08/12/2011

En désaccord sur la date du jeûne d’Achoura et c'est tant mieux !

 

« Achoura » (littéralement « dix » en arabe) est célébrée le dixième jour du mois sacré de mouharram, premier mois du calendrier musulman. Cette fête du calendrier islamique, mineure pour les sunnites mais qui revêt une importance majeure chez les chiites, est attendue avec ferveur par les musulmans les plus pratiquants.

En effet, selon la Sunna (la tradition), le prophète Mohammed est allé, en 622, à la rencontre des juifs de Médine qui lui auraient expliqué les raisons pour lesquelles ils jeûnent pour Yom Kippour, le jour de l’expiation.

« Un an plus tard, pour confirmer sa filiation spirituelle à la tradition de Moïse, il recommande aux musulmans de jeûner deux jours, les neuvième et dixième jours du mois de mouharram, pour éviter que ne soient confondues les fêtes musulmanes et juives », écrit Kamel Meziti dans Les fêtes de Dieu, Yahweh, Allah (Bayard, 2011). Selon un hadith, jeûner ces deux jours permet d’expier les péchés de l’année écoulée.

Problème, cette année, les responsables musulmans français ne se sont pas accordés sur une date commune du calendrier grégorien.

Les autorités musulmanes en désaccord sur la date du jeûne d’AchouraAchoura.jpg

« Achoura » (littéralement « dix » en arabe) est célébrée le dixième jour du mois sacré de mouharram, premier mois du calendrier musulman. Cette fête du calendrier islamique, mineure pour les sunnites mais qui revêt une importance majeure chez les chiites, est attendue avec ferveur par les musulmans les plus pratiquants.

En effet, selon la Sunna (la tradition), le prophète Mohammed est allé, en 622, à la rencontre des juifs de Médine qui lui auraient expliqué les raisons pour lesquelles ils jeûnent pour Yom Kippour, le jour de l’expiation.

« Un an plus tard, pour confirmer sa filiation spirituelle à la tradition de Moïse, il recommande aux musulmans de jeûner deux jours, les neuvième et dixième jours du mois de mouharram, pour éviter que ne soient confondues les fêtes musulmanes et juives », écrit Kamel Meziti dans Les fêtes de Dieu, Yahweh, Allah (Bayard, 2011). Selon un hadith, jeûner ces deux jours permet d’expier les péchés de l’année écoulée.

Problème, cette année, les responsables musulmans français ne se sont pas accordés sur une date commune du calendrier grégorien.

En pratique, le mois de mouharram débute lorsque peut être observée à l’œil nu la nouvelle lune. « Une fois cette date fixée, il suffit ensuite de compter jusqu’à dix pour savoir quand a lieu l’Achoura », note le site Internet SaphirNews.

Or, si le 26 novembre, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a décrété le premier jour de mouharram, « nouvel an hégirien 1433 », et donc Achoura au lundi 5 décembre, la Grande mosquée de Paris, elle, a fixé sur son site Internet cette fête au « mardi 6 décembre 2011 ». En prenant soin toutefois de préciser en note « qu’un décalage d’une journée est possible ».

Résultat, « nombreux sont ceux qui ont préféré suivre – sous l’impulsion de muftis 2.0 – l’avis de l’Arabie saoudite, qui a déterminé le début de l’an 1433 au dimanche 27 novembre et l’Achoura au mardi 6 décembre, recommandant ainsi de jeûner lundi et mardi », déplore SaphirNews, en pointant « un déficit de communication des fédérations islamiques en France ».

débute lorsque peut être observée à l’œil nu la nouvelle lune. « Une fois cette date fixée, il suffit ensuite de compter jusqu’à dix pour savoir quand a lieu l’Achoura », note le site Internet SaphirNews.

Or, si le 26 novembre, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a décrété le premier jour de mouharram, « nouvel an hégirien 1433 », et donc Achoura au lundi 5 décembre, la Grande mosquée de Paris, elle, a fixé sur son site Internet cette fête au « mardi 6 décembre 2011 ». En prenant soin toutefois de préciser en note « qu’un décalage d’une journée est possible ».

Résultat, « nombreux sont ceux qui ont préféré suivre – sous l’impulsion de muftis 2.0 – l’avis de l’Arabie saoudite, qui a déterminé le début de l’an 1433 au dimanche 27 novembre et l’Achoura au mardi 6 décembre, recommandant ainsi de jeûner lundi et mardi », déplore SaphirNews, en pointant « un déficit de communication des fédérations islamiques en France ».

07:44 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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