22/09/2011

ADOLESCENCE

Au fil des années, la silhouette des ados s’allonge et les traits s’affinent…

C’est un âge charnière, à mi-chemin entre l’enfance et l’âge adulte.

Dès 14 ans, et son lot de bêtises. Avec une sincérité désarmante, ils confient leurs amours, les premiers chagrins et « le temps des désillusions ».

Au fil des années, c’est d’abord le changement rebelle.jpgphysique qui frappe. La silhouette s’allonge, les traits s’affinent. Le garçon a troqué sa coupe sage pour une coiffure rebelle qu’il fixe avec du gel ; la fille, toujours habillée en noir, ne jure désormais plus que par le rose…

Ils ont mûri, et réfléchissent davantage aux conséquences de leurs actes. Ils veulent protéger « les parents », persuadés qu’il vaut mieux leur épargner le compte rendu de leurs expériences.

À travers ce grand portrait de l’adolescence se dessine aussi la famille d’aujourd’hui, en perte de repères. Aux changements du corps et à la dure quête d’identité s’ajoute la difficulté à trouver sa place dans une famille souvent recomposée.

Enfin, après les crises, la rébellion puis une légère accalmie, vient la tant attendue majorité. Le temps de faire des choix, d’aller voter. En soufflant sur les bougies du gâteau, ces jeunes adultes laissent derrière eux des années au goût doux-amer.

 

 

07:44 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

13/09/2011

Femme moderne et l'orgasme

Eh oui, les filles, pour pouvoir vous regarder fièrement
dans la glace à la fin de l'été, vous avez intérêt à coucher. Et pas qu'un peu:
«Jouissez, c'est un ordre» semble être le leitmotiv des magazines de l'été.

En vrac: «Où faire l’amour? 15 situations à vos risques et périls»
(20 ans), «L’extase en 7 positions
(revisitées) du Kama Sutra» et «Les mots qui (les)
font bander» (Biba), «J’aime
faire l’amour à plusieurs» (Marie Claire)
ou encore, pour les moins de 15 ans, «J’ai des fantasmes, c’est normal?» (Lolita!).

Be est encore plusorgas.jpg
explicite avec son test: «Êtes-vous une winneuse ou une loseuse sexuelle?». Enfin, un magazine est entièrement consacré à la question: Sensuelle, c’est 100 pages de sexe tous
les mois, avec cet été «69 conseils pour booster votre sexualité». Le
message est clair: il va falloir être sexuellement hyper performante et libérée
pour ne pas passer pour une oie blanche.

Dans les années 60 et 70, la presse féminine, très imprégnée
du Deuxième sexe de Simone de
Beauvoir, était en première ligne du combat pour l'émancipation sexuelle des
femmes.

Orgasme, pilule, homosexualité, relations extra-conjugales:
pour la première fois, ces sujets tabous étaient abordés par Elle et Marie-Claire. C'était l'époque où les féminins décomplexaient
leurs lectrice: aujourd'hui, c'est l'inverse.

Fini le temps où ces magazines invitaient
les femmes à ne plus avoir honte de leur corps et de leur sexualité, désormais
le sexe, débridé si possible, hétéro-centré toujours, est obligatoire.

Et la
compétition est rude, car il y a toujours plus jeune, plus séduisante et plus
mince que soi dans les parages: toutes les deux pages, une photo de mannequin
en bikini est là pour vous le rappeler.

 

07:54 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

03/09/2011

Quelques brèves

 

C’est un enfant qui a été frappé par la voisine. La mère, furieuse, va lui demander des explications :
- Pourquoi avez-vous frappé mon fils ?
- Parce qu’il est mal élevé : il m’a traité de grosse.
- Et vous croyez qu’en le frappant vous allez maigrir ?

DANS UN BUREAU ARABE :
- Nom ?
- Abu Abdallah Sarafi
- Sexe ?
- 4 fois par semaine !
- Non, non, non ! Homme ou Femme ?
- Homme, femme, ... et quelques fois les chameaux

ENTERREMENT :
Un homme vient de mourir. Le curé, lors de la cérémonie, s’étend en éloges :
- C’était un bon mari, un excellent chrétien, un père 
exemplaire …
La veuve se tourne vers un de ses enfants et lui dit à l’oreille :
- Va jusqu’au cercueil et regarde si c’est bien ton papa qui est dedans.

ANNIVERSAIRE DE MARIAGE
- Mon amour, que vas-tu m’offrir pour nos noces d’argent ?
Le mari répond :
- Un voyage en Chine.
La femme, très surprise par ce cadeau magnifique, lui demande  :
- Mais mon amour, si pour nos 25 ans tu m’offres ça, que feras-tu pour nos 50 ans ??!! …

 - J’irais te chercher.

Un homme trouve un pingouin dans la rue. Il croise un policier :
- J’ai trouvé ce pingouin. Qu’est-ce que je dois en faire ?
- Ben, je ne sais pas moi. Amenez-le au zoo ! 
Le jour suivant, le policier croise le même homme avec le pingouin : 
- Eh bien, vous ne l’avez pas emmené au zoo ?
- Si, si, il a adoré. Maintenant, on va au cinéma !

Une blonde qui vient d’être opérée demande à son chirurgien :
- Docteur, quand vais-je pouvoir reprendre ma vie sexuelle ?
Étonné, le chirurgien :
- C’est la première fois, madame, qu’on me pose cette question après une opération des amygdales !!  

08:06 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

24/07/2011

FEMME ET FEMINITE

Dans les magazines, les journalistes ont tendance à brosser le portrait des femmes en insistant sur leur féminité plutôt que sur leurs compétences.

Dans le magazine canadien The Walrus, j’ai lu le portrait d’une haute fonctionnaire canadienne aux cheveux argentés qui donnait quelque chose comme ça : une “brave dame” se lance dans la politique et, à la surprise générale, se durcit et éradique la corruption. Elle va jusqu’au bout, qui l’eût cru ? Elle est comparée plus d’une fois à une brave institutrice, une « maîtresse d’école ». Cette brave dame n’était autre que Sheila Fraser, responsable de la Cour des comptes, celle qui a débusqué le scandale des commandites du Parti libéral.

C’est un homme qui a écrit cet article. Peut-être que les petits détails féminins de la vie personnelle de ces dames semblent aux hommes trop exotiques, trop évocateurs pour ne pas être mentionnés – je n’arrive pas à croire qu’une dame d’âge mûr puisse être aussi dure ! Les auteurs se concentrent donc sur l’expression de la féminité et non sur les réalisations qui font que ces femmes sont remarquables.

Les preuves du sexisme paresseux –femme.jpg peut-être involontaire – de nombreux auteurs masculins sont accablantes et ne se limitent pas aux torchons de gare. On voit régulièrement ce genre d’articles dans les pages de publications sérieuses, intellectuelles, qui se targuent d’être progressistes et d’avoir une conscience sociale.

Le fardeau historique de la féminité peut sembler particulièrement lourd à un observateur extérieur. Je soupçonne nom­bre d’auteurs masculins qui écrivent des portraits de femmes d’être impressionnés par la ténacité de leur sujet. Peut-être est-ce pour cela qu’ils sont si nombreux à s’accrocher à la féminité. Ils ont beau être éclairés, égalitaristes et aimer voir les femmes réussir, ils ont beau trouver excellent que Ginger fasse tout ce que fait Fred – mais derrière et en talons hauts –, cette fascination dépasse parfois les limites et fait du sujet du portrait une curiosité, même si le plus intéressant chez quelqu’un n’a jamais été son sexe.

Aucun portrait complet ne peut ignorer le sexe de son sujet : le parcours d’une personne en dépend inextricablement, pour le meilleur ou pour le pire. Nombre de femmes qui ont réussi peuvent raconter en quoi le sexisme a entravé leur carrière. Il n’y a aucune raison pour qu’un journaliste, quel que soit son sexe, fasse semblant de ne pas remarquer la coiffure, les enfants ou l’absence de maquillage d’un sujet.

Le problème commence quand on se fixe sur ces détails, quand on reste collé à la féminité de son sujet comme le chewing-gum dans les cheveux longs. Il est temps de se débarrasser de ces auteurs.

 

08:15 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

12/07/2011

NOUS LES FILLES

Ce texte fondateur du mouvement riot grrrl a été publié dans le deuxième numéro du fanzine Bikini Kill en 1991. En voici des extraits.

PARCE QUE nous les filles sommes avides de musique, de livres et de fanzines qui NOUS parlent, qui nous ressemblent et que nous pouvons comprendre.

PARCE QUE nous voulons qu’il soit plus facile pour les filles de voir/entendre le travail d’autres filles afin d’élaborer des stratégies communes et de se critiquer et de s’applaudir les unes les autres.

PARCE QUE nous devons nous emparer des moyens de production filles.jpgpour créer nos propres râles de jouissance.

PARCE QUE considérer ce que nous faisons comme étant en lien avec la vie réelle, avec nos copines et avec la politique est essentiel pour savoir si cela a un impact, reflète, perpétue ou BOUSCULE le statu quo.

PARCE QUE nous ne fléchirons pas devant ceux qui nous accusent d’être des “sexistes à rebours” réactionnaires ET NON LES VRAIES MILITANTES PUNK ROCK JUSQU’À LA MOELLE QUE NOUS SAVONS être.

PARCE QUE faire/lire/voir/entendre des trucs chouettes qui nous confortent ou nous remettent en question peut nous aider à acquérir la force et l’esprit collectif nécessaires pour comprendre à quel point le racisme, l’âgisme, le spécisme, le classisme, le culte de la minceur et de la forme physique, le sexisme, l’antisémitisme et l’hétérosexisme régissent nos vies quotidiennes.

PARCE QUE nous considérons qu’encourager et soutenir la scène musicale féminine et les artistes filles de tout poil fait partie intégrante de ce processus.

PARCE QUE
nous sommes en colère contre une société qui nous dit Fille = Stupide, Fille = Mauvaise, Fille = Faible.

PARCE QUE
je crois de tout mon cœur-esprit-corps que les filles constituent une force spirituelle révolutionnaire qui peut et va changer le monde pour de bon.

 

08:08 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

04/07/2011

BAISSE CRIMINALITE AUX USA


 

Voilà qui semble une évidence : en période de récession, le taux de criminalité augmente. Pourtant, depuis le début de la crise financière, la hausse du taux de chômage s’est accompagnée d’une baisse du taux de criminalité.

Entre 2008 et 2009, les crimes avec violence ont reculé de 5,3 % et les infractions contre les biens de 4,6 %. La baisse s’est poursuivie de 2009 à 2010, avec une diminution de 5,5 % et 2,8 % respectivement. Le vol qualifié (une infraction que l’on pourrait s’attendre à voir se multiplier en temps de crise) a même reculé de 9,5 % entre 2009 et 2010. D’une manière générale, les crimes avec violence sont à leur niveau le plus bas depuis quarante ans et les homicides à leur niveau le plus bas depuis cinquante ans.

Si personne n’avait prévu la baisse spectaculaire de la délinquance des années 1990, les théories pour l’expliquer rétrospectivement abondent. Certains l’attribuent à l’amélioration des stratégies policières.

D’autres mettent en avant l’accès de plus en plus large à l’avortement, qui a permis de diminuer les naissances d’enfants de mères adolescentes, célibataires et pauvres – ceux, en d’autres termes, qui ont le plus de risques de sombrer dans la délinquance à l’adolescence. Parmi les autres facteurs avancés figurent le déclin des violences liées au trafic de crack et l’augmentation du taux d’incarcération.

Mais si ces facteurs peuvent expliquer la baisse de la criminalité depuis la fin des années 1980, ils ne disent rien de sa chute spectaculaire au cours des deux dernières années. Pour cela, le criminologue Al Blumstein, qui dirige le National Consortium on Violence Research (NCOVR), avance un “effet Obama” : l’élection du premier président noir de l’histoire des Etats-Unis aurait éloigné de la violence un nombre important de jeunes Noirs. De fait, entre 2008 et 2009, le nombre de Noirs arrêtés pour homicide ou vol a reculé de 2 %.

 

17:37 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

27/06/2011

Populiste

Le populisme est entendu comme l'une des options de la démocratie participative. Il représente alors la voix nouvelle donnée au peuple, une réaction face à une élite dirigeante disqualifiée, car elle le mépriserait et se serait coupée de lui et de ses préoccupations.

Une élite vue comme une "caste oligarchique libérale mondialisée qui tient l'économie, la politique et les médias et s'y maintient à grands coups de communication" (Maximus). Le populisme se revendique ainsi plutôt de la démocratie directe, jugée plus efficace pour contrôler l'activité d'une élite dirigeante sur laquelle pèse une présomption d'incapacité et de malignité.

À le considérer ainsi, le populisme n'est pas un élan démocratique pour la nation, mais pour le peuple. C'est ce qui l'oppose, de l'avis de certains, à la démocratie républicaine, fondée sur la représentation et la délégation de souveraineté.

Le populisme n'est pas un courant nouveau : on le retrouve déjà aux temps révolutionnaires de 1789, aux épopées du boulangisme, du poujadisme, avortées, populisme.jpgjusqu'à celles du bonapartisme, voire, d'une certaine manière, du gaullisme.

Et plus récemment, outre-Atlantique, il s'incarne dans la figure emblématique de la républicaine Sarah Palin et des Tea Party, mouvements protestataires fermement opposés à l'État fédéral et à ses impôts.

Il revient dans les discours, ici comme une menace, là comme un espoir, en tout cas comme un fait inéluctable : il suffit de voir le succès rencontré par les partis dits populistes dans les démocraties européennes comme la Hongrie ou l'Italie.

Certains s'en inquiètent : favoriser à outrance le plébiscite du peuple pourrait ouvrir la voie à une propagande de masse pour s'assurer son soutien inconditionnel. Avec Chomsky, ils pressentent le danger : pour le linguiste philosophe, "la propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures".

 

 

09:13 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook