18/11/2011

Facebook ne compte pas que des amis

Créé en 2004 par Mark Zuckerberg, alors étudiant à Harvard, aux États-Unis, Facebook est devenu, avec 750 millions d’inscrits le premier réseau social au monde.

Une success story à l’américaine, qui n’est cependant pas exempte de critiques, notamment en matière de protection des données privées.

À l’origine destiné aux seuls étudiants de face.jpgla prestigieuse université américaine, Facebook est devenu accessible à tous en 2006, chacun pouvant désormais créer un profil, partager des informations personnelles, créer des albums photos, et entrer en contact avec des « amis »… qui peuvent être des inconnus.

Premier problème : la collecte des informations privées. Lorsqu’un internaute s’inscrit sur Facebook, ses éléments biographiques, ses photos et la liste de ses amis sont mis par défaut à la disposition du public, sauf si l’internaute configure différemment les paramètres de confidentialité du compte. Facebook incite d’ailleurs les internautes à renseigner leurs informations personnelles avec beaucoup de précision.

Désormais accessible via les smartphones, Facebook conserverait également les dates, heures et coordonnées géographiques de chaque connexion au service, ainsi que le détail des appareils utilisés pour se connecter.

Deuxième problème : la récupération des données personnelles par des annonceurs publicitaires et des personnes tierces. La multiplication des « applications » – souvent des jeux et des quizz proposés par des éditeurs externes – a renforcé les soupçons. Car lorsqu’un internaute installe une application, toutes les informations personnelles sont automatiquement communiquées.

En moyenne, l’utilisateur de Facebook compte 135 « amis » et passe environ 55 minutes par jour sur le site. Une popularité qui rend la gestion des données personnelles difficile pour le site communautaire, ce dernier n’étant pas à l’abri de fuites. En mai 2011, la société de sécurité informatique, Symantec, avait ainsi découvert que certaines applications de Facebook avaient laissé fuiter des mots-clés de sécurité, permettant aux annonceurs publicitaires d’accéder à des informations personnelles (âge, genre, goûts) mais aussi à des photos et à des messages envoyés sur le réseau social.

Malgré ces risques, la première faille de sécurité du réseau pourrait être humaine. Telle est la conclusion de deux chercheurs de l’université de Vancouver, au Canada : ces derniers ont réussi à dérober 250 gigaoctets de données sur Facebook, en se faisant accepter comme amis par des utilisateurs choisis au hasard. Ces chercheurs avaient utilisé des comptes-robots permettant, une fois liés à un véritable utilisateur de Facebook, de tracer son activité sociale et de récupérer ses informations. Près d’une personne sur cinq avait accepté les « demandes en amis » émis par ces faux comptes, sans pour autant savoir qui se cachait derrière.

 

11:12 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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