26/10/2011

Starbucks

 

Il considéra avec tristesse le gobelet en carton posé sur la table. Une véritable hérésie à ses yeux. Fut un temps où le café se dégustait dans une petite tasse en porcelaine. Promener ses narines au-dessus du liquide sombre pour humer les arômes participait du plaisir.

 

Aujourd'hui, la torréfaction n'éstar.jpgtait plus qu'un argument commercial bidon pour attirer le chaland pressé par le rythme infernal de la vie moderne. Ajoutez à cela des noms pompeux à consonance italienne pour légitimer l'escroquerie, et la supercherie était totale.

 

Suivant la voie tracée par la restauration rapide, des petits malins engrangeaient les euros par millions en fourguant des ersatz à des gogos incapables de recon­naître un bon produit d'une merde synthétique. Un café au chocolat blanc surmonté d'une bonne dose de crème Chantilly avec des fragments de cookies piles pour couronner le tout...

 

Assis sur un haut tabouret, collé à la vitrine du Starbucks où il avait atterri à son corps défendant, il attendait. …

07:13 Écrit par bk212103 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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