31/12/2011

L’Intelligence des Evénements

 « l’Intelligence des Evénements » c’est comme  « la respiration de l’Histoire »… J’ai interrogé une vingtaine d’amis afin de percevoir ce que cette expression signifiait pour eux. Il est bien évident que les événements n’ont pas d’intelligence.

 

On peut cependant  tenter de percevoir la décision, l’incident , l’erreur qui, à un moment , a provoqué, parfois très longtemps après, une suite d’événements qui ont déterminé notre présent et détermineront notre avenir. Une décision qui pouvait sembler la meilleure du moment engendrera parfois les pires catastrophes. Cela pourrait s’appeler aussi « l’effet papillon »… D’autres diront « d’ amalgame ». Il faut aussi se poser la question : était-ce vraiment un « accident de l’Histoire » et  se dire « ce n’est pas un hasard si … » …

 

On atteint la limite de la croyance, de la science fiction avec le rêve de remonter le temps et d’y donner « le coup de pouce » qui aurait permis ou évité … Si c’était à refaire. Mais n’était-ce pas « le sens de l’histoire » et  « cela ne devait-il pas arriver ? »…

 

C’est par hasard et surtout par défi que j’ai  recherché James W. CARROLL, premier soldat américain entré à Bon-Secours/Péruwelz le 3 septembre 1944.  Après l’accueil  - digne d’un Roi- que toute la population lui avait réservé en mai 1995, James est revenu parmi nous tant que sa santé le lui a permis. En juillet 2000 nous sommes  même allés lui rendre visite en Alabama avec un « Liberty Convoy » d’une vingtaine de WWII vehicles dont un Sherman et un Stuart… Avec le temps cette commémoration a évolué pour devenir une véritable leçon d’histoire. Nous rendons honneur à tous Ceux à qui nous devons notre liberté et de plus, par le rappel de l’histoire, nous tentons de bien mettre en évidence ce qu’une journaliste a écrit à propos du Remember Day : « l’Intelligence des Evénements ». 

 

Aller plus loin qu’une « commémoration », qu’un « défilé de véhicules », que la présentation d’un « musée vivant » et expliquer que ce n’est pas un hasard si le dimanche 3 septembre 1944 au matin un jeune Américain est arrivé chez nous sur sa Harley … Le temps passé est ainsi au service de l’avenir.

 

Sans remonter à cette présence romaine qui séparait le nord et le sud du territoire devenu la Belgique et nous amène finalement au problème du Bazar de l’Hôtel de Ville on peut cependant entrevoir …

 

Ce 9 novembre 2009 on fêtait le 20ème anniversaire de la « Chute du Mur ». Des historiens considèrent que la date du 9 novembre 1989 correspond à la fin de la seconde guerre mondiale. Quels événements, quels enchaînements de faits ont précipité le monde dans la guerre industrielle de 1914-1918 ? Où était la racine du mal qui allait détruire toutes les espérances d’un siècle s’ouvrant au progrès ? L’Alsace Lorraine : la France voulait récupérer ces territoires. C’est pourquoi ils ont tué Jaurès. Suivons la trace, le fil rouge : 1870. Napoléon III qualifié de « Petit » perd la guerre, l’Empire Allemand est créé à Versailles, l’Alsace et la Lorraine (re)deviennent allemands. La première guerre mondiale  remodèle l’Europe et en détruit les fragiles équilibres. L’Allemagne –dont le territoire n’a jamais été conquis par la France ou la Grande Bretagne- est occupée, vaincue et humiliée. Les dettes de guerre et la crise de 1929 amènent Hitler au pouvoir (*). Après être (re)devenus français en 1918, les Alsaciens-Lorrains (re)deviendront allemands de 1940 à 1945.  Allons plus loin …

 

C’est Louis XV qui, en 1736 avait fait donner en viager les Duchés de Lorraine et de Bar à son beau-père, roi déchu de Pologne. Ces Duchés devant revenir à la France au décès de Stanislas Leszezinski, roi de Pologne. Ces possessions nouvelles facilitaient la liaison avec l’Alsace... De 1736 à la chute du mur de Berlin et la grande réconciliation franco-allemande au sein de l’Union Européenne, symbolisée avec éclat le 11 novembre 2009 par la Chancelière d’Allemagne et le Président français ranimant la flamme à l’Arc de Triomphe, y aurait-il donc un fil rouge, de Louis à Angéla et Nicolas ?

L’Empire allemand combattait sur deux fronts durant la première guerre mondiale. Afin de pouvoir mettre la totalité de l’effort de guerre à l’ouest il fallait neutraliser la Russie tsariste. D’où l’idée d’y provoquer la révolution. C’est ainsi que les Allemands amenèrent Lénine de Suisse « dans un wagon plombé ». Lorsque Lénine débarqua du train le 3 avril 1917 à la gare de Finlande à Petrograd, il fut accueilli par des milliers de travailleurs enthousiastes. Les dirigeants mencheviks et socialistes-révolutionnaires étaient présents, avec à leur tête Tchkheidzé. Lénine leur tourna le dos car ils avaient capitulé devant le gouvernement libéral et soutenaient l’effort de guerre. Il s’adressa alors à la foule d’ouvriers et de soldats qui l’acclamaient: la Russie n’a pas besoin d’une démocratie parlementaire si elle dispose déjà d’une démocratie ouvrière. «Tout le pouvoir aux soviets!» … On connaît la suite. En tirant le fil rouge on peut en percevoir toute la « richesse ».

Le 30 janvier 1933 Hitler est nommé Chancelier d’Allemagne par le Président Hindenburg.  Les Nazis s’emparent du pouvoir grâce au soutien de la droite conservatrice : l’ancien Chancelier von Papen lui accorde son appui, par peur du communisme et des troubles sociaux. Le parti national socialiste était alors en perte de suffrages, il ne représente « plus que » 33,1% des voix alors qu’il avait culminé à 37,3%. La crise économique de 1929 et l’humiliation du diktat de Versailles ont aussi grandement aidé Hitler… Reprenons le fil rouge : première guerre mondiale, Lénine et son wagon plombé, l’accession de Hitler au pouvoir grâce au soutien de  la droite allemande et des milieux industriels et d’affaires qui craignent le communisme … Cela mène à la seconde guerre mondiale, à la défaite allemande et finalement l’Europe de l’est séparée par un « rideau de fer » comme le prédit déjà Winston Churchill dès le 5 mars 1946 (discours de Fulton).

 

Question à ne pas poser : et si Hitler n’était pas devenu Chancelier d’Allemagne ? Staline se serait-il emparé de l’Europe de l’Atlantique à l’Oural ? Merci Guillaume ! N’oublions jamais ces paroles –toujours d’actualité- de Joseph Goebbels « Cela restera toujours l’une des meilleures farces de la démocratie d’avoir elle-même fourni à ses ennemis mortels le moyen par lequel elle fut détruite »

Le Président Giscard d’Estaing à l’origine du premier conflit nucléaire du 21ème siècle ? En 1978 la France recueille Rouhollah Mousavi Khomeini à Neauphle-le-Château. Autour de l’exilé va se préparer sa prise du pouvoir en Iran, grâce à l’aide de la Lybie, de l’OLP, du Liban, de la Syrie… Sans doute, dans sa naïveté, Giscard y voyait-il le moyen de réduire l’emprise américaine sur (le pétrole de) l’Iran ? Dès le retour de Khomeini en Iran le Shah, ami fidèle de l’Occident, est lâchement abandonné et Khomeini prend le pouvoir le 11 février 1979. Nous avons vécu la suite avec l’installation d’un des régimes islamistes les plus rétrogrades et totalitaires du monde.  Aujourd’hui, le Président Mahmoud Ahmadinejad refuse d’abandonner son programme d’armement nucléaire … On peut aussi s’interroger aussi sur l’intervention des Etats-Unis en Irak. En détruisant le régime totalitaire de Sadam Husein nous avons donné un nouvel espace à l’intégrisme islamiste chiite… Le monde craint une frappe israélienne sur les installations nucléaires iraniennes. L’accueil d’un exilé il y a trente années et le manque total de perspective politique du Président Giscard d’Estaing ont ainsi  consacré l’hégémonie de l’islamisme chiite sur cette région du monde… Israël est menacé de destruction, la France vient d’installer une base militaire dans un Etat du Golfe …

 Suivez donc le « fil rouge ». Les « étudiants en religion » … Le traité  soviéto-afghan de 1978 a permis à l’URSS d’intervenir en soutien du gouvernement communiste en Afghanistan.  Ce par crainte de l’expansion islamiste en Iran (…Merci Giscard !!!). Un mouvement de résistance (les moudjahidines) soutenus par les USA (pour qui tout ennemi de l’URSS est alors un « allié »), l’Arabie Saoudite (qui veut isoler l’Iran) et le Pakistan. L’aide extérieure de 35.000 étudiants en religion …les « Talibans » parmi lesquels un certain Oussama Ben Laden rend la situation des troupes soviétiques de plus en plus précaire dans ce pays de montagnes et de tribus rebelles depuis toujours. Ils quittent l’Afghanistan le 15 février 1989 et abandonnent le pays aux luttes entre groupuscules religieux fanatiques. Une fois au pouvoir en 1994 les Talibans plongent le pays jusqu’en 2001 dans un islam fondamentaliste qui réduit la condition des femmes à l’état d’esclaves. On retrouve ensuite Oussama Ben Laden et le Mollah Omar à la base de l’attentat du 11 septembre 2001… Ensuite la seconde guerre du Golfe… L’envoi des troupes de l’Otan en Afghanistan… Vous suivez ? Tout cela a commencé à  Neauphle-le-Château, près de Paris. Merci Giscard… Suite… de 2011…

Le dit « Printemps Arabe » va-t-il donner naissance à de nouvelles Républiques islamistes à l’instar de l’Iran ? La première déclaration du gouvernement provisoire de  la Lybie a été d’annoncer que la  Charia serait la base de la nouvelle constitution. On va donc y couper les mains, fouetter et pendre, lapider, brûler les églises,…  au nom d’Allah !!! Et la contamination atteindra l’Egypte, la Tunisie et le Maroc… Merci Sarko, Merci BHL… Hier Sarko était accueilli en Lybie, entouré de femmes voilées… C’est parti !!! Guère mieux que Giscard. Les chefs d’Etat se succèdent mais l’humaine bêtise prévaut toujours chez les « politiques »…  Et rien n’est encore terminé : Afghanistan, Irak, Ahmadinejad, Pakistan, Israël … Après New York il y a eu Londres et Madrid, les massacres en Algérie, des attentats au Maroc…

 

L’Islam intégriste, chez nous aussi ! Parmi les kamikazes des attentats du 11 septembre 2001 se trouvaient trois « fidèles » de la Mosquée de Hambourg. Des « gens ordinaires ». Ne sont-ils pas les plus dangereux ? L’imam salafiste Mohamed Fazazi y prêchait un islam radical. Chez nous c’est par l’innocence d’un voile porté par des jeunes filles que l’islam marque de la manière la plus ostentatoire sa volonté de mainmise sur notre société. Les minarets suivront-ils bientôt ? Et on peut s’interroger sur « l’intelligence » de cet événement qu’a été l’élection d’une jeune musulmane qui siège maintenant voilée dans un Parlement, au cœur de l’Union européenne. Merci Louis XV… Merci Guillaume… Merci Giscard … Merci Joëlle Grande Prêtresse de l’Humanisme, Merci Philippe, grand Mufti de Molenbeek…

 

N’oublions pas que c’est  la droite catholique qui avait permis à Hitler d’accéder démocratiquement au pouvoir en 1933, que la lâcheté de Munich avait généré la seconde guerre mondiale.  Près de 80 ans après, et des dizaines de millions de morts, on n’a –hélas- pas encore compris qu’il fallait posséder la volonté et le courage  de défendre ses convictions…

 

(*)« Il ne faut jamais oublier que Hitler est arrivé

au pouvoir en Allemagne grâce au bulletin de vote du peuple »

Pasteur Michel Roehrig

Repris de « les Sept de Spandau » (Laure Joanin-Llobet)

08:44 Écrit par bk212103 dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

21/12/2011

Ecologistes, toute une réflexion

Quand la vieille femme a choisi le sac en plastique pour ses achats, la caissière lui a reproché de ne pas se mettre à "l'écologie".

La caissière dit à la femme que la génération de la vieille femme ne comprenait tout simplement pas le mouvement écologique ; que seuls les jeunes allaient payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources !

La vieille femme s'est excusée et a expliqué: " Je suis désolée, nous n'avions pas le mouvement écologique dans mon temps."

Alors qu'elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en rajouta :

" Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à notre dépens. C'est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l'environnement dans votre temps !

La vieille dame admit qu'à l'époque, on rendait les bouteilles de lait, les bouteilles de Coke et de bière au magasin.

Le magasin les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau ; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises.

À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.

En mon temps, on montait l'escalier : on n'avait pas d'escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux.

On marchait jusqu'à l'épicerie du coin aussi.

On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu'il fallait se déplacer de deux coins de rue.

Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.

À l'époque, on lavait les couches de bébé ; on ne connaissait pas les couches jetables.

On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge; pas dans une machine avalant 220 volts.

On utilisait l'énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements.

À l'époque, on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d'un frère ou d'une sœur à l'autre.

C'est vrai ! on ne connaissait pas le mouvement écologique.

À l'époque, on n'avait qu'une TV ou une radio dans la maison; pas une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d'une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l'État du Texas.

Dans la cuisine, on s'activait pour fouetter les préparations culinaires et pour préparer les repas; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans effort.

Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait des rembourrages comme du papier journal ou de la ouate, dans des boîtes ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.

À l'époque, on utilisait l'huile de coude pour tondre le gazon ; on n'avait pas de tondeuses à essence auto-propulsées.

À l'époque, on travaillait physiquement; on n'avait pas besoin d'aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l'électricité.

Mais, vous avez raison: on ne connaissait pas le mouvement écologique.

À l'époque, on buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif ; on n'utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter à chaque fois qu'on voulait prendre de l'eau.

On remplissait les stylos plumes dans une bouteille d'encre au lieu d'acheter un nouveau stylo; on remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir tout simplement à chaque rasage.

Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.

À l'époque, les gens prenaient le bus, le métro et les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l'école au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi de 24 heures sur 24.

À l'époque, les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes, taille crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons et gommes à chaque rentrée.

Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.

On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multi-prises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d'aujourd'hui."

A mon époque, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique, mais on vivait chaque jour de la vie dans le respect de l'environnement.

 

ALORS VIENS PAS ME FAIRE "CHI..." AVEC TON MOUVEMENT ÉCOLOGIQUE !!!

 

 

09:39 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

08/12/2011

En désaccord sur la date du jeûne d’Achoura et c'est tant mieux !

 

« Achoura » (littéralement « dix » en arabe) est célébrée le dixième jour du mois sacré de mouharram, premier mois du calendrier musulman. Cette fête du calendrier islamique, mineure pour les sunnites mais qui revêt une importance majeure chez les chiites, est attendue avec ferveur par les musulmans les plus pratiquants.

En effet, selon la Sunna (la tradition), le prophète Mohammed est allé, en 622, à la rencontre des juifs de Médine qui lui auraient expliqué les raisons pour lesquelles ils jeûnent pour Yom Kippour, le jour de l’expiation.

« Un an plus tard, pour confirmer sa filiation spirituelle à la tradition de Moïse, il recommande aux musulmans de jeûner deux jours, les neuvième et dixième jours du mois de mouharram, pour éviter que ne soient confondues les fêtes musulmanes et juives », écrit Kamel Meziti dans Les fêtes de Dieu, Yahweh, Allah (Bayard, 2011). Selon un hadith, jeûner ces deux jours permet d’expier les péchés de l’année écoulée.

Problème, cette année, les responsables musulmans français ne se sont pas accordés sur une date commune du calendrier grégorien.

Les autorités musulmanes en désaccord sur la date du jeûne d’AchouraAchoura.jpg

« Achoura » (littéralement « dix » en arabe) est célébrée le dixième jour du mois sacré de mouharram, premier mois du calendrier musulman. Cette fête du calendrier islamique, mineure pour les sunnites mais qui revêt une importance majeure chez les chiites, est attendue avec ferveur par les musulmans les plus pratiquants.

En effet, selon la Sunna (la tradition), le prophète Mohammed est allé, en 622, à la rencontre des juifs de Médine qui lui auraient expliqué les raisons pour lesquelles ils jeûnent pour Yom Kippour, le jour de l’expiation.

« Un an plus tard, pour confirmer sa filiation spirituelle à la tradition de Moïse, il recommande aux musulmans de jeûner deux jours, les neuvième et dixième jours du mois de mouharram, pour éviter que ne soient confondues les fêtes musulmanes et juives », écrit Kamel Meziti dans Les fêtes de Dieu, Yahweh, Allah (Bayard, 2011). Selon un hadith, jeûner ces deux jours permet d’expier les péchés de l’année écoulée.

Problème, cette année, les responsables musulmans français ne se sont pas accordés sur une date commune du calendrier grégorien.

En pratique, le mois de mouharram débute lorsque peut être observée à l’œil nu la nouvelle lune. « Une fois cette date fixée, il suffit ensuite de compter jusqu’à dix pour savoir quand a lieu l’Achoura », note le site Internet SaphirNews.

Or, si le 26 novembre, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a décrété le premier jour de mouharram, « nouvel an hégirien 1433 », et donc Achoura au lundi 5 décembre, la Grande mosquée de Paris, elle, a fixé sur son site Internet cette fête au « mardi 6 décembre 2011 ». En prenant soin toutefois de préciser en note « qu’un décalage d’une journée est possible ».

Résultat, « nombreux sont ceux qui ont préféré suivre – sous l’impulsion de muftis 2.0 – l’avis de l’Arabie saoudite, qui a déterminé le début de l’an 1433 au dimanche 27 novembre et l’Achoura au mardi 6 décembre, recommandant ainsi de jeûner lundi et mardi », déplore SaphirNews, en pointant « un déficit de communication des fédérations islamiques en France ».

débute lorsque peut être observée à l’œil nu la nouvelle lune. « Une fois cette date fixée, il suffit ensuite de compter jusqu’à dix pour savoir quand a lieu l’Achoura », note le site Internet SaphirNews.

Or, si le 26 novembre, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a décrété le premier jour de mouharram, « nouvel an hégirien 1433 », et donc Achoura au lundi 5 décembre, la Grande mosquée de Paris, elle, a fixé sur son site Internet cette fête au « mardi 6 décembre 2011 ». En prenant soin toutefois de préciser en note « qu’un décalage d’une journée est possible ».

Résultat, « nombreux sont ceux qui ont préféré suivre – sous l’impulsion de muftis 2.0 – l’avis de l’Arabie saoudite, qui a déterminé le début de l’an 1433 au dimanche 27 novembre et l’Achoura au mardi 6 décembre, recommandant ainsi de jeûner lundi et mardi », déplore SaphirNews, en pointant « un déficit de communication des fédérations islamiques en France ».

07:44 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

07/12/2011

La paix est peut-être plus en danger que jamais

Nous vivons un moment tragique de l'Histoire. Nous sommes peut-être au seuil d'une grande tragédie. Sait-on ce que nous réserve la mondialisation de la terreur?
 
Sait-on où les terroristes vont frapper et comment? Donc, évidemment, la paix est en danger, peut-être plus que jamais. Cette guerre contre le terrorisme, si on ne la gagne pas, peut déclencher une guerre atroce. Les données, les composantes, les acteurs sont là. C'est une guerre d'un type nouveau parce qu'elle est anonyme, sans visage.

C'est la misère, la pauvreté, l'ignorance, la haine, surtout la haine. Et bien sûr le fanatisme religieux. Comment peut-on voir, à la télévision, des parents dire leur fierté d'avoir pour fils un assassin suicidaire et assurer qu'ils continueront à prodiguer les mêmes principes à leurs autres enfants? Les meurtriers ne méritent pas le nom de martyr,terreur.jpg car un martyr meurt pour sa foi mais ne tue pas.
Il faut  que la terreur cesse pour pouvoir commencer à parler de la terreur, que la mort cesse pour que l'on puisse parler de la mort. Pourtant, au Moyen-Orient, je ne sais pas pour l'instant où l'on va, je ne sais pas s'il faut garder espoir ou céder au désespoir.

 La notion de guerre préventive? Tout dépend si c'est une guerre juste ou non. Si l'on avait fait une guerre préventive contre Hitler, on aurait épargné les quelque 60 millions de morts de la Seconde Guerre mondiale. Si l'on arrive à la conclusion que la guerre contre l'Irak est une guerre juste, car Saddam Hussein met en péril l'humanité avec ses armes biologiques, alors on peut la livrer préventivement.
La paix, c'est d'abord un état d'âme, cela se passe dans le cœur. Il faut être prêt. Et pour cela, il faut avoir beaucoup souffert. La paix advient souvent quand les deux parties sont fatiguées d'avoir trop pleuré, d'avoir trop été au cimetière. La guerre de Trente Ans s'est arrêtée parce qu'ils étaient épuisés de part et d'autre. Mais il faut aussi une voix morale qui s'élève, un personnage incontestable et admiré par tous, une sorte d'Einstein qui dise: « Arrêtez! Cela suffit »...Et j'attends cette voix.
 
Elie Wiesel, Prix Nobel de la paix

11:00 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

04/12/2011

L’euro, un otage idéologique

Il y un moyen simple de résoudre la crise de la zone euro : que la Banque centrale européenne promette de prêter aux Etats en dernier recours. Mais cette solution défendue par de nombreux économistes est rejetée par l’institution. Une rigidité purement idéologique, déplore un éditorialiste du Monde.

Il suffirait d'une phrase pour endiguer la crise de l'euro, affirment nombre d'économistes. Une petite phrase que devrait prononcer la Banque centrale européenne. La BCE devrait dire haut et fort qu'elle jouera le rôle de prêteur de dernier recours pour les membres les plus endettés de l'union monétaire. Et l'euro se porterait mieux.

Et les marchés seraient tenus en respect. Et, ô ! Joie suprême, on se ficherait pas mal de ce que racontent les agences de notation. Et on pourrait desserrer quelque peu l'étau de l'austérité budgétaire, assouplir les conditions de la rigueur. Et cela favoriserait un début de reprise de l'activité, qui faciliterait l'apurement de la dette. Et, sans promettre de raser gratis, on sortirait de ce cycle sinistre qui voit se défaire la zone euro, comme dans une méchante partie de bowling quand la grosse boule noire vient faucher les quilles les unes après les autres : d'abord Athènes, puis Dublin, Lisbonne, Madrid, Rome – en attendant Paris...

L'institut d'émission battant monnaie – c'est l'une de ses fonctions -, ses ressources sont, par définition, illimitées. Si la BCE dit qu'elle sera l'assureur de dernier ressort, elle dissuade la spéculation. Les marchés seront rassérénés. Ils n'exigeront plus des taux de rémunération faramineux pour souscrire aux emprunts des Etats les plus endettés.

Ceux-là échapperont à l'emballement des coûts de leur dette. Ils sortiront d'une infernale spirale dont on connaît parfaitement les étapes. L'Etat ignoblement endetté est d'abord condamné à ne plus pouvoir se financer sur le marché en émettant des bons du trésor : il devrait verser des taux d'intérêt prohibitifs. Il est amené à tendre la sébile. Il sollicite une aide auprès de créanciers extérieurs. Mais ces derniers n'accordent leur assistance qu'à des conditions d'austérité draconiennes qui épuisent le malade.

Dans l'hypothèse où la Banque centrale dit à l'avance qu'elle souscrira aux emprunts d'un Etat qui a du mal à payer ses dettes, le schéma est tout différent. Les achats de l'institut d'émission vont rabaisser les taux à des niveaux praticables, si la seule déclaration d'intention de la banque centrale n'a pas suffi à le faire.

C'est ce qui se passe hors zone euro, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, au Japon, par exemple. A des titres divers, ces trois pays n'alignent pas un carnet de notes plus brillant que la moyenne dans l'union monétaire européenne. Mais il est clair pour tout le monde que la Réserve fédérale, la Banque d'Angleterre ou celle du Japon n'hésiteront pas.

liberte.jpg

Et puis crotte !

 

07:58 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

03/12/2011

Les technocrates sont utiles à l’Europe

Beaucoup d’encre a coulé pour dénoncer l’arrivée au pouvoir des experts en Grèce et en Italie. Pourtant, la technocratie – qui fut longtemps un idéal de gauche – peut jouer un rôle très positif en temps de crise.


Le mot “technocratie” vient du grec “tekhnè”, qui signifie compétence, et “kratos”, pouvoir. Ainsi, les technocrates sont littéralement annoncés comme étant là pour “résoudre les problèmes” – des politiques qui prennent des décisions en se fondant sur leur expertise ou leur maîtrise d’un sujet plutôt que pour satisfaire un groupe d’intérêts ou un parti politique précis. On attribue généralement la paternité de ce terme à l’ingénieur William H. Smyth de Berkeley, en Californie, en 1919, même si l’idée remonte à Saint-Simon, l’un des pionniers de la pensée socialiste. Oui, n’ayons pas peur de le dire : il fut un temps où la gauche internationale pensait le plus grand bien de la technocratie. Dans l’Amérique des années 1930, par exemple, le mot n’était pas une insulte, mais le programme d’une nouvelle utopie sociale. Au milieu de la Grande Dépression, un mouvement technocratique constitué autour d’ingénieurs et d’économistes dissidents comme Thorstein Veblen et Howard Scott soutint que les politiques populistes étaient tout simplement incapables de corriger le système.

Dans les décennies suivantes, la technocratie acquit une piètre réputation. La vénération du progrès industriel et le pouvoir illimité des bureaucrates devinrent les signes distinctifs des régimes totalitaires, en Allemagne nazie et en Russie soviétique. George Orwell voit dans la technocratie un précurseur du fascisme.

Dans nombre de pays d’Europe, cependant, le mot a toujours des connotations positives. Des démocraties de dimensions modestes, comme les Pays-Bas, ont souvent recours à des technocrates pour jouer les médiateurs au sein de coalitions gouvernementales turbulentes ou entre employeurs et employés. Dans les anciens Etats communistes d’Europe centrale et orientale, les technocrates ont joué un rôle essentiel lorsqu’il s’est agi de négocier la transition entre régime autoritaire et démocratie.

“Il y a sans doute moins de technocrates actuellement au pouvoir en Europe que dans les années 1990”, suggère Kevin Featherstone, professeur de politique européenne à la London School of Economics (LSE). La situation n’est en effet pas nouvelle en Italie, où Giuliano Amato, professeur de droit, avait été nommé Premier ministre après l’expulsion de l’Italie du Système monétaire européen, en 1992. De même, Carlo Azeglio Ciampi, ancien secrétaire général de la Banque d’Italie, et l’économiste Lamberto Dini n’ont jamais été élus, mais nommés par le président pour superviser les réformes.

Peut-on pour autant en conclure que la technocratie vaut mieux que la démocratie ? Evidemment non. Mais il serait bon de reconnaître que le règne temporaire des technocrates est peut-être un aspect acceptable –  voire nécessaire – du processus démocratique en temps de crise. Ferions-nous davantage confiance aux membres du gouvernement britannique si la plupart d’entre eux n’étaient pas passés directement de l’université à la politique ? Je pense que oui. Les “ingénieurs” ne seront sans doute jamais apolitiques, mais ils sont peut-être moins politiciens que ceux qui sont entrés en politique pour devenir des hommes politiques.

Et si le seul défaut des technocrates, c’était de manquer de charisme et de faire l’économie d’une communication onéreuse ? “La médiocrité en politique ne doit pas être méprisée”, écrivait l’écrivain allemand (et eurosceptique) Hans Magnus Enzensberger. “La grandeur n’est pas indispensable.”

11:21 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

02/12/2011

L'addiction au charbon nous sera fatale


Pour quiconque ressortirait émerveillé des salles d'exposition de la conférence de Durban, la tête pleine d'images de technologies dernier cri dans le domaine des énergies renouvelables, le réveil risque d'être rude. Car c'est sans doute à ce terminal que ressemble en réalité notre avenir énergétique, et il y a de quoi trembler.

Le royaume du tout-puissant charbon ne cesse de s'étendre. La réaction de notre monde au changement climatique est si déconcertante que le combustible le plus sale de tous représente d'année en année une part plus importante de l'énergie planétaire. A Durban, on ne va parler que des moyens de nous défaire de notre addiction. Mais, tandis que les discussions traînent en longueur – de Nairobi en 2006 à Bali, puis Poznan, Copenhague et maintenant Durban –, cette dernière ne fait que s'aggraver. Quand les pourparlers ont débuté il y a cinq ans, la houille fournissait 25 % de notre énergie primaire. Ce chiffre est aujourd'hui de 29,6 %. Entre 2009 et 2010, la consommation mondiale a augmenté de presque 8 %.

Les écologistes peuvent certes saluer la volonté de l'Afrique du Sud d'organiser la conférence de Durban. D'ailleurs, il faut reconnaître qu'elle a proposé de réduire ses émissions de carbone. Mais le fait est qu'actuellement le pays affiche des émissions de pays riche dans un pays fondamentalement pauvre. Ses rejets de CO2 par habitant sont supérieurs à ceux du Royaume-Uni, alors que son PIB est six fois moins important. L'Afrique du Sud représente environ 40 % des émissions de CO2 liées aux combustibles fossiles en Afrique.

Le responsable n'est autre que le charbon. La production d'énergie à partir de la combustion de ce minerai émet deux fois plus de CO2 que le recours au gaz naturel. L'Afrique du Sud est l'un des pays de la planète les plus dépendants du charbon : 93 % de son électricité en proviennent, pour 80 % en Chine, 70 % en Inde et 45 % aux Etats-Unis. Outre sa dépendance nationale, l'Afrique contribuecahrb.jpg également à entretenir l'addiction désastreuse du reste du monde. Elle est le troisième principal exportateur pour les centrales thermiques. Ses mines gigantesques de la province de Mpumalanga [dans le nord-est du pays] alimentent un flot constant de trains en direction de Richards Bay. Le terminal peut traiter 91 millions de tonnes de charbon par an – de quoi dégager plus de 200 millions de tonnes de CO2. Les géants miniers Anglo American et BHP Billiton transportent ce combustible en Europe et, de plus en plus, vers les nouvelles puissances industrielles d'Asie.

Le monde est en pleine ruée vers le charbon. L'année dernière, en dépit de tous les grands discours politiques sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les émissions mondiales de CO2 de source énergétique (+ 5,8 %) ont augmenté plus vite que la consommation mondiale d'énergie. L'économie planétaire est en train de devenir plus polluante.

La situation donne jusqu'à présent raison aux cyniques : le durcissement des mesures de limitation des émissions dans les pays riches se traduit par une augmentation des rejets à l'échelle mondiale, en raison de la délocalisation des industries gourmandes en énergie vers les pays plus pauvres, où la réglementation est plus laxiste. Tandis que bien des économies occidentales sont à la peine, les pays en développement, eux, sont nombreux à enregistrer une croissance rapide. Or ils sont encore souvent très dépendants du charbon, d'où l'assujettissement croissant de l'économie mondiale à l'énergie la plus sale qui soit.

La Chine a beau être le premier producteur mondial d'éoliennes et de panneaux solaires, elle a doublé sa consommation de charbon au cours des huit dernières années. En 2010, pas moins de 48 % du charbon utilisé dans le monde l'a été par la Chine. Les routes chinoises sont encombrées de camions de transport qui partent des mines pour livrer les centrales électriques.


 

07:45 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook