d’événements qui ont déterminé notre présent et détermineront notre avenir. Une décision qui pouvait sembler la meilleure du moment engendrera parfois les pires catastrophes. Cela pourrait s’appeler aussi « l’effet papillon »… D’autres diront « d’ amalgame ». Il faut aussi se poser la question : était-ce vraiment un « accident de l’Histoire » et  se dire « ce n’est pas un hasard si … » …

 

On atteint la limite de la croyance, de la science fiction avec le rêve de remonter le temps et d’y donner « le coup de pouce » qui aurait permis ou évité … Si c’était à refaire. Mais n’était-ce pas « le sens de l’histoire » et  « cela ne devait-il pas arriver ? »…

 

C’est par hasard et surtout par défi que j’ai  recherché James W. CARROLL, premier soldat américain entré à Bon-Secours/Péruwelz le 3 septembre 1944.  Après l’accueil  - digne d’un Roi- que toute la population lui avait réservé en mai 1995, James est revenu parmi nous tant que sa santé le lui a permis. En juillet 2000 nous sommes  même allés lui rendre visite en Alabama avec un « Liberty Convoy » d’une vingtaine de WWII vehicles dont un Sherman et un Stuart… Avec le temps cette commémoration a évolué pour devenir une véritable leçon d’histoire. Nous rendons honneur à tous Ceux à qui nous devons notre liberté et de plus, par le rappel de l’histoire, nous tentons de bien mettre en évidence ce qu’une journaliste a écrit à propos du Remember Day : « l’Intelligence des Evénements ». 

 

Aller plus loin qu’une « commémoration », qu’un « défilé de véhicules », que la présentation d’un « musée vivant » et expliquer que ce n’est pas un hasard si le dimanche 3 septembre 1944 au matin un jeune Américain est arrivé chez nous sur sa Harley … Le temps passé est ainsi au service de l’avenir.

 

Sans remonter à cette présence romaine qui séparait le nord et le sud du territoire devenu la Belgique et nous amène finalement au problème du Bazar de l’Hôtel de Ville on peut cependant entrevoir …

 

Ce 9 novembre 2009 on fêtait le 20ème anniversaire de la « Chute du Mur ». Des historiens considèrent que la date du 9 novembre 1989 correspond à la fin de la seconde guerre mondiale. Quels événements, quels enchaînements de faits ont précipité le monde dans la guerre industrielle de 1914-1918 ? Où était la racine du mal qui allait détruire toutes les espérances d’un siècle s’ouvrant au progrès ? L’Alsace Lorraine : la France voulait récupérer ces territoires. C’est pourquoi ils ont tué Jaurès. Suivons la trace, le fil rouge : 1870. Napoléon III qualifié de « Petit » perd la guerre, l’Empire Allemand est créé à Versailles, l’Alsace et la Lorraine (re)deviennent allemands. La première guerre mondiale  remodèle l’Europe et en détruit les fragiles équilibres. L’Allemagne –dont le territoire n’a jamais été conquis par la France ou la Grande Bretagne- est occupée, vaincue et humiliée. Les dettes de guerre et la crise de 1929 amènent Hitler au pouvoir (*). Après être (re)devenus français en 1918, les Alsaciens-Lorrains (re)deviendront allemands de 1940 à 1945.  Allons plus loin …

 

C’est Louis XV qui, en 1736 avait fait donner en viager les Duchés de Lorraine et de Bar à son beau-père, roi déchu de Pologne. Ces Duchés devant revenir à la France au décès de Stanislas Leszezinski, roi de Pologne. Ces possessions nouvelles facilitaient la liaison avec l’Alsace... De 1736 à la chute du mur de Berlin et la grande réconciliation franco-allemande au sein de l’Union Européenne, symbolisée avec éclat le 11 novembre 2009 par la Chancelière d’Allemagne et le Président français ranimant la flamme à l’Arc de Triomphe, y aurait-il donc un fil rouge, de Louis à Angéla et Nicolas ?

L’Empire allemand combattait sur deux fronts durant la première guerre mondiale. Afin de pouvoir mettre la totalité de l’effort de guerre à l’ouest il fallait neutraliser la Russie tsariste. D’où l’idée d’y provoquer la révolution. C’est ainsi que les Allemands amenèrent Lénine de Suisse « dans un wagon plombé ». Lorsque Lénine débarqua du train le 3 avril 1917 à la gare de Finlande à Petrograd, il fut accueilli par des milliers de travailleurs enthousiastes. Les dirigeants mencheviks et socialistes-révolutionnaires étaient présents, avec à leur tête Tchkheidzé. Lénine leur tourna le dos car ils avaient capitulé devant le gouvernement libéral et soutenaient l’effort de guerre. Il s’adressa alors à la foule d’ouvriers et de soldats qui l’acclamaient: la Russie n’a pas besoin d’une démocratie parlementaire si elle dispose déjà d’une démocratie ouvrière. «Tout le pouvoir aux soviets!» … On connaît la suite. En tirant le fil rouge on peut en percevoir toute la « richesse ».

Le 30 janvier 1933 Hitler est nommé Chancelier d’Allemagne par le Président Hindenburg.  Les Nazis s’emparent du pouvoir grâce au soutien de la droite conservatrice : l’ancien Chancelier von Papen lui accorde son appui, par peur du communisme et des troubles sociaux. Le parti national socialiste était alors en perte de suffrages, il ne représente « plus que » 33,1% des voix alors qu’il avait culminé à 37,3%. La crise économique de 1929 et l’humiliation du diktat de Versailles ont aussi grandement aidé Hitler… Reprenons le fil rouge : première guerre mondiale, Lénine et son wagon plombé, l’accession de Hitler au pouvoir grâce au soutien de  la droite allemande et des milieux industriels et d’affaires qui craignent le communisme … Cela mène à la seconde guerre mondiale, à la défaite allemande et finalement l’Europe de l’est séparée par un « rideau de fer » comme le prédit déjà Winston Churchill dès le 5 mars 1946 (discours de Fulton).

 

Question à ne pas poser : et si Hitler n’était pas devenu Chancelier d’Allemagne ? Staline se serait-il emparé de l’Europe de l’Atlantique à l’Oural ? Merci Guillaume ! N’oublions jamais ces paroles –toujours d’actualité- de Joseph Goebbels « Cela restera toujours l’une des meilleures farces de la démocratie d’avoir elle-même fourni à ses ennemis mortels le moyen par lequel elle fut détruite »

Le Président Giscard d’Estaing à l’origine du premier conflit nucléaire du 21ème siècle ? En 1978 la France recueille Rouhollah Mousavi Khomeini à Neauphle-le-Château. Autour de l’exilé va se préparer sa prise du pouvoir en Iran, grâce à l’aide de la Lybie, de l’OLP, du Liban, de la Syrie… Sans doute, dans sa naïveté, Giscard y voyait-il le moyen de réduire l’emprise américaine sur (le pétrole de) l’Iran ? Dès le retour de Khomeini en Iran le Shah, ami fidèle de l’Occident, est lâchement abandonné et Khomeini prend le pouvoir le 11 février 1979. Nous avons vécu la suite avec l’installation d’un des régimes islamistes les plus rétrogrades et totalitaires du monde.  Aujourd’hui, le Président Mahmoud Ahmadinejad refuse d’abandonner son programme d’armement nucléaire … On peut aussi s’interroger aussi sur l’intervention des Etats-Unis en Irak. En détruisant le régime totalitaire de Sadam Husein nous avons donné un nouvel espace à l’intégrisme islamiste chiite… Le monde craint une frappe israélienne sur les installations nucléaires iraniennes. L’accueil d’un exilé il y a trente années et le manque total de perspective politique du Président Giscard d’Estaing ont ainsi  consacré l’hégémonie de l’islamisme chiite sur cette région du monde… Israël est menacé de destruction, la France vient d’installer une base militaire dans un Etat du Golfe …

 Suivez donc le « fil rouge ». Les « étudiants en religion » … Le traité  soviéto-afghan de 1978 a permis à l’URSS d’intervenir en soutien du gouvernement communiste en Afghanistan.  Ce par crainte de l’expansion islamiste en Iran (…Merci Giscard !!!). Un mouvement de résistance (les moudjahidines) soutenus par les USA (pour qui tout ennemi de l’URSS est alors un « allié »), l’Arabie Saoudite (qui veut isoler l’Iran) et le Pakistan. L’aide extérieure de 35.000 étudiants en religion …les « Talibans » parmi lesquels un certain Oussama Ben Laden rend la situation des troupes soviétiques de plus en plus précaire dans ce pays de montagnes et de tribus rebelles depuis toujours. Ils quittent l’Afghanistan le 15 février 1989 et abandonnent le pays aux luttes entre groupuscules religieux fanatiques. Une fois au pouvoir en 1994 les Talibans plongent le pays jusqu’en 2001 dans un islam fondamentaliste qui réduit la condition des femmes à l’état d’esclaves. On retrouve ensuite Oussama Ben Laden et le Mollah Omar à la base de l’attentat du 11 septembre 2001… Ensuite la seconde guerre du Golfe… L’envoi des troupes de l’Otan en Afghanistan… Vous suivez ? Tout cela a commencé à  Neauphle-le-Château, près de Paris. Merci Giscard… Suite… de 2011…

Le dit « Printemps Arabe » va-t-il donner naissance à de nouvelles Républiques islamistes à l’instar de l’Iran ? La première déclaration du gouvernement provisoire de  la Lybie a été d’annoncer que la  Charia serait la base de la nouvelle constitution. On va donc y couper les mains, fouetter et pendre, lapider, brûler les églises,…  au nom d’Allah !!! Et la contamination atteindra l’Egypte, la Tunisie et le Maroc… Merci Sarko, Merci BHL… Hier Sarko était accueilli en Lybie, entouré de femmes voilées… C’est parti !!! Guère mieux que Giscard. Les chefs d’Etat se succèdent mais l’humaine bêtise prévaut toujours chez les « politiques »…  Et rien n’est encore terminé : Afghanistan, Irak, Ahmadinejad, Pakistan, Israël … Après New York il y a eu Londres et Madrid, les massacres en Algérie, des attentats au Maroc…

 

L’Islam intégriste, chez nous aussi ! Parmi les kamikazes des attentats du 11 septembre 2001 se trouvaient trois « fidèles » de la Mosquée de Hambourg. Des « gens ordinaires ». Ne sont-ils pas les plus dangereux ? L’imam salafiste Mohamed Fazazi y prêchait un islam radical. Chez nous c’est par l’innocence d’un voile porté par des jeunes filles que l’islam marque de la manière la plus ostentatoire sa volonté de mainmise sur notre société. Les minarets suivront-ils bientôt ? Et on peut s’interroger sur « l’intelligence » de cet événement qu’a été l’élection d’une jeune musulmane qui siège maintenant voilée dans un Parlement, au cœur de l’Union européenne. Merci Louis XV… Merci Guillaume… Merci Giscard … Merci Joëlle Grande Prêtresse de l’Humanisme, Merci Philippe, grand Mufti de Molenbeek…

 

N’oublions pas que c’est  la droite catholique qui avait permis à Hitler d’accéder démocratiquement au pouvoir en 1933, que la lâcheté de Munich avait généré la seconde guerre mondiale.  Près de 80 ans après, et des dizaines de millions de morts, on n’a –hélas- pas encore compris qu’il fallait posséder la volonté et le courage  de défendre ses convictions…

 

(*)« Il ne faut jamais oublier que Hitler est arrivé

au pouvoir en Allemagne grâce au bulletin de vote du peuple »

Pasteur Michel Roehrig

Repris de « les Sept de Spandau » (Laure Joanin-Llobet)

08:44 Écrit par bk212103 dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

27/11/2011

Marx: la révolution permanente

Marx s'indigne, fulmine et trépigne face à un monde où l'opulence criarde des bourgeois s'accroît encore et toujours à mesure que les ouvriers s'enfoncent dans la misère. Cette inégalité inadmissible, il la perçoit distinctement grâce au langage marx.jpguniversel de l'argent, 
relevant du champ économique où les aliénations cachées dans le passé se clarifient enfin.

 

En énonçant une parenté entre la personne et l'extérieur, entre le sujet et l'objet qui fonde la disparition progressive du sujet dans l'objet, le matérialisme historique permet de saisir l'aliénation de l'homme. L'esprit se fait chose tandis que les choses se saturent d'esprit. Ceci est d'autant plus vrai que progressivement le produit se détache de manière croissante de l'activité productrice et même prend possession d'elle: l'objectivation devient réification. 
Ainsi, le capital n'est pas une chose mais un rapport social entre personnes médiatisées par des choses ".

 

De même, la religion, le droit ou la morale, constituent des inter-mondes 
séparant les hommes. La liberté politique, quant à elle, n'est qu'un leurre - c'est la célèbre distinction entre liberté réelle et liberté formelle: certes, les prolétaires possèdent le même droit de vote que les capitalistes en démocratie (liberté formelle), mais ils n'en jouissent ni 
n'en usent car on les prive des conditions de vie acceptable et on les dépouille du fruit de leur travail (liberté réelle). 

Face à cette épée de Damoclès, Marx annonce la fin du capitalisme par la révolution du prolétariat, avivée par la critique du parti, et l'avènement de l'Homme total. Par là, l'histoire se voit conférer un sens: pas une orientation irrésistible vers certaines fins, mais l'immanence à l'Histoire d'un problème par rapport auquel ce qui arrive à chaque moment peut être situé, apprécié, comparé, exprimé dans le même langage, conçu comme la contribution à la même tentative, et donc fournir un renseignement, bref, s'accumuler avec les autres résultats du passé pour former un seul tout signifiant. La masse prolétarienne est le lieu où l'extrême aliénation et la libération se mêlent un instant dans la praxis, où la conscience est un produit de l'Histoire et l'Histoire un produit de la conscience.

 

Le prolétariat est ce milieu où tout est faux et tout est vrai, où le faux est vrai en tant que faux et le vrai faux en tant que vrai, car il est la marchandise s'apercevant comme marchandise et du même coup se distinguant d'elle-même. Alors le prolétariat se supprime et conduit à la société sans classe. Un tel bouleversement ne peut avoir lieu que dans le sein de la praxis, mode d'existence polarisé, parenté d'une idéologie, d'un mouvement de forces productives, d'une technique, chacun entraînant l'autre et en recevant appui. L'ordre de la praxis est celui de la communication, de la fréquentation et de l'échange.

 

Ce mouvement du prolétariat est aiguillé par l'élaboration critique du parti, lieu où le sens qui est se comprend. On peut percevoir ici l'un des problèmes du marxisme: la révolution doit être permanente, le sens de la révolution est d'être révolution, c'est-à-dire critique universelle et en particulier d'elle-même. Or en pratique, aucune révolution ne saurait l'être. Il vient toujours un moment où la révolution devient gouvernement, le changement par la violence et la limitation de celle-ci par les institutions. 

 

07:10 Écrit par bk212103 dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

02/11/2011

ORIGINE DES EXPRESSIONS

Pourquoi dit-on que mettre le pain à lenvers porte malheur ?> > 

 

 

Au Moyen Âge, le jour des exécutions publiques, le boulanger réservait un pain pour le bourreau.
Il posait ce pain à l
envers pour être sûr de ne pas le vendre à un autre. Tout le monde savait que ce pain était celui du bourreau, et personne ny touchait.

 Pourquoi au tennis compte-t-on les points par 15, 30 et 40 ?
 

 

 

La façon de compter les points au tennis vient du jeu de paume. 
Ce jeu français, très pratiqué aux 16e et 17e siècles, est l
ancêtre du tennis créé par les Anglais au 19e siècle (« tennis » est dailleurs la déformation du mot français « tenez ! », prononcé par le joueur qui lançait la balle).Au jeu de paume, on suppose que le vainqueur du point devait avancer à chaque fois de 15 pas en direction du filet (15, 30, 45 ou 60 pas en partant de la ligne de service), et celui qui atteignait le filet, situé à 60 pas, remportait le jeu. Le nombre 40 serait un raccourci de 45, trop long à prononcer. Quand les joueurs étaient à égalité à 40, l’avantage consistait à faire 5 pas supplémentaires.

 Pourquoi dit-on « apprendre par coeur » ?
 

 

 

Cette expression est née au Moyen Âge. 
Depuis l’Antiquité, le coeur était souvent considéré comme le siège de l’intelligence, de la mémoir et des sensations (sans doute à cause de l’accélération du rythme cardiaque lors des émotions fortes).
 
 Pourquoi l
eau de Javel porte-t-elle ce nom ?

 

 

Leau de Javel tire son nom du village de Javel où elle fut fabriquée pour la première fois. 
Ce village, qui était situé à l
ouest de Paris, est aujourd’hui un quartier du 15e arrondissement de Paris. Découverte par le

chimiste français Claude Louis Berthollet (1748-1822) à la fin du 18e siècle, leau de Javel fut employée à lorigine pour

blanchir le linge. Elle est aujourdhui utilisée dans le monde entier comme désinfectant et décolorant (son nom

est « bleach » en anglais).

Pourquoi trinque-t-on ?
 

 

 

La coutume de trinquer vient du Moyen Âge. 
À cette époque, les empoisonnements par la boisson étaient courants. Par précaution, les gens qui vidaient leur verre ensemble s’échangeaient un peu de breuvage juste avant de boire. Par la suite, on se contenta simplement de cogner les verres pour échanger du liquide par éclaboussure. Aujourd’hui encore, on dit qu’il ne faut pas commencer à boire avant d’avoir trinqué, et qu’il faut se regarder dans les yeux en trinquant, ce qui est un signe de confiance.
 
 Pourquoi dit-on que « l
argent na pas dodeur » ? 

 

 

Ce proverbe est attribué à l’empereur romain Vespasien (9-79), en réponse à son fils Titus qui lui reprochait d’avoir instauré un impôt sur l’urine. 
Dans la Rome Antique, l’urine était collectée dans les toilettes publiques afin d’être utilisée par les tanneurs pour dégraisser la laine. Vespasien eut l’idée d’établir une taxe sur cette collecte. Critiqué par son fils, il lui mit sous le nez des pièces de monnaie en lui demandant s’il était importuné par l’odeur.. Au 19e siècle, les Parisiens appelèrent leurs toilettes publiques des « vespasiennes » en mémoire de cette anecdote.
 
 Pourquoi dit-on « aller à Tataouine » ?
 

 

 

L’expression populaire « aller à Tataouine » (ou « aller à Tataouine-les-Bains ») signifie aller se perdre au bout du monde. 
Tataouine était un bagne militaire français situé près de la ville de Tataouine, au sud de la Tunisie. Il fut ouvert jusqu’en 1938, année de l’abolition des bagnes en France. Il accueillait les condamnés de droit commun et les soldats punis pour indiscipline. L’éloignement et les conditions de détention, réputées très dures, ont donné naissance à cette expression.
 
 Pourquoi dit-on « nous ne sommes pas sortis de l
auberge » ? 

 

 

Cette expression signifie que lon est dans une situation difficile, et loin den être sortis. 
Elle vient de l
argot où « auberge » signifie « prison », car on y offre le gîte et le couvert. Au Québec (Canada), lexpression équivalente est « nous ne sommes pas sortis du bois ».
 
 Pourquoi dit-on « le jeu n
en vaut pas la chandelle » ?> > 

 

 

Cette expression signifie que lenjeu nen vaut pas la peine.
Jusqu’au 18e siècle, le théâtre était éclairé à la chandelle. Il fallait des milliers de chandelles par soirée, ce qui représentait une somme colossale à l
époque. Si les bénéfices rapportés par la représentation nétaient pas suffisants, ils ne couvraient même pas le prix des chandelles.
 
 Pourquoi dit-on « mort aux vaches » pour insulter la police ?
> > 

 

 

 

Cette expression est née à la fin du 19e siècle. 
À cette époque, les Français se sentaient humiliés par les Allemands. Ceux-ci avaient en effet annexé l’Alsace et une partie de la Lorraine, suite à leur victoire pendant la Guerre franco-allemande de 1870-1871. Les guérites des gardes-frontières allemands étaient surmontées de l’expression « Wache » qui signifie « garde » en allemand. Par extension, les Français insultaient les Allemands d’un « mort aux vaches ». Cette insulte a ensuite été généralisée à toutes les forces de l’
ordre, et est devenue un slogan anarchiste.

 Pourquoi les notes de musique sont-elles appelées ’do, ré, mi, etc.’ ?
> > 

 

La notation « do, ré, mi, fa, sol, la, si » a été créée au 11e siècle par un moine italien. Elle est inspirée dun chant religieux latin :
Ut queant laxis
Resonare fibris
Mira gestorum
Famuli tuorum,
Solve polluti
Labii reatum,
Sancte Ioannes.
 
Le « ut », difficile à chanter, a été remplacé par un « do » au 17e siècle.

 

 

 

 

     

 

07:20 Écrit par bk212103 dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

11/10/2011

PREDOMINANCE DU ROSE

L’attirance des petites filles pour le rose a beau nous sembler irrépressible, comme inscrite dans leur ADN, elle ne l’est pas, nous dit Jo Paoletti, maître de conférences en études américaines à l’université du Maryland.

Jusqu’au début du XXe siècle, il n’y avait pas de code couleur pour les enfants : avant l’arrivée des machines à laver, tous les bébés portaient du blanc pour des raisons pratiques, puisque la seule manière d’avoir du linge propre était de le faire bouillir. Qui plus est, garçons et filles portaient à l’époque des tenues qui n’étaient propres à aucun des deux sexes.

Quand la layette a commencé à prendre des couleurs, le rose était en fait considéré comme une teinte plus masculine, une version pastel du rouge, la couleur associée à la force. Le bleu, associé à la Vierge Marie, à la constance et à la fidélité,PREDOMINANCE DU ROSE.jpg symbolisait la féminité.

On ne sait pas exactement quand ni pourquoi la permutation a eu lieu, mais beaucoup des premières héroïnes Disney – Cendrillon, la Belle au bois dormant, Wendy, Alice au pays des merveilles, la Jane Banks de Mary Poppins – portaient différentes nuances de bleu (lorsque l’entreprise a lancé la gamme Princesse Disney, elle a teint la robe de la Belle au bois dormant en rose, officiellement pour la distinguer de Cendrillon).

Ce n’est que vers le milieu des années 1980, époque où l’amplification des différences d’âge et de sexe devint une stratégie clé du marketing ciblant les enfants, que le rose entra véritablement en jeu et qu’on se mit à penser qu’il plaisait forcément aux filles, qu’il était un élément de leur identité féminine, au moins pendant les premières années cruciales de leur vie.


 

07:49 Écrit par bk212103 dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook