15/06/2011

VOITURE ELECTRIQUE

En 1896, lors d’une course automobile à Narragansett, dans l’Etat de Rhode Island, la voiture électrique Riker remportait le premier prix et la somme de 900 dollars, suivie de près par un autre véhicule électrique. Dans ses colonnes, Scientific American ne cachait pas sa stupéfaction : “L’annonce de la victoire de ces véhicules électriques a suscité une vraie surprise, car ces derniers temps il était largement admis que les moteurs utilisant des dérivés du pétrole étaient plutôt mieux adaptés aux véhicules sans chevaux.”

Pionnière en matière de voitures électriques, la Riker Electric Vehicle Company of Brooklyn, à New York (elle s’établira ensuite dans le New Jersey), n’a pourtant pas marqué les mémoires, en grande partie parce que son existence fut brève. Andrew Riker, son fondateur, qui avait commencé à concevoir des moteurs électriques dès l’adolescence, vendit son entreprise en 1901 au magnat de la bicyclette Albert Pope, de Hartford, dans le Connecticut, qui se piquait également de voitures électriques. L’opération lui rapporta 2 millions de dollars, à l’époque une véritable fortune – si tant est que ce montant corresponde à la réalité.


Andrew Riker travailla ensuite pour Locomobile et il devint le premier président de la Société des ingénieurs en automobile – on raconte que sa famille aurait vendu son île de l’East River à la ville de New York à la fin du XIXe siècle. Du temps de son activité innovante, Riker construisit et vendit plus de 1 000 voitures électriques. Il faillit également battre un record de vitesse terrestre avec un véhicule électrique baptisévoiture.jpg Riker Torpedo.

C’est Riker lui-même qui a construit le moteur électrique de cette voiture et son bloc de transmission de 72 volts, rapporte George Dragone. La seule pièce qui manque au véhicule actuel est la batterie, une batterie Edison à caisson de verre, poursuit-il. Selon le spécialiste de l’histoire de l’automobile Leigh Dorrington, M. Riker s’était rapidement rendu compte que les moteurs à combustion allaient probablement l’emporter sur les moteurs électriques.

 

Dans son journal, il raconte son séjour à Paris lors de l’Exposition universelle de 1900, où il était venu avec le châssis qui se trouve dans le hall d’exposition des frères Dragone ; il rapporte également combien il a été impressionné par les voitures à essence, qui pouvaient presque atteindre les 100 kilomètres à l’heure. “Il était vraiment en avance sur son temps, même pour l’analyse du secteur, poursuit M. Dorrington. A ses débuts, la Riker de 1898 pouvait rouler à 65 kilomètres à l’heure et parcourir 80 kilomètres sans avoir besoin d’être rechargée.”

C’est amusant : plus d’un siècle plus tard, nous n’avons pas beaucoup avancé dans ce domaine !

07:17 Écrit par bk212103 dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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