21/06/2011

La seconde jeunesse des médecines traditionnelles

medecine.jpgChamans des Andes, herboristes indiens, acuponcteurs chinois: longtemps dénigrées et souvent muselées par la science occidentale, les thérapies ancestrales vivent une seconde jeunesse aux côtés de la médecine conventionnelle. Des exemples? Au Mali, chaque région dispose d’une maison des tradipraticiens en face de l’hôpital.

La Chine a soigné l’épidémie de H1N1 en associant des molécules chimiques aux remèdes ancestraux de la pharmacopée locale. Enfin, le Pérou s’est doté de maisons d’accouchement où les futures mères consomment des infusions traditionnelles pendant le travail.

Signe des temps, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé, en décembre 2010, une vaste base de données pour répertorier et mieux comprendre les thérapies alternatives, qu’elles soient écrites ou se transmettent oralement. «Une résolution de l’OMS recommande à ses membres d’instaurer des standards d’évaluation et de régulation des médecines traditionnelles, précise le docteur Meri Robinson Nicol, responsable du dossier au sein de l’organisation de Genève. Il est essentiel de promouvoir les savoir-faire ancestraux tout en garantissant leur innocuité, si l’on veut renforcer les systèmes de santé primaires locaux.» Bref, l’enjeu est d’abord sanitaire.

Dans de nombreux pays en développement, les structures médicales et hospitalières sont exsangues et les soignants peu nombreux. D’après une étude de l’OMS, le Mozambique compte un médecin pour 50000 habitants, et un tradipraticien pour 200 personnes. Dès lors, comment s’étonner que 80% des Africains consultent autant les guérisseurs, au risque de tomber sur des charlatans? «Il faut bien que les gens se soignent, rappelle l’anthropologue Claudine Brelet, auteur de l’ouvrage de référence Médecines du monde (1). Certains habitent trop loin d’un hôpital, d’autres manquent d’argent pour payer les soins. Or, les traitements à base de plantes sont souvent moins chers.»

L’Inde illustre les limites d’une approche purement occidentale de la politique sanitaire. Le pays a beau avoir développé une industrie de médicaments génériques performante, les traitements allopathiques demeurent inaccessibles à la majorité de la population. Pour combler son retard en matière de santé publique, l’État a donc décidé de relancer le savoir-faire local, notamment l’Ayurvéda. Les dépenses du gouvernement pour développer les techniques ancestrales ont été multipliées par deux en quatre ans. Par ailleurs, un programme d’évaluation des systèmes devrait donner des premiers résultats en 2012.

Mais les raisons économiques n’expliquent pas totalement ce retour aux savoirs millénaires. En Chine ou en Corée, le prestige des médecines ancestrales reste au plus haut, alors que ces pays développent un marché lucratif de médicaments. L’intérêt pour les thérapies non conventionnelles va également croissant dans les pays occidentaux. 

En réformant la Constitution en 2009, les électeurs suisses ont ouvert la voie à l’intégration de quatre médecines complémentaires au sein du système de santé. Le pays de Descartes, inventeur de la conception de l’homme «machine», n’est pas à l’écart du mouvement. Plus des trois quarts des Français reconnaissent avoir consulté un tradipraticien au moins une fois dans leur vie pour des douleurs au dos, des problèmes d’anxiété ou des dépressions.

Or, le point fort des médecines traditionnelles, aux yeux d’une partie croissante de la population, est justement de considérer l’homme dans toutes ses dimensions, sans dissocier le corps et l’esprit. Toutes ces thérapies alternatives disent relier le patient à l’environnement, au visible comme à l’invisible, au sacré en somme. «Il y a toujours une démarche spirituelle dans l’art de soigner», observe l’anthropologue rwandais Damien Rwegera, auteur d’une thèse sur le sujet. 

 (1) Médecines du monde, Robert Laffont

 

07:55 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

18/06/2011

DEMOCRATIE et FAVORITISME

 

On se gave actuellement du mot « démocratie ».

 

Il faut cependant garder toujours en mémoire ces paroles du sinistre Joseph GOEBBELS :

« Cela restera toujours l’une des meilleures farces de la démocratie d’avoir elle-même fourni à ses ennemis mortels le moyen par lequel elle fût détruite … ».

 

PLATON dans « La République » écrivait :

« …il est dès lors très vraisemblable que la tyrannie ne puisse prendre forme qu’à partir d’aucune autre constitution politique que la démocratie … ».

 

MONTESQUIEU (« L’Esprit des Lois ») nous rappelle :

 

« Les politiques grecs, qui vivaient dans le gouvernement populaire, ne reconnaissaient pas d’autre force qui pût le soutenir que celle de la vertu. Ceux d’aujourd’hui ne nous parlent que de manufactures, de commerce, de finances, DEMOCRATIE et FAVORITISME.jpgde richesses, et de luxe même. »

 

(*) avec cette réserve que la population grecque était composée pour plus de 90% d’esclaves …qui n’avaient aucuns droits dans la gestion de la Cité … Les démocrates grecs ont même tiré au sort ceux qui dirigeraient la Cité… Une piste à suivre ? Le hasard ne serait-il pas plus judicieux dans ses choix que le « vote » ?

 

Poser la question n’est-ce pas déjà y répondre ?

 

La question reste: nos élus sont-ils vertueux ? Et la « démocratie » ne serait-elle devenue qu’un moyen pour quelques uns de confisquer le « pouvoir » à leur seul profit et à celui des proches ??? En Belgique on a même inventé la « démocratie héréditaire des fils et filles de … » et le népotisme est devenu un sport « démocratique » et la tare qui  causera la perte de nos pays… Nous n’avons hélas pas de leçons à donner aux dictatures d’Afrique du Nord !!!

 

Historiquement et étymologiquement, le népotisme est une forme de favoritisme qui régnait au Vatican, en particulier au XVIe siècle, consistant pour un pape à attribuer des titres, des donations ou des faveurs à ses parents, notamment à ses neveux, d’où l’origine du mot.

De nos jours, et par extension, le népotisme désigne une pratique qui, pour un
responsable (élu, haut fonctionnaire, notable, dirigeant d’entreprise...), consiste à distribuer des honneurs, des avantages ou des emplois
à des membres de sa famille, à des amis ou à des proches, plutôt qu’aux personnes qui y ont droit (logement, par exemple) ou qui sont les plus compétentes (promotion, attribution de postes).

Le népotisme est donc un abus d’influence et d’autorité qui génère des injustices en écartant « ceux qui ne sont pas de la famille ». Il s’apparente au clientélisme, voire à des pratiques mafieuses.

 

Texte repris de GOOGLE … vous pouvez y  découvrir tous les détails de cette pratique où excellent les « démocratiquement élus » …

 

Nous vous suggérons aussi de participer au grand-jeu-concours des « fils, filles, cousins et amis de … », (les listes du personnel communal, des emplois de la « grande famille du CPAS et autres appendices communaux, provinciaux, régionaux et fédéraux sont une excellente base …) … Des endroits qui sont tous comme de « grandes familles » …

 

C’est ainsi que meurent des « Républiques » et que l’on n’y croit vraiment plus…

Nombreux Prix du Concours : des emplois communaux, CPAS, cabinets ministériels avec promotion in fine, … … et autres lieux du pouvoir.

 

08:22 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

07/06/2011

HARCELEMENT SEXUEL

Seules 12,1 % des femmes ayant subi une agression sexuelle en dehors du ménage en 2005-2006 ont porté plainte et 5,4 % ont déposé une main courante…Il y a une sous-déclaration de la part des victimes, en matière de harcèlement sexuel comme pour toutes les violences sexuelles.

Plusieurs facteurs y concourent. Il est tout d’abord difficile pour les femmes de porter plainte. Beaucoup ont peur de perdre leur travail, surtout lorsque le harceleur est l’employeur. D’autres craignent aussi d’être accusées de dénonciation calomnieuse et d’entrer dans un processus long et douloureux avant une éventuelle condamnation. Il en va aussi de la dignité. Certaines femmes ont dû mal à entrer dans les détails de la vie intime. » harcele.jpgAu final, seule une minorité rapporte donc les faits de harcèlement sexuel.

Or, même dans ce cas, et preuves à l’appui, elles ne sont pas toujours prises au sérieux. Maud, qui a fini par trouver le courage d’envoyer tous les courriels pornographiques qu’elle avait reçus à sa hiérarchie, en a fait l’amère expérience. En gros, on m’a fait comprendre que tout cela n’avait rien d’urgent et qu’on verrait plus tard…

Dans cette affaire, le patron avait « fait du pied » à son employée, lui avait dit qu’il l’aimait, qu’elle lui manquait énormément lorsqu’elle n’était pas là, avait proposé de l’embrasser sur la bouche et aurait placé une revue pornographique dans son champ de vision – ce dernier fait étant le seul contesté par la défense.

Ainsi, non seulement la frontière entre séduction et harcèlement est floue, mais ce dernier est difficile à prouver. Quand il n’y a ni témoins directs, ni messages écrits, on s’attache à démontrer l’absence de motif d’affabuler, on s’intéresse au passé du harceleur et on s’appuie sur la dégradation de l’état de santé de la victime.

Car très souvent, les femmes en portent les séquelles. C’est un délit d’usure : certaines souffrent de problèmes dermatologiques, gastriques, gynécologiques, de dépression.

 

07:11 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

06/06/2011

GSM

 

Au début, vous n'en voyiez pas vraiment l'utilité, mais pour ne pas paraître dépassé, vous vous êtes laissé tenter par un modèle très simple avec un forfait basique. Les premiers temps, vous vous êtes parfois surpris à bavarder un peu fort, au restaurant, dans le train ou à la terrasse des cafés. C'est vrai que c'était pratique et rassurant d'avoir toujours la famille et les amis à portée de voix.

 

Comme tout le monde, vous avez appris à rédiger des SMS en tapant sur un clavier minuscule et vous vous êtes habi­tué à en envoyer à tour de bras. Comme tout le monde, vous avez renoncé à votre agenda pour le remplacer par sa version électronique. Avec application, vous avez saisi dans le répertoire les numéros de vos connaissances, de votre famille.

 

Même s'il prenait des clichés de piètre qualité, vous avez utilisé l'appareil de votre portable. C'était sympa d'avoir toujours sur soi une photo rigolote à montrer aux collègues.

 

D'ailleurs, tout le monde faisait pareil. L'objet collait à l'époque : les cloisons s'effaçaient entre vie intime, vie professionnelle et vie sociale. Surtout, le quotidien était devenu plus urgent, plus flexible, nécessitant en permanence de jongler avec votre emploi du temps.

 

Récemment, vous avez changé votre vieil appareil contre un modèle plus perfectionné : une petite merveille vous permettant d'avoir accès à vos mails, de naviguer sur Internet et d'y télécharger des centaines d'applications.

 

C'est là que vous êtes devenue accro. Comme greffé à votre corps, votre mobile est désormais un prolongement de vous-même qui vous accompagne jusque dans votre salle de bains ou vos toilettes. Où que vous soyez, vous laissez rare­ment passer plus d'une demi-heure sans regarder votre écran, guettant un appel resté en absence, un message intime ou amical. Et si votre boîte mail est vide, vous cliquez pour vérifier qu'aucun courrier n'est en attente.

 

Comme le doudou de votre enfance, votre téléphone vous rassure. Son écran est doux, apaisant, hypnotique. Il vous donne une contenance dans toutes les situations et vous offre une facilité de contact immédiat qui laisse ouverts tous les possibles...

08:14 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

02/06/2011

GENTLEMAN

Pour être un galant homme, rien de plus simple, il suffit de respecter à la lettre les huit commandements prescrits par Laurence Caracalla dans son Savoir-vivre pour les nuls :

- Un gentleman laissera sa place à une femme dans le bus, le métro...

- Un gentleman entrera en premier dans un restaurant (au cas où l'endroit serait un bouge).

- Un gentleman aidera une femme à retirer ou à enfiler son manteau.

- Un homme tirera légèrement le siège pour inviter une femme à s'asseoir. Il la laissera s'installer sur la banquette. Sinon, il lui proposera de s'asseoir dos au mur et face à la salle de restaurant.

- Un gentleman se lèvera lorsqu'une femme gentle.jpgarrive après lui à sa table ou si elle se lève au cours du dîner pour se repoudrer le nez. (Il peut seulement esquisser le mouvement.)

- Un gentleman laissera la femme choisir en premier les plats, mais c'est lui qui passera la commande au maître d'hôtel.

- Un gentleman servira toujours la femme de vin au cours d'un dîner (une femme ne devrait même pas toucher la bouteille).

- Un gentleman pourra faire quelques compliments discrets à une dame sur sa toilette (mais ne fixera pas toute la soirée son décolleté).

 

Facile, non ?

 

07:38 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

18/05/2011

UNION EUROPEENNE = DICTATURE

 

Il est facile de tourner en dérision ces inepties publiques, manigancées au nom de l'Europe par des bataillons de fonctionnaires en majorité grassement payés. En revanche, il est quasiment impossible de se retrouver dans la jungle des commissions, secrétariats, directions générales et autres institutions et organismes sans nombre qui se sont implantés et ont prospéré à Bruxelles ou au Luxembourg.

Qui connaît par exemple l'EU-OSHA, chargée des questions liée à la sécurité et à la santé sur le travail ? L'institution emploie 64 collaborateurs, dont les activités sont contrôlées par 84 conseillers d'administration. D'autres questions ?

Il est d'abord divertissant, puis assommant de recenser les absurdités d'une bureaucratie bruxelloise débridée. Et cela ne nous avance guère. Enzensberger se penche sur l'absence de légitimité d'une machine bureaucratique qui, pour et au nom des citoyens européens, promulgue des textes de loi et des règlements – qui doivent représenter quelque chose comme 150 000 pages à l'heure qu'il est – mais qui fait fi des règles de base de sa propre constitution, comme le montre régulièrement le traitement réservé au pacte de stabilité et de croissance.

La thèse centrale de Hans Magnus Enzensberger prend pour cible la conception bruxelloise de la démocratie : grisée par son pouvoir réglementaire, l'UE développe des caractéristiques de plus en plus autoritaires.

Avec [l’essayiste autrichien] Robert Menasse, il soulève enfin la question de savoir si la démocratie classique telle que la conçoit Bruxelles est encore un engagement ou bien si elle n'est plus considérée que comme un obstacle contre lequel il faut œuvrer sans relâche. L'Union européenne est en passe de mettre ses citoyens sous tutelle. Et cela, seuls les Européens peuvent l'empêcher.

 

10:44 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

12/05/2011

SE MARIER A L'EGLISE

 

Cette évolution personnelle que constatent les couples accompagnateurs, Audrey, Bordelaise de 28 ans, l’a vécue. Non baptisée et se définissant comme athée, elle avait accepté au départ de se marier à l’église « pour la beauté de la cérémonie » et « par amour » pour Ludovic, catholique convaincu mais non pratiquant.

Aujourd’hui, elle ne regrette pas son choix. Elle a été séduite par la personnalité du prêtre – le premier qu’elle rencontrait dans son existence – qui les a reçus « un peu comme chez nous ». « Au cours des cinq réunions de préparation au mariage, nous avons beaucoup parlé de valeurs et je me suis retrouvé dans celles prônées par la religion catholique, comme la fidélité, l’amour de son prochain, la générosité. Cette expérience m’a ouvert les yeux. »

Au point qu’elle n’exclut pas d’entamer une démarche pour demander le baptême, étape supplémentaire dans son cheminement : son fils Louis, 2 ans, sera baptisé le jour du mariage.

Chez les couples pratiquants, la préparation au mariage marque aussi un approfondissement, plus spirituel peut-être. La réflexion porte moins sur les « valeurs » que sur les quatre piliers du mariage : fidélité, indissolubilité, liberté et fécondité.

« J’ai apprécié d’en discuter avec Anne-Lise, ma future femme, mais aussi avec les couples présents durant la préparation », remarque Ronan, 38 ans, consultant en communication, qui se mariera en septembre en Bretagne.

Élevé dans un milieu catholique, il considère marier.jpgque l’union devant Dieu est aussi une manière de « reproduire ce qu’ont réalisé avant nous nos parents et nos grands-parents et de maintenir ainsi les liens qui nous unissent avec eux ». En d’autres termes, il s’agit, comme l’affirment de nombreux couples catholiques pratiquants, d’inscrire sa future famille dans la foi chrétienne.

Ainsi, Renaud, 30 ans, médecin dans un centre anti-cancer à Caen, ne nie pas les aspects esthétiques de la cérémonie religieuse – y compris la robe blanche de la mariée et l’entrée de la jeune femme au bras de son père, souvent citées en riant comme faisant aussi partie des motivations secondaires ! – qui s’ancre dans cette tradition importante pour la quasi-totalité des couples.

Mais c’est bien « devant Dieu » qu’il a souhaité se marier, tout comme Maud, commerciale de 26 ans à Grenoble, veut affirmer devant toute l’assistance « l’importance du sacrement ». Un terme qui n’est employé que chez les couples les plus pratiquants…

 

07:16 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook