27/06/2011

Populiste

Le populisme est entendu comme l'une des options de la démocratie participative. Il représente alors la voix nouvelle donnée au peuple, une réaction face à une élite dirigeante disqualifiée, car elle le mépriserait et se serait coupée de lui et de ses préoccupations.

Une élite vue comme une "caste oligarchique libérale mondialisée qui tient l'économie, la politique et les médias et s'y maintient à grands coups de communication" (Maximus). Le populisme se revendique ainsi plutôt de la démocratie directe, jugée plus efficace pour contrôler l'activité d'une élite dirigeante sur laquelle pèse une présomption d'incapacité et de malignité.

À le considérer ainsi, le populisme n'est pas un élan démocratique pour la nation, mais pour le peuple. C'est ce qui l'oppose, de l'avis de certains, à la démocratie républicaine, fondée sur la représentation et la délégation de souveraineté.

Le populisme n'est pas un courant nouveau : on le retrouve déjà aux temps révolutionnaires de 1789, aux épopées du boulangisme, du poujadisme, avortées, populisme.jpgjusqu'à celles du bonapartisme, voire, d'une certaine manière, du gaullisme.

Et plus récemment, outre-Atlantique, il s'incarne dans la figure emblématique de la républicaine Sarah Palin et des Tea Party, mouvements protestataires fermement opposés à l'État fédéral et à ses impôts.

Il revient dans les discours, ici comme une menace, là comme un espoir, en tout cas comme un fait inéluctable : il suffit de voir le succès rencontré par les partis dits populistes dans les démocraties européennes comme la Hongrie ou l'Italie.

Certains s'en inquiètent : favoriser à outrance le plébiscite du peuple pourrait ouvrir la voie à une propagande de masse pour s'assurer son soutien inconditionnel. Avec Chomsky, ils pressentent le danger : pour le linguiste philosophe, "la propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures".

 

 

09:13 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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