30/09/2011

SUS AUX GRAFFEURS

Selon des associations de riverains et la police, le phénomène s’explique aussi par la glorification qui a été faite des graffitis, et par des expositions contestées consacrées à ce mode d’expression.

“Pour beaucoup, les tags sont une forme d’art. Des gens gagnent de l’argent en créant des tee-shirts décorés de graffitis. C’est la culture pop”.

Les tags ne sont plus l’apanage des gangs. Les profils des “délinquants” sont aujourd’hui plus variés, les graffeurs considérant leur quartier comme une toile grandeur nature. “Nous avons aujourd’hui des graffitis en grand nombre dans des zones qui ne posaient pas problème auparavant”. “Ce sont surtout des graffeurs qui se baladent sur leur skate.”

Malgré la réduction des budgets, les grandes villes ont dû trouver des moyens de renforcer leurs actions. On a notamment créé une base de données sophistiquée d’identification des graffitis et, à Portland, les patrouilles à pied ont été rétablies dans le quartier de Brooklyn. “Quatre ou cinq agents quadrillent les rues une fois par semaine à la tombée de la nuit avec un kit de nettoyage ».

“On a vu quelques nouveaux graffeurs qu’on aimerait bien prendre la main dans le sac.”

 

07:48 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

26/09/2011

La télévision nuit-elle gravement à la santé ?

 

Selon une étude australienne, chaque heure passée devant le poste réduit l’espérance de vie d’un téléspectateur de 22 minutes

L’abus de télévision ne cause pas uniquement une irritation de la rétine, mais aurait des conséquences bien plus funestes. Selon une étude publiée le 15 août dernier dans le British Journal of Sports Medecine par des chercheurs australiens de l’Université du Queensland, chaque heure passée devant le petit écran réduit l’espérance de vie de 22 minutes du téléspectateur âgé de plus de 25 ans.

Pour obtenir ce chiffre inquiétant, le docteur Lennert Veerman et son équipe se sont appuyés sur une enquête menée depuis 1999 auprès de 11 000 Australiens âgés de plus de 25 ans par le Bureau des statistiques sur le mode de vie, l’obésité et le diabète. Selon cette étude rendue publique en 2010, une heure de télévision par jour entraîne une hausse de 8 % de mort prématurée.

En appliquant ces résultats à l’ensemble de la population de la même tranche d’âge, les scientifiques en ont déduit que deux heures passées quotidiennement devant le poste réduisaient l’espérance de vie des hommes de 1,5 an et celle des femmes de 1,8 année. En comparaison avec une personne qui ne regarde pas la télévision, un accro du petit écran qui le regarderait six heures par jour doit s’attendre à vivre 4,8 années de moins.

L’inactivité physique générée par cette occupation serait la cause de cette augmentation de la mortalité, notamment en raison de risques accrus de maladies cardio-vasculaires, selon les auteurs de l’enquête qui s’inquiètent pour les téléspectateurs d’autres pays.

En 2010, les Français ont passé en moyenne 3 h 32 par jour devant leur poste, soit sept minutes de plus qu’en 2009. « Si ces chiffres sont confirmés ailleurs et montrent également une relation de cause à effet, ajoutent les chercheurs, regarder la télévision deviendrait un problème de santé publique comparable aux comportements à risques. »

 

Par comparaison, il est estimé que fumer une cigarette réduit l’espérance de vie de 11 minutes.

 

 

08:12 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

22/09/2011

ADOLESCENCE

Au fil des années, la silhouette des ados s’allonge et les traits s’affinent…

C’est un âge charnière, à mi-chemin entre l’enfance et l’âge adulte.

Dès 14 ans, et son lot de bêtises. Avec une sincérité désarmante, ils confient leurs amours, les premiers chagrins et « le temps des désillusions ».

Au fil des années, c’est d’abord le changement rebelle.jpgphysique qui frappe. La silhouette s’allonge, les traits s’affinent. Le garçon a troqué sa coupe sage pour une coiffure rebelle qu’il fixe avec du gel ; la fille, toujours habillée en noir, ne jure désormais plus que par le rose…

Ils ont mûri, et réfléchissent davantage aux conséquences de leurs actes. Ils veulent protéger « les parents », persuadés qu’il vaut mieux leur épargner le compte rendu de leurs expériences.

À travers ce grand portrait de l’adolescence se dessine aussi la famille d’aujourd’hui, en perte de repères. Aux changements du corps et à la dure quête d’identité s’ajoute la difficulté à trouver sa place dans une famille souvent recomposée.

Enfin, après les crises, la rébellion puis une légère accalmie, vient la tant attendue majorité. Le temps de faire des choix, d’aller voter. En soufflant sur les bougies du gâteau, ces jeunes adultes laissent derrière eux des années au goût doux-amer.

 

 

07:44 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

19/09/2011

VAMPIRES

Dans un village du sud du pays, une ancestrale coutume conduit toujours les villageois à planter un pieu dans le cœur des morts pour qu'ils ne reviennent pas les hanter.

Amărăştii de Sus est un village aride d'Olténie [une région du sud du pays], bâti, comme n'importe quel village des plaines, autour d'une longue route centrale bordée de maisons soignées, d'un stade "européen" et de quelques tavernes braillardes. La quiétude du village est cependant troublée  par une tradition ancestrale : celle de "tuer" les morts qui se sont transformés en moroi (comme on appelle ici les strigoi, les revenants) et reviennent hanter leurs proches. En Olténie, ce genre de pratiques ancestrale est plus courante que dans toute autre région.

En 2003, plusieurs villageois du village voisin de Celaru ont déterré un mort qu'ils soupçonnaient s'être transformé en revenant, ils ont arraché son cœur, l'ont brûlé, puis ont bu les cendres avec de l'eau. L'affaire a fait grand bruit, six personnes ont été reconnues coupables de profanation de sépulture et ont été condamnées à une peine de prison et à payer des dommages moraux  à la famille. Aujourd'hui tous les morts d'Amărăşti sont piqués "préventivement" dans le cœur ou le ventre avec des pieux durcis au feu, pour qu'ils "ne sortent pas de leurs tombes".

Ce dimanche après-midi, quelques voisins d'une partie pauvre du village papotent sur un banc. Le travail ne presse pas, la récolte de blé a été riche, les provisions pour l'hiver sont engrangées et les animaux somnolent. Lorsque les ragots communaux sont épuisés, les discussions prennent un chemin "underground". "Moi, je n'ai jamais été hantée par les morts parce que je leur ai piqué le cœur à tous, c'est bien comme ça", lance Dumitra, une femme de 71 ans. Elle ne l'a pas fait elle-même, mais a fait appel à des "intermédiaires" plus habitués, qui savent faire preuve de sang froid.

Après la mort, on dit que parfois l'âme du défunt ne se contente pas d'être pleurée durant 40 jours, ou de boire le verre d'eau ou de vin que la famille lui a laissé sur le rebord de la fenêtre, puis de monter au ciel. Dans ces cas, disent les villageois, l'esprit sort de la tombe, devient moroi et retourne à la maison tourmenter sa famille.

08:38 Écrit par bk212103 dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

17/09/2011

LEVE-TOT

Pas facile de sauter de joie quand le réveil sonne aux petites heures. Pourtant, les personnes qui se lèvent tôt sont apparemment plus heureuses et en meilleure santé!

Une nouvelle étude affirme que les personnes qui sortent du lit à 06h58, en moyenne, travaillent mieux, sont moins déprimées, sont moins stressées et ont la ligne plus fine.

"Les gens du matin ont tendance à être en meilleure santé et à être plus heureux. Ils sont également moins gros que ceux qui se lèvent tard", explique un chercheur.

Selon l'étude, les gens qui se lèvent tôt effectuent leurs corvées plus rapidement et conduisent leurs enfants plus tôt à l'école (ce qui paraît logique).

Peut-être que les gens qui sont du matin sont simplement mieux adaptés à notre société industrielle que ceux qui dorment plus tard" tente d'expliquer le chercheur.

En moyenne, les lève-tard sortent du lit à 8h54. Le week-end, les lève-tôt se réveillent à 7h47, contre 10h09 pour les lève-tard.

 

07:35 Écrit par bk212103 dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

15/09/2011

MAIS et ENERGIE

Frappés par la crise, les agriculteurs italiens se convertissent à la culture intensive du maïs pour produire du biogaz, plus rémunérateur. Mais ils se mettent ainsi à la merci des spéculateurs et menacent la biodiversité, dénonce le fondateur du mouvement Slow Food.

Agriculture industrielle. Méditons sur cet oxymore. En son nom, l’homme a pensé pouvoir produire de la nourriture sans paysans et a fini par évincer ces derniers des campagnes. Nous en sommes même aujourd’hui à l’idée qu’il puisse y avoir des champs cultivés sans que des aliments y soient produits : une agriculture sans nourriture. Une agriculture, qui, dès lors qu’elle se base uniquement sur le profit et sur les spéculations, parvient à rendre mauvais tout ce qui peut être bon : la nourriture, les terrains fertiles (qui le sont de moins en moins), mais aussi l’énergie propre et renouvelable. Comme le photovoltaïque, comme le biogaz.

On a parlé de la façon dont l’énergie photovoltaïque peut devenir une machine dévoreuse de terrains et de ressources alimentaires. Aujourd’hui l’heure est aux centrales au biogaz qui exploitent les biomasses, c’est à dire les déchets de l’élevage, l’herbe de fenaison et autres végétaux.

Ces installations seraient idéales mais.jpgpour se débarrasser des déjections, problème récurrent des éleveurs, et autres déchets biologiques, en améliorant leur revenu grâce à une production d’énergie qui peut-être utilisée pour l’exploitation agricole, ou vendue.

Mais si l’affairisme s’en mêle, si des investisseurs qui se fichent complètement que l’agriculture produise de la nourriture et qu’elle le fasse le mieux possible, flairent la bonne affaire et accourent, alors le biogaz peut devenir une malédiction. C’est ce qui est en train d’arriver dans de nombreuses régions de la plaine du Pô, surtout là où il y a de fortes concentrations d’élevages intensifs.

Que se passe-t-il ? De nombreux agriculteurs, aux abois en raison de la crise généralisée du secteur, se transforment en producteurs d’énergie et cessent de produire des aliments. En fait, ils se contentent de cultiver du maïs de manière intensive pour remplir des "digesteurs", générateurs de biogaz.

Des investisseurs les aident et parfois les exploitent. Il y a des fermes d’élevage où les agriculteurs sont payés par ceux qui ont construit les installations pour la culture du maïs : ils sont devenus des ouvriers du secteur énergétique, ce ne sont plus des paysans.

 

07:41 Écrit par bk212103 dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

13/09/2011

Femme moderne et l'orgasme

Eh oui, les filles, pour pouvoir vous regarder fièrement
dans la glace à la fin de l'été, vous avez intérêt à coucher. Et pas qu'un peu:
«Jouissez, c'est un ordre» semble être le leitmotiv des magazines de l'été.

En vrac: «Où faire l’amour? 15 situations à vos risques et périls»
(20 ans), «L’extase en 7 positions
(revisitées) du Kama Sutra» et «Les mots qui (les)
font bander» (Biba), «J’aime
faire l’amour à plusieurs» (Marie Claire)
ou encore, pour les moins de 15 ans, «J’ai des fantasmes, c’est normal?» (Lolita!).

Be est encore plusorgas.jpg
explicite avec son test: «Êtes-vous une winneuse ou une loseuse sexuelle?». Enfin, un magazine est entièrement consacré à la question: Sensuelle, c’est 100 pages de sexe tous
les mois, avec cet été «69 conseils pour booster votre sexualité». Le
message est clair: il va falloir être sexuellement hyper performante et libérée
pour ne pas passer pour une oie blanche.

Dans les années 60 et 70, la presse féminine, très imprégnée
du Deuxième sexe de Simone de
Beauvoir, était en première ligne du combat pour l'émancipation sexuelle des
femmes.

Orgasme, pilule, homosexualité, relations extra-conjugales:
pour la première fois, ces sujets tabous étaient abordés par Elle et Marie-Claire. C'était l'époque où les féminins décomplexaient
leurs lectrice: aujourd'hui, c'est l'inverse.

Fini le temps où ces magazines invitaient
les femmes à ne plus avoir honte de leur corps et de leur sexualité, désormais
le sexe, débridé si possible, hétéro-centré toujours, est obligatoire.

Et la
compétition est rude, car il y a toujours plus jeune, plus séduisante et plus
mince que soi dans les parages: toutes les deux pages, une photo de mannequin
en bikini est là pour vous le rappeler.

 

07:54 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook