11/09/2011

DROITE ET GAUCHE

Historiquement, plusieurs critères permettaient de distinguer la gauche et la droite. De façon extrêmement schématique, sans doute, la gauche pouvait être perçue comme représentative des « masses populaires et laborieuses », pour reprendre une terminologie du parti communiste. La droite, elle, représentait les élites, non pas intellectuelles, mais socio-professionnelles, ou toujours en une terminologie connotée : la « bourgeoisie ».

 

A cette grille de lecture primaire, il est généralement admis que l’on peut ajouter une grille plus fine où la droite serait caractérisée par des valeurs telles que l’ordre, la famille, le pouvoir (au sens de faire, d’agir) plutôt que le connaître, une méfiance vis-à-vis du « hors-normes », et la primauté de l’individu sur le groupe, en d’autres termes la préférence de la liberté à l’égalité de notre devise républicaine. L’adhésion aux croyances chrétiennes est également un marqueur des valeurs de droite.

 

La gauche préfèrerait l’égalité à la liberté, le savoir sur le pouvoir. Attachée à la solidarité, elle soutiendrait la prééminence de l’intérêt général sur l’intérêt particulier. Elle serait également non croyante, et méfiante à l’égard des cultes. A ces lectures encore une fois schématiques, mais fondées historiquement, on pourrait ajouter un certain attrait pour la « valeur argent » de la droite, alors qu’une méfiance vis-à-vis de cette valeur marquerait la gauche. Dans ce contexte, les extrêmes se caractérisent, elles, par une typologie fortement connotée par certains des traits présentés plus haut.

 

Le centre de la vie politique est occupé par une multitude de « petits partis » donc aucun ne se démarque des autres de façon lisible, en termes d’adhésion ou de choix programmatiques. Une caractéristique commune de leurs représentants est leur position d’héritiers de l’union pour la démocratie française, et leur attachement global à ce qu’il est convenu d’appeler la démocratie chrétienne, bien que ce nom s’oppose à leur vision laïque de la société. Distincts du parti au gouvernement, certains éléments du centre (i.e. le nouveau centre) soutiennent la politique de M. Nicolas Sarkozy, alors que d’autres s’y opposent (i.e. le modem de M. François Bayrou).

 

 Cependant, dans le cas de ce dernier, il ressort que son opposition actuelle résulte plutôt d’une analyse - souvent très exacte par ailleurs - de la méthode de gouvernement du Président de la République, de ses excès et, disons-le, de ses dérives. Moins marquées sont les différences politiques, sauf peut être en matière d’analyse des causes de la dette publique. Ceci dit, il serait intéressant de demander à nos concitoyens, dans la rue, ce qui caractérise à ce jour, le paysage politique du centre…

 

Les « extrêmes » se rejoignent, tant on ne peut qualifier d’extrêmes les visions sociales et économiques de l’aile dite « gauche » du PS, ou d’Europe Ecologie - Les verts. Il n’en reste pas moins que l’historique division gauche-droite est probablement passée, cette obsolescence se produisant d’ailleurs de façon concomitante - et pour cause -avec une certaine forme du capitalisme.   

 

07:42 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Les commentaires sont fermés.