24/07/2011

FEMME ET FEMINITE

Dans les magazines, les journalistes ont tendance à brosser le portrait des femmes en insistant sur leur féminité plutôt que sur leurs compétences.

Dans le magazine canadien The Walrus, j’ai lu le portrait d’une haute fonctionnaire canadienne aux cheveux argentés qui donnait quelque chose comme ça : une “brave dame” se lance dans la politique et, à la surprise générale, se durcit et éradique la corruption. Elle va jusqu’au bout, qui l’eût cru ? Elle est comparée plus d’une fois à une brave institutrice, une « maîtresse d’école ». Cette brave dame n’était autre que Sheila Fraser, responsable de la Cour des comptes, celle qui a débusqué le scandale des commandites du Parti libéral.

C’est un homme qui a écrit cet article. Peut-être que les petits détails féminins de la vie personnelle de ces dames semblent aux hommes trop exotiques, trop évocateurs pour ne pas être mentionnés – je n’arrive pas à croire qu’une dame d’âge mûr puisse être aussi dure ! Les auteurs se concentrent donc sur l’expression de la féminité et non sur les réalisations qui font que ces femmes sont remarquables.

Les preuves du sexisme paresseux –femme.jpg peut-être involontaire – de nombreux auteurs masculins sont accablantes et ne se limitent pas aux torchons de gare. On voit régulièrement ce genre d’articles dans les pages de publications sérieuses, intellectuelles, qui se targuent d’être progressistes et d’avoir une conscience sociale.

Le fardeau historique de la féminité peut sembler particulièrement lourd à un observateur extérieur. Je soupçonne nom­bre d’auteurs masculins qui écrivent des portraits de femmes d’être impressionnés par la ténacité de leur sujet. Peut-être est-ce pour cela qu’ils sont si nombreux à s’accrocher à la féminité. Ils ont beau être éclairés, égalitaristes et aimer voir les femmes réussir, ils ont beau trouver excellent que Ginger fasse tout ce que fait Fred – mais derrière et en talons hauts –, cette fascination dépasse parfois les limites et fait du sujet du portrait une curiosité, même si le plus intéressant chez quelqu’un n’a jamais été son sexe.

Aucun portrait complet ne peut ignorer le sexe de son sujet : le parcours d’une personne en dépend inextricablement, pour le meilleur ou pour le pire. Nombre de femmes qui ont réussi peuvent raconter en quoi le sexisme a entravé leur carrière. Il n’y a aucune raison pour qu’un journaliste, quel que soit son sexe, fasse semblant de ne pas remarquer la coiffure, les enfants ou l’absence de maquillage d’un sujet.

Le problème commence quand on se fixe sur ces détails, quand on reste collé à la féminité de son sujet comme le chewing-gum dans les cheveux longs. Il est temps de se débarrasser de ces auteurs.

 

08:15 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

22/07/2011

SCANDALES SEXUELS AUX USA

Moins nombreuses et plus prudentes que leurs homologues masculins, les politiciennes défraient rarement la chronique pour des affaires de mœurs.

C’est en levant les yeux au ciel avec un net sentiment d’exaspération que les femmes de la Chambre des représentants ont réagi en apprenant, au début du mois de juin, qu’un nouveau scandale venait d’éclabousser l’un de leurs collègues masculins, le député Anthony Weiner. Contraint de démissionner le 16 juin, après avoir admis qu’il avait envoyé des photos de lui en petite tenue, via Twitter, à plusieurs jeunes femmes, le député démocrate de l’Etat de New York a reconnu qu’il avait commis “de terribles erreurs” et affirmé qu’il était “profondément désolé pour toute la peine” causée par ses frasques sexuelles dignes d’un adolescent. “Chaque fois qu’éclate un de ces scandales, nous nous regardons les unes les autres en nous disant : mais qu’est-ce qu’ils ont donc dans la tête ? Comment ces types peuvent-ils espérer ne pas se faire prendre ?” lâche Candice Miller, députée républicaine du Michigan.


Il serait facile de réduire ces histoires à de simples poussées de testostérone, de dire qu’il existe un lien intrinsèque entre sexe et pouvoir. Certains en arrivent même à conclure que les femmes actives n’ont tout simplement pas le temps de tromper leur conjoint. “Quand je suis chez moi en train de changer les couches, je n’ai vraiment pas la tête à ça”, a déclaré un jour Kirsten Gillibrand, sénatrice démocrate de l’Etat de New York. Mais il pourrait bien y avoir une autre explication. Les chercheurs pointent une différence significative dans la façon dont les hommes et les femmes briguent le pouvoir. Les femmes se présentent moins facilement que les hommes à des postes électifs et le font pour des raisons différentes. Qui plus est, très minoritaires au sein de la classe politique, elles sont conscientes d’attirer davantage l’attention sur elles.

Tout cela semble les pousser à se comporter différemment une fois élues. “En résumé, les femmes se présentent pour faire quelque chose, tandis que les hommes le font pour devenir quelqu’un”, explique Debbie Walsh, directrice du Center for American Women and Politics [Centre d’études sur les femmes et la politique] de l’université Rutgers. “Les femmes se présentent parce qu’elles se soucient de l’intérêt public, parce qu’elles veulent apporter des changements, parce qu’elles ont une priorité. Les hommes ont plutôt tendance à se présenter à ces postes pour faire carrière.”

Les études montrent que les femmes se présentent moins que les hommes à des postes électifs et qu’il est plus difficile de les convaincre de le faire, même à diplômes équivalents et à compétences égales.
Lescandidatsmasculinsont davantage tendance à se considérer “tout aussi capables que les élus en poste”, explique Jennifer Lawless, directrice du Women and Politics Institute [Institut femmes et politique] de l’American University de Washington. “Les femmes, elles, se mesurent à un candidat idéal qui n’existe pas.”

C’est pourquoi, en dépit des nets ­progrès accomplis par les femmes, la politique reste essentiellement une affaire d’hommes.

 

11:16 Écrit par bk212103 dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

12/07/2011

NOUS LES FILLES

Ce texte fondateur du mouvement riot grrrl a été publié dans le deuxième numéro du fanzine Bikini Kill en 1991. En voici des extraits.

PARCE QUE nous les filles sommes avides de musique, de livres et de fanzines qui NOUS parlent, qui nous ressemblent et que nous pouvons comprendre.

PARCE QUE nous voulons qu’il soit plus facile pour les filles de voir/entendre le travail d’autres filles afin d’élaborer des stratégies communes et de se critiquer et de s’applaudir les unes les autres.

PARCE QUE nous devons nous emparer des moyens de production filles.jpgpour créer nos propres râles de jouissance.

PARCE QUE considérer ce que nous faisons comme étant en lien avec la vie réelle, avec nos copines et avec la politique est essentiel pour savoir si cela a un impact, reflète, perpétue ou BOUSCULE le statu quo.

PARCE QUE nous ne fléchirons pas devant ceux qui nous accusent d’être des “sexistes à rebours” réactionnaires ET NON LES VRAIES MILITANTES PUNK ROCK JUSQU’À LA MOELLE QUE NOUS SAVONS être.

PARCE QUE faire/lire/voir/entendre des trucs chouettes qui nous confortent ou nous remettent en question peut nous aider à acquérir la force et l’esprit collectif nécessaires pour comprendre à quel point le racisme, l’âgisme, le spécisme, le classisme, le culte de la minceur et de la forme physique, le sexisme, l’antisémitisme et l’hétérosexisme régissent nos vies quotidiennes.

PARCE QUE nous considérons qu’encourager et soutenir la scène musicale féminine et les artistes filles de tout poil fait partie intégrante de ce processus.

PARCE QUE
nous sommes en colère contre une société qui nous dit Fille = Stupide, Fille = Mauvaise, Fille = Faible.

PARCE QUE
je crois de tout mon cœur-esprit-corps que les filles constituent une force spirituelle révolutionnaire qui peut et va changer le monde pour de bon.

 

08:08 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

11/07/2011

VIE ET COMPETITION

Notre société a érigé la compétition dans tous les domaines… Il faut donc être le premier, le meilleur en tout, même quand cela n’a pas d’utilité…
On demande à la femme d’être encore plus belle, plus moderne, à l’homme d’être à la fois plus viril et féminin... Bref, la Pub reléguée par notre système nous demande d’être des surhommes et des surfemmes, pour vendre du produit de maquillage, inventer des besoins, avoir un corps de rêve, une culture étendue, être un parfait gentleman à la maison, et un parfait salopard dans la compétition de la vie...

 vie.jpgComment tous ces prodiges à réaliser sont-ils possibles ?

Et bien, on vous bourre le cerveau depuis votre naissance à l’éducation nationale où on vous pousse à faire des études, on vous met dans les bras des jouets qui sont les répliques des futurs biens de consommation que vous vous crèverez à acheter plus tard adulte, on met en place le planning familial pour que la femme puisse travailler et torcher ses mômes ; en même temps, on mesure notre taux de fécondité national pour assurer la relève des cotisations vieillesse…

 


Nous sommes encadrés donc depuis la naissance par la fée civilisation qui nous prépare - comme on prépare les oies - à payer nos cotisations et nos impôts, à travailler toute notre vie
comme des dératés et à s’accorder en moyenne après notre retraite, seulement 10 ans à se reposer... Dix ans à faire ce que l’on aurait toujours aimé faire, alors que vous êtes fatigué, malade et que vos revenus ont baissé...

La fée civilisation est-elle aussi vernie qu’elle paraît ?
Ces machines qui devaient nous rendre la vie plus agréable ont-elles tenu leurs promesses...? Il semble que pour le même salaire, il faille toujours être plus compétitif, plus instruit... Ne sommes-nous pas entrain de perdre sur tous les terrains la vraie qualité de la vie qui est celle de pouvoir prendre le temps de vivre ?
 

09:05 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

08/07/2011

LE SAVIEZ-VOUS ?

Cela ne figure pas dans les manuels d'histoire

La prochaine fois que vous vous lavez les mains, et que vous trouvez la température de l'eau pas vraiment agréable, ayez une pensée émue pour nos ancêtres... Voici quelques faits des années 1500 :

La plupart des gens se mariaient en juin, parce qu'ils prenaient leur bain annuel en mai, et se trouvaient donc encore dans un état de fraîcheur raisonnable en juin. Mais évidemment, à cette époque, on commençait déjà à puer légèrement, et c'est pourquoi la mariée tentait de masquer un tant soit peu son odeur corporelle en portant un bouquet. C'est à cette époque qu'est née la coutume du bouquet de la mariée. 

Pour se baigner, on utilisait une grande cuve remplie d'eau très chaude. Le maître de maison jouissait du privilège d'étrenner l'eau propre; suivaient les fils et les autres hommes faisant partie de la domesticité, puis les femmes, et enfin les enfants. Les bébés fermaient la marche.

A ce stade, l'eau était devenue si sale qu'il aurait été aisé d'y perdre quelqu'un... D'où l'expression « Jeter le bébé avec l'eau du bain » !

En ces temps-là, les maisons avaient des toits en paille, sans charpente de bois. C'était le seul endroit où les animaux pouvaient se tenir au chaud. C'est donc là que vivaient les chats et les petits animaux (souris et autres bestioles nuisibles), dans le toit. Lorsqu'il pleuvait, celui-ci devenait glissant, et il arrivait que les animaux glissent hors de la paille et tombent du toit. D'où l'expression anglaise " It's raining cats and dogs"  Il pleut des chats et des chiens

Pour la même raison, aucun obstacle n'empêchait les objets ou les bestioles de tomber dans la maison. C'était un vrai problème dans les chambres à coucher, où les bestioles et déjections de toute sorte s'entendaient à gâter la literie. C'est pourquoi on finit par munir les lits de grands piliers afin de tendre par-dessus une toile qui offrait un semblant de protection. Ainsi est né l'usage du ciel de lit.

A cette époque, on cuisinait dans un grand chaudron perpétuellement suspendu au-dessus du feu. Chaque jour, on allumait celui-ci, et l'on ajoutait des ingrédients au contenu du chaudron. On mangeait le plus souvent des légumes, et peu de viande. On mangeait ce pot-au-feu le soir et laissait les restes dans le chaudron. Celui-ci se refroidissait pendant la nuit, et le cycle recommençait le lendemain. De la sorte, certains ingrédients restaient un bon bout de temps dans le chaudron... 

Les plus fortunés pouvaient s'offrir des assiettes en étain. Mais les aliments à haut taux d'acidité avaient pour effet de faire migrer des particules de plomb dans la nourriture, ce qui menait souvent à un empoisonnement par le plomb (saturnisme) et il n'était pas rare qu'on en meure. C'était surtout fréquent avec les tomates, ce qui explique que celles-ci aient été considérées pendant près de 400 ans comme toxiques. Le pain était divisé selon le statut social. Les ouvriers en recevaient le fond carbonisé, la famille mangeait la mie, et les hôtes recevaient la croûte supérieure, bien croquante. 

Pour boire la bière ou le whisky, on utilisait des gobelets en plomb. Cette combinaison mettait fréquemment les buveurs dans le coma pour plusieurs jours! Et quand un ivrogne était trouvé dans la rue, il n'était pas rare qu'on entreprenne de lui faire sa toilette funèbre. Il restait ainsi plusieurs jours sur la table de la cuisine, où la famille s'assemblait pour boire un coup en attendant que l'olibrius revienne à la conscience. D'où l'habitude de la veillée mortuaire. 

La Grande-Bretagne est en fait petite, et à cette époque, la population ne trouvait plus de place pour enterrer ses morts. Du coup, on déterra des cercueils, et on les vida de leurs ossements, qui furent stockés dans des bâtiments ad hoc, afin de pouvoir réutiliser les tombes.

Mais lorsqu'on entreprit de rouvrir ces cercueils, on s'aperçut que 4 % d'entre eux portaient des traces de griffures dans le fond, ce qui signifiait qu'on avait enterré là quelqu'un de vivant. Dès lors, on prit l'habitude d'enrouler une cordelette au poignet du défunt, reliée à une clochette à la surface du cimetière. Et l'on posta quelqu'un toute la nuit dans les cimetières avec mission de prêter l'oreille. C'est ainsi que naquit là l'expression « sauvé par la clochette ». 

Qui a donc dit que l'histoire était ennuyeuse ?

 

07:43 Écrit par bk212103 dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Papy et mamy au lit

"T'avais l'habitude de me tenir la main quand nous étions jeunes.


Le mari lui prend la main, puis tourne le dos et s'endort.
À peine assoupi, il entend Papy et mamy au lit.jpgsa femme : "T'avais aussi l'habitude de m'embrasser.
Un peu irrité, il lui donne un petit bisou sur la joue et se retourne pour dormir.
Quelques minutes plus tard, il entend : "Même que, des fois, tu me mordillais le cou.
Exaspéré, le mari repousse les couvertures et se lève brusquement énervé...
Surprise, la femme lui demande : "Mais où est-ce que tu vas ?"

 

Le mari répond : "Chercher mes dents..."

07:40 Écrit par bk212103 dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

07/07/2011

LIRE = VOLUPTE

Lire, c'est la seule intelligence. Lire, c'est contempler le sang que l'on perd, à chaque instant, et combien il est sombre. C'est aller en aveugle dans le réel, échanger sa vie contre le tout de la vie, et c'est écrire aussi, écrire des livres semblables à ceux que l'on aime : ils ne répondent, ni ne questionnent.

Ils vont droit à l'essentiel, ils vont à l'enfance, à la joie impensable. Ils sont là, entiers, on pourrait les embrasser, on les lit et aucune lecture ne les souille, ce sont les génies de la vie ordinaire, ils sont presque aussi beaux qu'une seconde de la vie, de la vie banale, quotidienne. Ils disent tout et rien, ils racontent des histoires.

La boîte à musique des lectures endort, elle empêche de dormir, elle joue des airs, des airs de rien, à la dernière note, on peut mourir, on peut sourire. Cette vie du rêve, ce silence. Cette vie élémentaire à laquelle nous sommes voués, corps et langue. Les lectures ce sont les fêtes que l'on se donne, toutes portes closes, comme un qui, pour un soir, revêt la livrée du prince et reçoit entre ses bras les plus farouches étoiles ou les plus meurtriers cadeaux. Dans cet apparat de la lecture, dans cette volupté du dépouillement de soi et du monde : lire est la volupté suprême.

Cela faisait maintenant une éternité qu'il s'était greffé sur son clavier…

Ses yeux n'étaient plus que des renoncules, scotchés sur l'écran et cela avait réduit considérablement sa vie, jusqu'à se fondre entière dans sa machine. Sa pensée était devenue le périphérique d'un système plus vaste, d'un système électronique où les mots et les phrases défilaient sur l'écran, où les lignes des messages flottaient comme des radeaux sur un fleuve, pour se jeter après plusieurs jours dans le vide, le vide de l'oubli.

 

Il avait oublié tout ce qui autrefois faisait une vie normale, les amis, la famille, son travail, pour se consacrer à la vision d'un monde qui basculait, à cette enfance maladive qui avait ressurgi comme une lave opaque dans sa vie. Car comment écrire, comment inventer une matière nouvelle sans puiser au fond de soi, de son angoisse, sans réveiller les fantômes qui
toute sa vie l'avaient épié.

La dimension de la réalité s'était considérablement rapetissée.
Son univers ne mesurait plus que quelques mètres, dans ce petit bureau où il s'était aménagé sa niche.


L'univers s'était replié sur lui-même, et il fallait donc ouvrir une lucarne, passer la tête dans un ciel imaginaire, à travers la fenêtre de l'ordinateur qui lui faisait face.
Comme si le verre n'existait pas…que les mots prenaient vie tout à coup. Alors imaginer que des vies étaient en face. A nouveau il fallait se donner une nouvelle apparence. Etre soi pour les autres. Plaire, chercher les autres pour communiquer.

Et les mots prenaient des noms. Et on imaginait des êtres derrière les pseudos. Il suffisait de répondre. Il fallait être poli, mesuré, comme au travail, où l'on s'échangeait les petits mots qui vous vont droit au coeur et qui vous font oublier la rudesse du travail. Ce n'était pas si différent qu'avant. Mais on était en sécurité. Chez soi. Un monde protégé. Mais un monde quand même. Sans violence ni affres angoissantes.

Et on pouvait imaginer le futur. Il n'y avait plus de barrière. Il était devenu un être électronique. Un ersazt des temps modernes. On pouvait dire qu'il était de son époque. Internet…tout le monde en parlait. Et il y était ; il en faisait partie.


On pouvait écrire tout ce qu'on voulait. Ce qui vous passait par la tête. Imaginer d'autres mondes. Prendre des identités différentes. La réalité avait éclaté ses frontières. Il était dans un monde libre. Libre des autres. Ou les autres sont aussi des fantasmes, si réels pourtant, et où le rêve paraît presque parfait...


Il avait décidé d'emménager dans ce monde étrange. De se faire des amis à tout prix. Et puis il pouvait enfin se regarder en face, dans le miroir que lui tendait la machine.. Il suffisait d'exister. Il suffisait d'écrire, et d'écrire encore, à en perdre haleine. Jusqu'à ce que les mots soient portés sur le fleuve grandissant de textes qui fleurissaient sur l'écran. Et il pouvait enfin parler.

 

07:52 Écrit par bk212103 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook