10/05/2011

L’élévation des océans

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Un rapport du Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique (Amap), publié mardi 3 mai à Oslo, revoit à la hausse les prévisions du niveau des océans, qui pourrait augmenter de 0,9 mètre à 1,6 mètre d’ici à 2100.

Les responsables du Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique (Amap), dépendant du Conseil de l’Arctique, viennent de publier un rapport revoyant à la hausse les estimations de la montée du niveau des océans due au réchauffement climatique induit par les gaz à effet de serre.

« À l’avenir, le niveau mondial des océans pourrait augmenter entre 0,9 et 1,6 mètre d’ici à 2100, et la perte des glaces des glaciers arctiques, de la calotte glaciaire et de l’inlandsis du Groenland apporteront une contribution substantielle » à cette élévation.

On s’attendait déjà à une montée des eaux due en partie à la fonte des glaces, avec une dilatation de l’eau sous l’effet de la température.

D’après le dernier rapport de 2007 publié par les climatologues du Groupe intergouvernemental d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat (Giec), le niveau marin pourrait s’élever d’environ 0,20 m à 0,60 m. Mais, cette évaluation ne prenant pas en compte la fonte des glaces des pôles, il n’est pas étonnant aujourd’hui de pouvoir dire que l’augmentation sera plus grande.

Selon le rapport, la fonte des glaces de l’Arctique et du Groenland a « contribué pour plus de 40 % à la hausse globale du niveau de la mer d’environ 3 mm par an observée entre 2003 et 2008 ».

 

07:51 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

02/05/2011

DEMOCRATIE

On se gave actuellement du mot « démocratie ».

 

Il faut cependant garder toujours en mémoire ces paroles du sinistre Joseph GOEBBELS :

« Cela restera toujours l’une des meilleures farces de la démocratie d’avoir elle-même fourni à ses ennemis mortels le moyen par lequel elle fût détruite … ».

 

PLATON dans « La République » écrivait :

« …il est dès lors très vraisemblable que la tyrannie ne puisse prendre forme qu’à partir d’aucune autre constitution politique que la démocratie … ».

 

MONTESQUIEU (« L’Esprit des Lois ») nous rappelle :

« Les politiques grecs qui vivaient dans le gouvernement populaire, ne reconnaissaient pas d’autre force qui pût le soutenir que celle de la vertu. Ceux d’aujourd’hui ne nous parlent que de manufactures, de commerce, de finances, de richesses, et de luxe même. »

 

La question reste: nos élus sont-ils vertueux ?

 

Et la « démocratie » ne serait-elle devenue qu’un moyen pour quelques uns de confisquer le « pouvoir » à leur seul profit et à celui des proches ? En Belgique on a même inventé la « démocratie héréditaire des fils et filles de … » et le népotisme est devenu un sport « démocratique » et la tare qui  causera la perte de nos pays… Nous n’avons hélas pas de leçons à donner aux dictatures d’Afrique du Nord !

 

Historiquement et étymologiquement, le népotisme est une forme de favoritisme qui régnait au Vatican, en particulier au XVIe siècle, consistant pour un pape à attribuer des titres, des donations ou des faveurs à ses parents, notamment à ses neveux, d’où l’origine du mot.

De nos jours, et par extension, le népotisme désigne une pratique qui, pour un
responsable (élu, haut fonctionnaire, notable, dirigeant d’entreprise...), consiste à distribuer des honneurs, des avantages ou des emplois à des membres de sa famille, à des amis ou à des proches, plutôt qu’aux personnes qui y ont droit (logement, par exemple) ou qui sont les plus compétentes.  

 

Le népotisme est donc un abus d’influence et d’autorité qui génère des injustices en écartant « ceux qui ne sont pas de la famille ». Il s’apparente au clientélisme, voire à des pratiques mafieuses.

 

08:07 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

21/04/2011

ECOLOS = COLLABOS DES ISLAMISTES

D'après Houellebecq

«Il y a quand même un surcroît revendicatif de la part des musulmans depuis quelques années, on ne peut pas le nier», a déploré notre glorieux prix Goncourt 2010, à l’occasion d’un passage à Tel-Aviv pour la sortie en hébreu de «la Carte et le territoire».

«Ils vous demandent un certain nombre de choses plus ou moins pénibles», a-t-il encore expliqué, en homme qui ne recule pas devant la première généralisation venue, dix ans après avoir déclaré que «la religion la plus con, c’est quand même l’Islam». Ils réclament le «port du voile intégral», par exemple.

C’est vif, subtil et pénétrant. L’auteur de «la Possibilité d’une île» va houlle.JPGpourtant plus loin dans son analyse, si l’on ose dire, sans pour autant s’empêcher de se marrer: «Par ailleurs, c’est là que ça va déraper grave. [...] Il faut bien dire qu’il y a des gens à nature collaborationniste, dont les écologistes représentent le cas le plus flagrant.»

Les écolos collabos, voilà qui est assurément plus original. Mais Houellebecq a des billes, quand il s’agit d’argumenter: «Ils sont un peu embêtés avec ces histoires de voile parce qu’ils ont un vague côté féministe. Donc, comme ils ne peuvent donner satisfaction aux musulmans sur tout, ils leur donnent au moins satisfaction sur le cas d’Israël en laissant tomber les juifs. Comportement de collaborationniste.»

Et l’écrivain d’ajouter enfin, nous dit l’AFP, dans un extrait non diffusé par la Guysen TV: «Tout ça ne correspond à aucun antisémitisme réel, par contre la mentalité de collaboration avec une puissance dangereuse, en l’occurrence le fondamentalisme islamique, la tendance à la collaboration, elle est dominante en France, c’est quelque chose qui se retrouve dans beaucoup de milieux.»

 

08:46 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

13/04/2011

CANARD ENCHAINE et WIKILEAKS

Notre pays qui savoure les fuites sans se poser de question sur l’identité et les motifs de leurs auteurs n’a que dédain pour WikiLeaks et antipathie pour Julian Assange, son principal fondateur.

Opposition et pouvoir sont sur le même ton: WikiLeaks est pour la gauche française un WikiBrother, le clone du Big Brother de George Orwell. Le Canard enchaîné joint sa voix à celle de grands ténors du Parti socialiste et de l’extrême gauche pour défendre le droit de l’Etat au secret, et par là son devoir de dévoiler comme bon lui plaît et comme faire se peut les indélicatesses de l’establishment.

En identifiant ses sources (les carnets des soldats en Afghanistan ou les dépêches des ambassadeurs du Département d’Etat américain), en exposant ouvertement ses motivations (la progression de la transparence gouvernementale), WikiLeaks commet deux crimes insupportables à la société politique française, emmaillotée dans le tricot des privilèges et des prérogatives, monde enfermé, désireux de le rester, accessible seulement par l’assaut, la ruse, la traîtrise, monde de rêve pour les combattants de "l’intérêt public".

L’idéologie de WikiLeaks détruit les jeux de cour. La cour, ne reculant devant aucune contradiction, proclame aussitôt ses dépêches "sans aucun intérêt" et sa quête de transparence "dangereuse".


Vidant leurs informations dans la boîte aux lettres du Canard enchaîné, ses ennemis inconnus s’attirent la sympathie et peuvent se donner les galons de défenseurs de l’honneur. Dans l’idéal réalisé de WikiLeaks, il n’y aurait plus besoin de Canard enchaîné. Donc, en effet, WikiLeaks est potentiellement dangereux.

 

07:04 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

06/04/2011

LIVRE NUMERIQUE

Ami lecteur, n’as-tu pas honte ? Tu continues, à l’heure des tablettes numériques, à décimer nos forêts pour satisfaire ton appétit de lecture ? Eh bien, tu n'as sans doute pas tort.

En effet, même si les liseuses électroniques permettent de stocker une bibliothèque entière sans toucher à la moindre branche de nos arbres centenaires, le bilan carbone du livre papier resterait largement meilleur que celui du livre numérique. A en croire «Metro», livre.jpgqui révèle les chiffres d’une étude du cabinet français «Carbone 4», le livre papier représente environ 1,3 kg d’équivalent CO2. Comparé aux 130 kg que «pèse» un Ipad - estimation avancée par Apple - et aux 168 kg du Kindle - résultat auquel arrivait l’institut Cleantech lors d’une étude en 2009 - ce chiffre ferait presque passer les ringards qui fréquentent encore les librairies pour des activistes écolos.

De l’extraction de minerais à l’assemblage de matériaux en tous genres, en passant par le transport, la fabrication d’une de ces tablettes magiques laisse des traces dans l’atmosphère. Sans parler de leur consommation d’énergie. En fait, ces liseuses deviendraient écologiquement rentables si leurs utilisateurs lisaient plus de 80 livres par an. 9 Européens sur dix ne dépassent pas les 20 ouvrages à l'année.

On l’aura compris, ce débat est un sac de noeud. Récemment, un cousin me faisait par exemple remarquer qu’il prenait moins de bains depuis qu’il s’était mis à la lecture électronique, de peur de mouiller son Kindle. Protéger l'environnement, c’est avant tout changer ses habitudes.

 

10:49 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

01/04/2011

Trace de nos moindres gestes

Les moteurs de recherche gardent la trace de nos moindres faits et gestes en ligne. Plusieurs penseurs pointent les dangers de cette mémoire numérique totale. Pas d’inquiétude, rétorque un journaliste : le web oublie de lui-même.

Internet n’oublie rien. Les exemples terrifiants de la capacité de mémorisation infinie de la Toile sont légion. Il y a l’histoire de cet écolier canadien qui s’était filmé en 2002 imitant un personnage de Star Wars à l’aide d’un ramasse-balles de golf et qui est vite devenu la risée du web sous le surnom de “Star Wars Kid”.

Sa famille a poursuivi en dommages et intérêts ses camarades de classe qui avaient diffusé la vidéo sur le Net, car il en aurait gardé des séquelles psychologiques. Il y a aussi celle de ce psychothérapeute canadien de 66 ans qui s’est vu interdire à plusieurs reprises l’entrée du territoire américain, parce qu’en tapant son nom dans un moteur de recherche lors d’un contrôle de routine, des gardes-frontières étaient tombés sur le récit de ses expériences sous LSD dans les années 1960.

Bienvenue dans le monde du panoptique numérique, où sont consignés pour toujours la pensée fugace notée sur Twitter ou Facebook, le geste ou la grimace émanant d’une photo prise entre amis, le texto ou le mail prétendument privés, la transaction par carte bancaire ou l’enregistrement sur l’un des nouveaux sites de géolocalisation tels que Foursquare.

Tous, nous nous empressons d’oublier ou de refouler ces gestes banals du quotidien. Mais la combinaison d’espace de stockage en ligne à prix toujours plus réduits, de moteurs de recherche de plus en plus performants et d’un accès généralisé marque la fin de l’oubli.

Théoriciens de l’information, juristes et techniciens réfléchissent à la manière d’enrayer la frénésie de collecte. Ils se heurtent cependant à deux tendances puissantes : d’un côté, un mélange de paranoïa et de curiosité de la part des administrations publiques, qui conservent tout ce qui pourrait être un jour exploité, et de l’autre les intérêts financiers des moteurs de recherche, des réseaux sociaux et d’autres fournisseurs de services numériques, dont le modèle économique ne marche qu’à condition de créer et de vendre des profils de personnalité indéfiniment renouvelés à partir d’une myriade d’éléments.


 

07:55 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

29/03/2011

WIKIPEDIA, une révolution

Diderot et d’Alembert, les encyclopédistes des Lumières, y reconnaîtraient-ils leur petit ? Fondée en 2000 par les Américains Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia, encyclopédie entièrement gratuite, créée par et pour les internautes, revendique cette prestigieuse filiation, mais le code ADN de l’encyclopédie a subi entre-temps une petite révolution démocratique.

Sur Wikipédia, pas d’experts signant les articles, pas d’architecture du savoir définie a priori, pas de clôture des connaissances estampillée par un comité d’experts. Chacun est libre d’éditer, de corriger et de modifier les contenus, participant ainsi à une vaste entreprise d’élaboration et de diffusion du savoir.

En dix ans, Wikipédia s’est imposée dans les usages, elle est même devenue incontournable. Le nombre de ses articles dépasserait la barre des 17 millions, en 270 langues. «C’est avant tout une victoire “par le clic”, par la facilité d’usage», analyse Marc Foglia, auteur de Wikipédia. Média de la connaissance démocratique ? (Fyp Éditions).

 

Vaincre les réticences n’était pourtant pas gagné. «Des dangers multiples étaient annoncés, voire une véritable catastrophe pour la culture, poursuit-il. Mais elle ne s’est pas produite et cela a changé le regard sur le projet.» Pour s’en convaincre, il suffit d’interrWikipédia, c’est avant tout une forme de démocratie appliquée au savoir, livré à égalité aux mains de tous, pour le meilleur comme pour le pire. «Le principe de Wikipédia, c’est que plus il y a de contributeurs – plus les yeux sont nombreux –, plus une erreur a de la chance d’être détectée, analyse Florence Devouard, ancienne présidente de la Wikimedia Foundation et membre du conseil d’administration de Wikipédia. C’est d’ailleurs souvent comme cela que l’on commence : un jour, on tombe sur un article comportant une erreur et on le modifie…»

Le projet fait confiance à la base, au simple citoyen, selon le principe de l’information bottom-up, produite « du bas vers le haut », que beaucoup de wikipédiens considèrent comme complémentaire – voire plus fiable que l’information top-down (« du haut vers le bas ») des grands médias, suspectés d’avoir des intérêts particuliers à défendre.

L’aspect communautaire est loin d’être négligeable. «Je participe à Wikipédia par plaisir et parce que j’ai le sentiment d’y être utile en contribuant à ce que cette encyclopédie ouverte à tous soit la plus correcte possible, dit un conservateur de bibliothèque d’une grande ville de l’ouest, également administrateur sur Wikipédia. Ce projet donne aussi le sentiment d’appartenir oger autour de soi. Si les plus réticents commencent par évoquer le risque du «n’importe quoi», ils finissent par reconnaître qu’ils consultent eux-mêmes le site… sans pour autant s’y limiter.
           

07:32 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook