11/04/2011

Je ne me souviens pas

Je ne me souviens pas de la première fois où j'ai pris de l'argent dans un distributeur automatique, ni de celle où j'ai payé à l'aide d'une carte de crédit.

Je ne me souviens pas de l'église et de la date où j'ai communié pour la dernière fois.

Je ne me souviens pas du jour de juillet 1969 où l’Homme a posé le pied sur la lune

Je ne me souviens pas de l'intrigue des romans de Dostoïevski, sauf celle du "Rêve de l'oncle".

Je ne me souviens pas des noms de mes instituteurs et professeurs de lycée.

Je ne me souviens d'aucune des émissions de télévision auxquelles j'ai participé entre 1986 et 2000.

Je ne me souviens pas des personnages des romans de Balzac

Je ne me souviens plus d’une Belgique où «  L’Union faisait la Force »

 

07:12 Écrit par bk212103 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

07/04/2011

LES JAPONAIS et leur STOICISME

Ce calme face à ce qu’ils n’ont pu et ne pourront en rien contrôler ne veut pas dire qu’ils restent passifs, tout au contraire.

Les Japonais constituent un peuple très concret, obsédé de l’action et du comment, et pas vraiment du pourquoi… contrairement à nous. Il est utile de mettre en rapport cette cosmogonie du déséquilibre et du mouvement, issue d’une géographie turbulente, et le comportement japonais, marqué par un situationnisme et un pragmatisme qui déroutent les occidentaux.

Humblement soumis à cette irrésistible énergie et en attente de ses bienfaits, l’homme est une modeste création qui ne peut que chercher à s‘y accorder. Il le fait respectueusement, en silence.

Voilà ce que les occidentaux appellent en ce moment «fatalisme», pour expliquer l’absence de plainte ou de révolte des japonais après le drame. Cela ne veut dire en rien qu’ils restent passifs, tout au contraire…

Pour espérer surmonter l’inévitable inattendu, et éviter toute perte de temps et tout a priori théorique ou doctrinal, l’attitude juste est de faire face, avec simplicité et sans a priori. Face à cette géographie sans logique, il apparaît dès lors bien vain de chercher à désigner des coupables. Il s’agit là d’une impossibilité et d’une perte de temps.

Nous avons besoin d’explication, les Japonais beaucoup moins. Dans leur culture, tout est relatif. La distinction entre transparence et opacité, entre vérité et apparence leur est étrangère.

Une seule chose échappe à cette relativité, c’est la mort. Les Japonais la regardent en face, ils s’y entraînent même, comme le montre le rite funéraire bouddhiste: une fois le corps réduit en cendres, seuls subsistent les os.

Munis de baguettes, chaque membre de la famille, enfants compris, prend un fragment et le dépose dans l’urne. Toucher la mort du bout des baguettes, c’est voir la vérité en face, on le fait tôt et on ne peut ni ne veut tricher avec ça.

Le Japonais est profondément shintô. Face à l’autel, le fidèle claque dans ses mains pour éveiller l’attention du kami (l'esprit), l’arrêter dans son mouvement, il lui demande concrètement de «s’asseoir profondément». «Koko ni o ashimasu»: «Reste assis ici, supplie-t-il, arrête de développer ton mouvement perturbateur.»

Le shintô vise à apaiser ces forces surhumaines, ces éléments primordiaux que sont la Terre, le Ciel et le Vent, l’Eau et le Feu, bref tout ce qui menace. C’est pour contrôler et calmer cette Energie que le shintoïste développe son rite. Voilà ce que font et espèrent les Japonais en ce moment.

 

08:31 Écrit par bk212103 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

29/03/2011

PRINTEMPS

« Le temps a laissé son manteau

De vent, de froidure et de pluie,

Et s’est vêtu de broderie,

De soleil luisant, clair et beau.

Il n’y a bête ni oiseau

Qu’en son jargon ne chante ou crie :

« Le temps a laissé son manteau

De vent, de froidure et de pluie ».

Rivière, fontaine et ruisseau

Portent en livrée jolie

Goutte d’argent d’orfèvrerie ;

Chacun s’habille de nouveau :

Le temps a laissé son manteau ».

 

Avec ce magnifique poème de Charles d’Orléans

- et « l’heure d’été » - le printemps semble définitivement installé

 

08:53 Écrit par bk212103 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

25/03/2011

FACEBOOK et la PROPAGANDE

On n’a pas fini de s’époumoner sur le rôle des réseaux sociaux dans le déclenchement et la propagation des révoltes et révolutions arabes.

Il y a encore quelques temps, Facebook et Twitter étaient les outils d’une jeunesse aussi seule que désœuvrée. Depuis quelques mois, on sait qu’ils ont été essentiels aux mouvements contestataires.

On va bientôt comprendre qu’ils sont aussi une arme de choix pour précisément les mater. D’ailleurs, ce qui se joue sur les réseaux aujourd’hui est pris très au sérieux par l’armée américaine.

D’après Anonymous, elle vient d’investir 2,76 millions de dollars (et ce n’est qu’un tout début) dans un programme informatique de cyber influence. Ntrepid, une société de Los Angeles et probablement le cabinet Booz Allen Hamilton auraient été chargés d’inventer un programme, disons-le franchement, d’espionnage et de propagande sur Internet : il vise à manipuler l’opinion par le truchement, l’activité et les messages d’internautes factices téléguidés à distance par des militaires.

Par exemple, vous êtes sur votre page Facebook et une personne veut devenir votre tout nouvel ami. Il montre patte blanche, aime les mêmes choses que vous, présente tous les signes extérieurs du parfait petit internaute. Il commence par vous envoyer des infos sur sa personne, des jeux un peu débiles, poste les photos de son chien. Il s’infiltre. Progressivement il envoie des messages plus politiques, attire votre attention sur tel ou tel sujet. Il prend possession de votre opinion.

C’est aussi l’outil de prédilection des champions de la propagande, Chinois en tête. Des armées de bloggeurs travaillent à la solde du Parti pour contre-carrer la dissidence intérieure. Les wu mao dong sont payés 50 centimes le mot. Comme une mauvaise conscience qui se signale, leurs messages sont souvent reconnaissables à leurs fautes d’orthographe.

Directement inspirés de l’expérience chinoise, les américains ont innové en remplaçant les personnes par des algorithmes. Avec ce programme, un même individu peut gérer une armée de fausses identités réparties aux quatre coins du globe. En langage des réseaux, on appelle cela « des marionnettes chaussettes », des faux nez, des « sock puppets ».


07:16 Écrit par bk212103 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

23/03/2011

ELIO et SA piscine

Une tasse difficile à avaler

La semaine dernière était inaugurée en grandes pompes, ou plutôt en grand maillot de bain, la nouvelle piscine de Mons. Encore une fois, tout ce que la ville du Doudou dénombre comme apparatchiks a pu venir se rencontrer sur le thème d’Elio à Malibu (il fallait bien trouver une façon de porter du rouge).

Il faut savoir qu’une ville comme Mons ne disposait pas de piscine sur son territoire. L’erreur est aujourd’hui corrigée. Malheureusement, elio.jpgcomme à Satiricon.be nous sommes des rabat-joie, nous aimerions signaler trois petits détails qui semblent ne pas avoir effleuré les certitudes du plus ancien président de parti belge.

Du vieux avec du neuf

Tout d’abord, à Mons, il existe déjà quelques piscines. Elles sont désaffectées et en ruines, à l’Université ou à l’école Jean d’Avesnes, et prouvent le manque de volonté de la ville à soutenir un projet durable. En effet, plutôt que d’en construire une nouvelle qui deviendra rapidement impraticable en raison de la nature spongieuse du terrain choisi, n’aurait-il pas mieux valu rénover une ou plusieurs piscines existantes ?

Gestion 100% privée

Ensuite, le bourgmestre montois exulte de plaisir en annonçant que la nouvelle piscine sera gérée intégralement par le privé. De la part du président du Parti Socialiste (PS), cela peut étonner. Ce qui étonne surtout, c’est que ladite piscine, gérée non par la ville mais par un groupe flamand, ne propose aucun tarif préférentiel pour les écoles. Il est vrai que l’école gratuite est désormais un concept révolu et que le PS l’a bien compris….

33 mètres, on ne construit plus ça depuis la guerre

Enfin, rendons à Elio ce qui lui appartient, le nouveau bassin montois est cité en exemple par la Fédération francophone belge de natation (FFBN) : mais l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire ! En effet, sans jamais avoir consulté la FFBN, la ville de Mons a lancé un projet incluant un bassin de 33 mètres : « 33 mètres, on ne construit plus ça depuis la guerre », affirme Philippe Midrez, directeur technique de la FFBN.

Eau’ccasion manquée

Encore une fois, la ville de Mons se ridiculise par son inaptitude à mettre en doute les projets du premier de ses citoyens. Si la ville a pu attirer et former Justine Hénin durant son enfance, elle ne se donne pas les moyens de devenir un phare du sport en Wallonie, ni même un brasero du sport dans l’enseignement. Et pendant ce temps, les Vandervelde, les Defuisseaux et autres Maroilles continuent de se retourner dans leur tombe.

 

10:38 Écrit par bk212103 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

05/03/2011

CANAL ESPIERRE - ESTAIMPUIS

DRAGAGE . ENFIN 

C’est la question que nous posions - le 23 décembre 2010 - pour la millième fois, au moins, depuis le 3 septembre 2006 : date à laquelle - théoriquement, logiquement - il aurait dû être terminé, clôturé compte tenu des engagements pris et des exigences posées par le projet-programme avec financement européen, « Blue Links » !

Hélas ! Grâce à l’incroyable incompétence du ministre « socialiste » Daerden (et, en corollaire, celle des Voies hydrauliques de la direction régionale de Tournai et de leur larbin au niveau local, le « camarade » bourgmestre d’Estaimpuis), ministre ayant - à l’époque - la tutelle du portefeuille wallon de l’Equipement & des Transports, il vient seulement de commencer ce mardi 15 février 2011, plus de QUATRE années après !

estaimpuis.JPG

Cependant, que l’on ne se méprenne : la raison de notre « post » n’est point de nous réjouir du début des travaux tant espérés sur le canal de l’Espierre, mais bien de savourer avec délice l’incroyable nouvelle qui vient de « tomber » !

En effet, nous venons d’apprendre que la vidéo qui illustre notre propos (et qui avait été réalisée et « postée » sur « Youtube » le 23 décembre 2010) a été sélectionnée pour participer à un concours international de « très courts » métrages vu, nous dit-on… « l’originalité et la qualité professionnelle de sa réalisation » !

Certes, une hirondelle n’a jamais fait le printemps.

Mais, avouons tout de même que pour les pauvres villageois incultes que nous sommes, l’éloge formulé n’en demeure pas moins terriblement flatteur !

Vanitas vanitatum, omnia vanitas...

 

[Luis Güell-Jornet]

 

http://users.skynet.be/pierre.bachy/canal_espierre.htm

 

 

 

08:05 Écrit par bk212103 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Il faudra bien accueillir les flux de réfugiés

En plus d’être inhumain, fermer les yeux ne sert à rien. En réalité, tout ce que peut encore faire l’Union européenne est de se préparer comme il faut à accueillir – pour une durée limitée – les réfugiés libyens.

Or, pour réussir cet exercice de haute voltige, il faudrait être une danseuse étoile, et non une ministre de l’Intérieur. Certes, Maria Fekter vient d’imposer en Autriche de nouvelles restrictions des droits des étrangers. Mais cela ne lui permettra pas de refouler l’afflux de réfugiés en provenance d’Afrique du Nord. Si un exode de masse survient, les Européens n’auront pas d’autre choix que d’accueillir convenablement les réfugiés et de les répartir entre les pays membres le plus équitablement possible. Comme l’Autriche par le passé pendant les guerres de Yougoslavie, c’est cette fois l’Italie qui va se retrouver en première ligne pour organiser la prise en charge des besoins immédiats. Ensuite, chaque pays de l’Union devra accueillir son contingent de réfugiés.

Le problème réside dans cette notion de “devoir”. Il y a de multiples raisons à cela. Le fait que la peur des Européens face à un afflux massif d’étrangers soit plus forte que leur compassion à l’égard des victimes d’un régime dictatorial ne peut être occulté. Avec un peu de bonne volonté, pourtant, on peut envisager qu’un nombre plus ou moins élevé de réfugiés libyens rentrent dans leur pays après le retour au calme ou, comme cela a été le cas pour de nombreux ressortissants des Balkans, poursuivent leur route vers d’autres continents. Mais le fait est que l’aversion l’emporte sur la bienveillance. Cela résulte de deux problèmes : d’une part, de la politique étrangère insensée des Européens vis-à-vis d’un dictateur excentrique et, d’autre part, de la politique intérieure lamentable de nombreux Etats membres, qui balancent entre une immigration nécessaire mais mal gérée et l’alarmisme systématique, parfois même instrumentalisé, envers l’étranger.

Beaucoup d’Européens, au premier rang desquels les Italiens et les Maltais, se sont compromis sans vergogne dans un répugnant marché avec Kadhafi. Le dictateur libyen avait exigé ouvertement plusieurs milliards d’euros de l’Union européenne pour contenir en Afrique (et donc loin de l’UE) les réfugiés économiques en provenance des pays du Maghreb. On se dit que les décideurs politiques ont dû être bien naïfs ou vaniteux pour songer sérieusement qu’ils pourraient tirer durablement avantage de cet odieux marchandage.

Dans le même temps, les clandestins africains embauchés pour les récoltes saisonnières ont fait les affaires d’un grand nombre de pays pendant des années. Comme l’Autriche, qui fait encore aujourd’hui l’économie d’une vraie solution en matière de personnel infirmier et d’aide à domicile, et préfère user de stratagèmes précaires en faisant travailler au noir des infirmières venues de Slovaquie ou d’Ukraine.

Les racines du mal sont ailleurs : rares sont les pays qui font clairement la distinction entre réfugiés et migrants. Et rares sont les politiques qui reconnaissent ouvertement qu’on s’est tourné les pouces pendant des années sur la question de l’immigration contrôlée. A défaut d’un baby-boom à venir (et ces choses-là demandent un certain délai de mise en route), l’Europe ne pourra pas faire l’économie d’une vague d’immigration. Fixer des règles claires en la matière sans sombrer dans une xénophobie cynique ne paraît pas si simple – et, pour une fois, le ministère de l’Intérieur autrichien n’est pas le seul à pécher de ce point de vue-là.

Quant aux commentaires de notre chère ministre sur le rôle d’Internet, il appelle des éloges particuliers. Là où d’autres applaudissent les cyber-révolutionnaires de Tunisie, d’Egypte, de Libye et de Chine, Maria Fekter délivre un autre message : ceux qui veulent venir chez nous n’ont qu’à suivre des cours d’allemand sur la Toile. Ce qui, selon elle, ne pose visiblement aucun problème, y compris dans les campagnes les plus reculées. Maria Fekter est décidément loin d’avoir la subtilité d’une danseuse de ballet.

 

07:31 Écrit par bk212103 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook