28/11/2011

La liberté est-elle une chimère?

Sommes-nous réellement libres ou volontaires pour le devenir ? Pouvons-nous y parvenir pour autant ?

 


Au sens pur et étymologique, libre du latin liber, signifie indépendant. Indépendant : ne dépendre de rien ni de personne ? Nous disons « être libre », soit vivre libre. Pour vivre, nous devons considérer et contenter nos besoins, nécessaires à cette existence.

 

Vivre libre, c'est disposer de nous-mêmes et des ressources terrestres moyennant la satisfaction de nos nécessités par nos facultés propres. Pour saisir l'être indépendant, sa liberté, il est ainsi nécessaire de comprendre le marché de ses nécessités qui correspondent aux besoins essentiels à notre existence.

 


Il y a différentes variétés de besoins.

 

- Le besoin vital, soit les nourritures alimentaires et spirituelles.
- Le besoin matériel, qui peut être individuel et collectif à la fois.
- Le besoin social, collectif par défaut, car il implique les échanges et permet de disposer de forces élargies par l'union de plusieurs.

liberte.jpg


Pour le besoin vital, il faut alimenter et protéger notre corps et notre esprit. Pour le second besoin, matériel, nous devons disposer de matières premières, issues des ressources terrestres. Il s'agit enfin de répondre à notre besoin social : il faut nous organiser, de telle sorte que l'ensemble puisse cohabiter. Chercher des réponses collectives à des questions collectives, qu'elles concernent la survie ou le bon voisinage. Si une défaillance survient dans le contentement de l'un ou l'autre de ces besoins, alors l'édifice s'ébranle et s'écroule.

 


L'individu est donc menacé si son premier besoin n'est pas couvert. Il l'est aussi s'il ne dispose pas des ressources nécessaires à la satisfaction de ses besoins. La société est en sursis si en son sein l'individu est insatisfait. C'est cette conscience essentielle qui pousse l'humain, la matière comme la société à s'agréger dans un tryptique, idéalement harmonieux. Mais c'est aussi cette conscience qui crée un état de dépendance entre ces éléments. L'individu ne peut donc envisager de liberté sans compter sur lui-même, sans matière, sans société. Il est lié à son corps, à son environnement immédiat, au reste des hommes.

 


La Personne, pour prétendre disposer de toute son indépendance, est d'abord exposée à un ensemble complexe de devoirs qui nécessite de nombreux efforts. Elle ne peut envisager de vivre librement sans répondre à ses besoins. En conséquence, il est possible de dire que pour parvenir à éclore la liberté supporte des contraintes et des efforts contradictoires que nous devons connaître et apaiser, à chaque niveau ( individuel, matériel, sociétal ).

 

 

08:33 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

27/11/2011

Marx: la révolution permanente

Marx s'indigne, fulmine et trépigne face à un monde où l'opulence criarde des bourgeois s'accroît encore et toujours à mesure que les ouvriers s'enfoncent dans la misère. Cette inégalité inadmissible, il la perçoit distinctement grâce au langage marx.jpguniversel de l'argent, 
relevant du champ économique où les aliénations cachées dans le passé se clarifient enfin.

 

En énonçant une parenté entre la personne et l'extérieur, entre le sujet et l'objet qui fonde la disparition progressive du sujet dans l'objet, le matérialisme historique permet de saisir l'aliénation de l'homme. L'esprit se fait chose tandis que les choses se saturent d'esprit. Ceci est d'autant plus vrai que progressivement le produit se détache de manière croissante de l'activité productrice et même prend possession d'elle: l'objectivation devient réification. 
Ainsi, le capital n'est pas une chose mais un rapport social entre personnes médiatisées par des choses ".

 

De même, la religion, le droit ou la morale, constituent des inter-mondes 
séparant les hommes. La liberté politique, quant à elle, n'est qu'un leurre - c'est la célèbre distinction entre liberté réelle et liberté formelle: certes, les prolétaires possèdent le même droit de vote que les capitalistes en démocratie (liberté formelle), mais ils n'en jouissent ni 
n'en usent car on les prive des conditions de vie acceptable et on les dépouille du fruit de leur travail (liberté réelle). 

Face à cette épée de Damoclès, Marx annonce la fin du capitalisme par la révolution du prolétariat, avivée par la critique du parti, et l'avènement de l'Homme total. Par là, l'histoire se voit conférer un sens: pas une orientation irrésistible vers certaines fins, mais l'immanence à l'Histoire d'un problème par rapport auquel ce qui arrive à chaque moment peut être situé, apprécié, comparé, exprimé dans le même langage, conçu comme la contribution à la même tentative, et donc fournir un renseignement, bref, s'accumuler avec les autres résultats du passé pour former un seul tout signifiant. La masse prolétarienne est le lieu où l'extrême aliénation et la libération se mêlent un instant dans la praxis, où la conscience est un produit de l'Histoire et l'Histoire un produit de la conscience.

 

Le prolétariat est ce milieu où tout est faux et tout est vrai, où le faux est vrai en tant que faux et le vrai faux en tant que vrai, car il est la marchandise s'apercevant comme marchandise et du même coup se distinguant d'elle-même. Alors le prolétariat se supprime et conduit à la société sans classe. Un tel bouleversement ne peut avoir lieu que dans le sein de la praxis, mode d'existence polarisé, parenté d'une idéologie, d'un mouvement de forces productives, d'une technique, chacun entraînant l'autre et en recevant appui. L'ordre de la praxis est celui de la communication, de la fréquentation et de l'échange.

 

Ce mouvement du prolétariat est aiguillé par l'élaboration critique du parti, lieu où le sens qui est se comprend. On peut percevoir ici l'un des problèmes du marxisme: la révolution doit être permanente, le sens de la révolution est d'être révolution, c'est-à-dire critique universelle et en particulier d'elle-même. Or en pratique, aucune révolution ne saurait l'être. Il vient toujours un moment où la révolution devient gouvernement, le changement par la violence et la limitation de celle-ci par les institutions. 

 

07:10 Écrit par bk212103 dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

25/11/2011

SMAKELIJK


Vu sur l'étiquette d'une "grande" surface

Saumon de la mer du Nord (en très grand)
Elevé en Norvège (prendre une loupe pour lire)

Voici pourquoi...


Voilà une raison de plus pour se régaler de saumon industriel. On savait déjà que la bestiole d’élevage qu’on nous sert à table n’est pas toujours très ragoutante.
Petit rappel pour ceux qui l’aurait oublié : avant d’atterrir dans notre assiette, le saumon industriel, qui atteint ses 6 kilos en deux ans, soit deux fois plus vite que son cousin sauvage, a été sélectionné génétiquement pour fairesaumon.jpg du gras et nourri de granulés énergétiques constitués de farine de poisson agglomérés avec de l’huile de palme. Une pitance assaisonnée au colorant pour lui rosir la chair. Pour qu’il n’attrape pas la première méchante bactérie qui passe dans les cages surpeuplées – comptez 25 kilos de saumons par mètre cube – l’éleveur l’a régulièrement traité à coups d’antibiotiques.


Et, comme l’opération est stressante, on lui a filé un peu d’anesthésiant, puis redonné un coup de fouet avec une cure de vitamine c.

 

Les braves bêtes servies fumées ont droit, après électrocution, à un saumurage express par injection d’eau salée dans les chairs et à un badigeonnage de fumée liquide artificiel ; Hum, c’est bon !

Voilà qu’on apprend maintenant que chaque fois qu’on avale une bouchée de saumon industriel on assassine des saumons sauvages.

La faute aux poux de mer, qui infestent les fermes immergées le long des cotes et sautent sur tous les poissons sauvages qui passent a coté des cages. Ces terreurs de 3 millimètres vous tuent un poisson en moins de deux, en lui épluchant la peau.

Des chercheurs canadiens viennent de prouver que s’il y a de moins en moins de saumons sauvages en Atlantique c’est la faute de ces poux de mer échappés des élevages de salmonidés. C’est aussi à cause d’eux que les saumons d’élevage – nous en avalons près de 2 kilos par an, ce qui nous hisse à la deuxième place mondiale – sont régulièrement trempés dans un bain antiparasitaire.

Smakeliik !

 

 

 

07:23 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

24/11/2011

Le Train chinois qui n'arrête jamais à une station.

Elle présente une brillante innovation des nouveaux trains chinois à grande vitesse : faire monter et descendre les passagers sans arrêt du train dans les stations. Pas de temps gaspillé : le train à grande vitesse se déplace tout le temps. S'il y a 30 stations entre Beijing et Guangzhou, le simple fait d'arrêter et d'accélérer à nouveau à chaque station gaspillerait à la fois de l'énergie et du temps. Un arrêt de seulement 5 minutes par station (les passagers âgés ne peuvent pas être bousculés) se traduirait par une augmentation de la durée du trajet en train de 2 heures et demie (5 minutes x 30 stations) .

*Comment ça fonctionne*

1. Pour ceux qui montent à bord du train: les passagers à une station embarquent dans une cabine connectrice avant même que letrain.JPG train n'arrive à la gare. Lorsque le train arrive, il ne s'arrête pas. Il ralentit juste pour ramasser la cabine connectrice qui se déplace avec le train sur le toit du train. Tandis que le train s'éloigne de la gare, les passagers monteront à bord du train à partir de la cabine connectrice montée sur le toit du train. Après le débarquement complet de tous ses passagers, la cabine connectrice sera déplacée vers l'arrière du train.

2.. Pour ceux qui débarquent du train : pendant que le train est encore en mouvement, les passagers qui veulent débarquer à la prochaine station montent à bord de la cabine connectrice à l'arrière du toit du train. Lorsque le train arrive à la station suivante, il suffit de déposer la cabine connectrice et de la laisser derrière à la gare. Les passagers qui sortent peuvent alors prendre leur temps pour débarquer à la station puisque le train est déjà parti. Au même moment, le train va chercher sur la partie avant du toit du train les passagers qui montent à bord dans une autre cabine connectrice. Donc, à chaque station, le train dépose toujours une cabine connectrice à l'arrière du toit et prend une nouvelle cabine connectrice sur la partie avant du toit.


08:07 Écrit par bk212103 dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

21/11/2011

MAROC et PETITES BONNES

Au Maroc, le fléau toléré des « petites bonnes »

Entre 60 000 et 80 000 fillettes de 8 à 15 ans sont exploitées comme domestiques au Maroc.

 

Depuis trois ans, le « collectif pour l’éradication du travail des petites bonnes » lutte contre ce fléau qui perdure dans ce pays demeuré très inégalitaire.

Après le drame d’une enfant, Khadija, battue à mort par ses employeurs en juillet, un projet de loi devrait être soumis au Parlement après les élections du 25 novembre.

07:47 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

19/11/2011

Ombre

Avez-vous remarqué que l'ombre n'a pas bonne presse dans notre culture ? C'est sans doute dû à sa noirceur, à son caractère impalpable, insaisissable, à la maléfique faculté qu'elle a de se glisser partout, de se tordre, de se casser, à l'impossibilité de s'en débarrasser. Les mots le disent : faire de l'ombre, une ombre au tableau, lâcher la proie pour l'ombre... 


L'ombre est lourde d'angoisses, chargée de toutes les peurs, les interrogations, les mystères que souffre l'âme humaine. Le royaume des ombres, c'est le pays de la mort. 


Mais, en même temps, l'ombre est comme le double du corps. Dans de nombreuses cultures, il est interdit de marcher sur l'ombre de quelqu'un comme de jouer avec la sienne. L'ombre est un double du corps, quasi son âme. 


Dans le chant V du Purgatoire ( La Divine Comédie, 1306 -1321), les âmes s'aperçoivent que Dante n'est pas des leurs car lui seul projette une ombre: « Quand ils s'aperçurent que je faisais obstacle avec mon corps aux rayons du soleil, leur chant se mua en un oh long et rauque et je les vis me regarder avec stupeur : moi seul, moi seul, et la lumière brisée. » 

ombre.jpg
Dante a une ombre dans un monde où il n'y en a pas. 
Le thème de l'ombre, du double, est fréquent dans la littérature fantastique: Chamisso, Hoffmann, Andersen, Hoffmannstahl l'ont traité. Perdre son ombre, c'est perdre une part de soi, une part de son âme. Et c'est aussi ne plus avoir de prise sur le non - moi. Thème riche en conséquences psychologiques et philosophiques. C'est qu'il vaut mieux ne pas être une ombre dans l'imaginaire occidental : ombrageux, porter ou prendre ombrage, lâcher la proie pour l'ombre...


Et pourtant ! Si on mettait l'ombre en lumière, quand bien même, à première vue, elle n'inspire guère confiance !

10:49 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

18/11/2011

Facebook ne compte pas que des amis

Créé en 2004 par Mark Zuckerberg, alors étudiant à Harvard, aux États-Unis, Facebook est devenu, avec 750 millions d’inscrits le premier réseau social au monde.

Une success story à l’américaine, qui n’est cependant pas exempte de critiques, notamment en matière de protection des données privées.

À l’origine destiné aux seuls étudiants de face.jpgla prestigieuse université américaine, Facebook est devenu accessible à tous en 2006, chacun pouvant désormais créer un profil, partager des informations personnelles, créer des albums photos, et entrer en contact avec des « amis »… qui peuvent être des inconnus.

Premier problème : la collecte des informations privées. Lorsqu’un internaute s’inscrit sur Facebook, ses éléments biographiques, ses photos et la liste de ses amis sont mis par défaut à la disposition du public, sauf si l’internaute configure différemment les paramètres de confidentialité du compte. Facebook incite d’ailleurs les internautes à renseigner leurs informations personnelles avec beaucoup de précision.

Désormais accessible via les smartphones, Facebook conserverait également les dates, heures et coordonnées géographiques de chaque connexion au service, ainsi que le détail des appareils utilisés pour se connecter.

Deuxième problème : la récupération des données personnelles par des annonceurs publicitaires et des personnes tierces. La multiplication des « applications » – souvent des jeux et des quizz proposés par des éditeurs externes – a renforcé les soupçons. Car lorsqu’un internaute installe une application, toutes les informations personnelles sont automatiquement communiquées.

En moyenne, l’utilisateur de Facebook compte 135 « amis » et passe environ 55 minutes par jour sur le site. Une popularité qui rend la gestion des données personnelles difficile pour le site communautaire, ce dernier n’étant pas à l’abri de fuites. En mai 2011, la société de sécurité informatique, Symantec, avait ainsi découvert que certaines applications de Facebook avaient laissé fuiter des mots-clés de sécurité, permettant aux annonceurs publicitaires d’accéder à des informations personnelles (âge, genre, goûts) mais aussi à des photos et à des messages envoyés sur le réseau social.

Malgré ces risques, la première faille de sécurité du réseau pourrait être humaine. Telle est la conclusion de deux chercheurs de l’université de Vancouver, au Canada : ces derniers ont réussi à dérober 250 gigaoctets de données sur Facebook, en se faisant accepter comme amis par des utilisateurs choisis au hasard. Ces chercheurs avaient utilisé des comptes-robots permettant, une fois liés à un véritable utilisateur de Facebook, de tracer son activité sociale et de récupérer ses informations. Près d’une personne sur cinq avait accepté les « demandes en amis » émis par ces faux comptes, sans pour autant savoir qui se cachait derrière.

 

11:12 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook