29/05/2011

PAUVRE EUROPE

Mais d'où vient cette ambiance délétère qui s'abat sur l'Europe ? Au repli sur soi des citoyens répond le comportement irresponsable de leurs dirigeants. Résultat : l'idée européenne devient un scandale. Le coup de gueule d'un chroniqueur belge.

Quelqu’un a-t-il encore envie d’être qualifié d’européen ? On peut espérer que quiconque a une once d’humanisme serait mieux avisé. Ceux qui sont actuellement au pouvoir sur le continent n’obtiendraient pas même l’asile au sein de la lie de l’humanité.

Les Hongrois sont moins innocents, c’est même un peuple mauvais. Le Parlement a adopté une nouvelle Constitution qui stipule que Dieu et le christianisme rassemblent la nation hongroise. Allez savoir ce qu’il advient des musulmans et des athées dans tout ça ! Il y a longtemps que la discrimination n’avait pas été inscrite de façon aussi immanente dans une Constitution. Plus hardi encore : les enfants doivent naître d’une union maritale entre un homme et une femme. Adieu les homos, adieu les mères célibataires. Pour couronner le tout, revenons au Moyen-Age : le fœtus doit être protégé dès la fécondation.

Sous les yeux de l’Europe, les femmes hongroises sont renvoyées, en l’an 2011, aux aiguilles à tricoter d’obscures faiseuses d’anges.euope.jpg Quand on pense que ce pays membre peut y parvenir sans bûcher public ! Mais il est vrai qu’en Europe, tout est possible : les principes sont passés de mode, l’ultime charte est le marché.


Cela n’apporte guère de solution aux dilemmes éthiques.

Aux Pays-Bas, un xénophobe peut impunément prendre le gouvernement en otage. A Rome, un délinquant sexuel d’un âge avancé se laisse mener par son sexe tricolore. A l’Elysée, une espèce de président se vante d’être une Ferrari. "Quand vous ouvrez le capot, c’est avec des gants blancs" (phrase attribuée à Nicolas Sarkozy dans La Conquête, un film qui sort en mai sur son arrivée au pouvoir). Un forain n’aurait pas pu mieux le formuler. Le Président ? Un loufoque!

Pour finir, la Belgique : une ferme pédagogique pour enfants où les culottes claquent au vent sur le fil à linge des populistes.

 

09:17 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

TOUR OPERATOR 7Plus = arnaque

Exemple vécu en mai 2010 !

Voyage «  NABATEENS «  - Jordanie

 

·         guide étranger qui ne parle pas le Français, contrairement au contrat passé.

 

·         climatisation INEXISTANTE pendant 5 jours de séjour, même dans le désert Wadi Rum.

 

 

·         Les responsables belges sont assez naïfs pour croire leur agent local …

 

Méfiez-vous : il y a un fossé entre ce qui est imprimé sur leur catalogue et ce qui se passe sur le terrain

 

08:14 Écrit par bk212103 dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

LA VIE

La vie, c’est une vaste connerie ! On l’impose à chacun de nous, sans que nous ayons notre mot à dire ! Ce n’est pas un cadeau que l’on nous fait. En nous la donnant, on nous en donne tous les emmerdements en même temps que la certitude de la mort. Cette mort qui, à elle seule, suffit à faire pencher, même dans les meilleurs cas, la balance du mauvais côté. Nous naissons l’angoisse au cœur.

Nous ne savons ni d’où nous venons, ce qui curieusement ne nous importe guère, mais surtout ni où nous allons, ce qui nous inquiète tous au plus vie.jpgprofond de nous-mêmes. Lancés dans l’aventure, nous devons faire, bon gré mal gré, notre che­min. Certains le font la peur au ventre jusqu’à la dernière minute, avec toujours pour unique horizon la hantise de la mort.

Les autres, pour échapper à cette inquiétude, n’ont qu’un seul recours, celui de l’insouciance. Ceux-là font leur chemin comme s’il ne devait jamais finir, souvent en égoïstes et surtout sans chercher à s’émouvoir de ce qui arrive autour d’eux.

 

Exactement comme si tous les périls étaient réservés aux autres et ne pouvaient jamais les atteindre. Moi-même, j’ai essayé un certain temps de comprendre, puis j’ai fait comme beaucoup d’autres. Je vis…Heureusement que j’ai un pilier religieux !

 

 

08:09 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

26/05/2011

COMMERCE EQUITABLE MENACE

C’est à n’y rien comprendre. Dans les années 1990, quand le prix des produits agricoles était au plus bas, il fallait acheter « équitable » pour garantir un revenu décent aux petits paysans du Sud. « Les cours sur les marchés mondiaux ne permettent pas aux producteurs de vivre de leur travail », nous expliquait-on alors. 

 

Certes, mais aujourd’hui, les prix se sont envolés… Alors pourquoi les principaux acteurs de la filière tirent-ils donc à nouveau la sonnette d’alarme ? Pourquoi font-ils tous le même constat: l’augmentation des prix fragilise les fondements mêmes du commerce équitable ?

Pas si étonnant que ça au fond. Les cours des matières premières agricoles ont flambé à une vitesse et dans des proportions jamais vues. Le café, par exemple, est passé de 1,4 dollar (1 €) par livre en septembre dernier, à 2,96 dollars (2,1 €) cette semaine. Également la tonne de fèves de cacao, qui se négociait en mars à New York autour de 3666 dollars, le plus haut niveau depuis… 1979 ! 

 

Beaucoup plus inquiétant, avec la remontée des cours, les « coyotes » ont fait leur réapparition au bord des champs de café, de bananes ou de quinoa. Les coyotes, ce sont ces intermédiaires qui viennent acheter la récolte directement aux planteurs. Sans passer par les coopératives du commerce équitable. 

 

Tous les moyens sont bons pour convaincre les producteurs de céder les récoltes. Le plus souvent, ils arrivent les bras chargés de caisses de bière ou même d’un peu d’argent. Parfois, ils prêtent aussi des engrais ou dépannent d’un outil pour biner la terre.

Certains annoncent des prix élevés, beaucoup payent cash. Si bien qu’un nombre croissant de paysans se laisse convaincre, même parmi ceux qui se sont engagés à vendre une partie de leur récolte à une coopérative du commerce équitable. 

 

« De nombreuses coopératives sont menacées de disparition, regrette Marvin Lopez. Ces deux ou trois dernières années, certaines de nos associations ont perdu jusqu´à 40 % de leurs membres. »

Ces groupements d’agriculteurs familiaux sont pourtant un maillon essentiel dans la chaîne du commerce équitable. Les coopérativescommerce.jpg accompagnent les producteurs dans leur développement, leur offrent une garantie de débouchés à un prix juste, quel que soit le niveau des cours. 

Grâce à la prime de développement, cette somme d’environ 10 % versée par tous les importateurs en plus du prix payé pour les matières premières, elles investissent pour améliorer les rendements, former les planteurs, améliorer l’accès aux soins, constituer un fonds d’entraide aux familles en cas de décès.

 

À partir de la Centrale de producteurs de banane organique de Piura, située au Pérou, l’association Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) vient de publier une étude très détaillée sur le sujet. 

 

« L’impact positif du système est indéniable, assure Barbara Guittard, chargée de programme au sein de l’ONG française. En 2008, cette organisation a été la première du pays à exporter directement ses fruits sur les filières du commerce équitable européen. Ce qui a provoqué une nette augmentation des prix payés au producteur, de 3,5 dollars par caisse à 4,3 dollars. »

 

Pour marquer les esprits, Acopagro a récemment expulsé certains de ses membres qui ont cédé leur récolte aux coyotes. « Nous voulons faire comprendre aux autres les avantages à demeurer au sein de la coopérative », explique Oscar Diaz, l’un de ses responsables. 

 

D’autant qu’en plus des coyotes, d’autres concurrents fragilisent les coopératives. À commencer par les filiales de multinationales, qui exportent de plus en plus de produits labellisés « équitable » vers les marchés du Nord. C’est le cas de Dole, le géant américain de la banane, présent dans plusieurs pays d’Amérique latine.

 

07:46 Écrit par bk212103 dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

25/05/2011

Victime présuméee... et oubliée des médias

On ne sait pas grand-chose de la femme de chambre qui a poussé la porte de la suite 2806. On est d’ailleurs troublé de l’anonymat dans lequel reste encore cette victime présumée quand le visage du présumé innocent (il faut présumer, toujours) est à la une de tous les journaux du monde. Elle est la femme invisible de cette affaire et compte bien le rester pour le moment. L’homme que la justice américaine a décidé d’incarcérer concentre toute l’attention et c’est bien ce qui désole la féminosphère.

A la présomption d’innocence qui s’applique à DSK, ne devrait-on pas opposer le respect et la compassion pour la victime possible d’une agression sexuelle. Ils sont quelques politiques mâles à y avoir immédiatement songé, par calcul, par réflexe ou par bon sens. Dupont-Aignan l’a exprimé dimanche : « Alors que la plupart des commentaires ont tendance à s’apitoyer sur le sort du Directeur Général du FMI, j’ai tout de suite pensé à la victime. », Jean-Luc Mélenchon l’a également rappelé dsk.jpgà sa façon dans un billet curieusement titré « Ouh là, là ! » : « Je suis un peu surpris de voir que personne n’a l’air de se préoccuper de la femme de chambre de l’hôtel. Affabulatrice ? Peut-être ! Mais si c’est une victime, alors qui la plaint ? Nos paroles ne doivent-elles pas inclure le respect qui lui serait dû ? ».

Passée la sidération, c’est tout ce que la blogosphère compte de féministes revendiquées ou pas qui s’interroge ou se désole de cette façon si politique et donc si masculine de présenter ce qui arrive aujourd’hui au directeur général du FMI. Chez Nouvelles News, l’interrogation est lapidaire « une nouvelle fois, de ce côté-ci de l’Atlantique, en cas de viol ou de harcèlement sexuel, le coupable présumé est vite transformé en victime et vice-versa ». Clémentine Autain développe sur son blog une lecture plus marxiste de l’affaire et de son traitement médiatique « Ce sont deux poids deux mesures qui me laissent stupéfaite. Ce n’est pas une lecture féministe des choses mais une lecture de classe : la femme de chambre qui est invisible et le patron du FMI qui reçoit des messages d’encouragement ».

Les poupées en pantalon ne sont pas loin d’exprimer la même colère rentrée : « que DSK soit juridiquement présumé innocent ne justifie en aucun que l’on considère la femme qui l’accuse comme une présumée menteuse ». Bloggueur hébergé par Médiapart, Stéphane Lavignotes, plus politique, allume les « éléments de langage » des socialistes qui semblent, pour beaucoup, avoir oublié les valeurs féministes de la gauche au profit d’une légitime solidarité entre camarades traumatisés « Problème : les socialistes ont évoqué « les grands principes » pour baliser leurs réactions à l’annonce des malheurs de DSK, en l’occurrence la « présomption d’innocence ». Mais le féminisme, le droit à disposer de son corps n’en font pas partie ? La lutte contre le viol n’est-elle pas importante pour les socialistes ? Ont-ils oublié cette longue histoire de lutte de la classe ouvrière contre le droit de cuissage ? ».

Alors oui, négliger le sort de la victime présumée d’un viol dans le concert des commentaires médiatiques, c’est sans doute faire violence à toutes les victimes de viol. Oui c’est oublier les abus de positions dominantes qui caractérisent une société largement dirigée par des hommes. Oui c’est infliger une double peine à toutes celles que leur condition économique et féminine condamne à subir, à se justifier avant de connaître réparation. Trois fois oui. Pourtant, comment ne pas regarder ailleurs que vers DSK dans les premières heures de la révélation ? Comment, dans ce premier temps de sidération, scruter autre chose que l’image du puissant, menotté, au visage défait ?

 

Avant le respect et la compassion dus à la victime présumée, la focalisation des regards et des commentaires ne pouvait que se porter vers le puissant mis au pilori, vers l’anti-héros du drame.

 

07:12 Écrit par bk212103 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

24/05/2011

COLLABORATION à ANVERS

 

 

A LIRE LE DOSSIER :

 

http://users.skynet.be/bk212103/anvers_rafle_juifs1.html

 

EDIFIANT ! ! !

 

 

07:46 Écrit par bk212103 dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

23/05/2011

MORIN EDGAR

Qui devinerait qu’Edgar Morin fêtera en juillet prochain ses 90 ans ? Avec ses petits yeux noirs mi-clos qui lui donnent un air de félin malicieux, son appétit intact de lecture et de connaissance, ses apparitions médiatiques régulières, le sociologue n’a pris aucune retraite vis-à-vis du monde.


Depuis longtemps, le chercheur appelle à un changement profond. « La croissance ne viendra pas au bout de la crise que nous traversons, plaide-t-il. On fait comme si le problème était uniquement économique. Comme s’il n’y avait pas une crise morale, une crise spirituelle, une crise de civilisation ! »

Pour élargir son horizon, trouver des raisons d’espérer, Edgar Morin s’est fait globe-trotter. « On ne peut plus continuer à vivre en vase clos dans l’Hexagone », plaide celui qui est docteur honoris causa de plus d’une dizaine d’universités étrangères. « Cela compense le fait que je n’ai pas de thèse », s’amuse-t-il. L’homme est toujours resté en marge de l’université, poursuivant toute sa carrière au CNRS.

Quand il s’échappe de Paris, il aime se rendre en « Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Maroc… Tout ce qui est méditerranéen me ressource énormément. » Son cœur bat aussi au rythme de l’Amérique latine, dont il goûte « la vitalité et le métissage ». « Les rapports humains n’y sont pas figés. Il y a du vouloir vivre et du vouloir d’avenir dans ces sociétés. Cela me donne du tonus… »

Pour espérer, Edgar Morin, le solaire, l’hédoniste, croit aussi à l’amour et aux amitiés. « Je n’aurais jamais pu écrire un seul de mes livres sans la combustion amoureuse », confie-t-il. Il y eut les amis de la Résistance, puis de grands penseurs comme Cornélius Castoriadis et Claude Lefort, aujourd’hui décédés.

À sa femme, morte en 2008, Edgar Morin a dédié un livre, Edwige, l’inséparable. « J’ai cru qu’il n’y aurait plus rien après », partage-t-il, confiant être depuis retombé en amour, « même si rien n’efface le souvenir de ce qui a été vraiment vécu. »

Avec le temps, Edgar Morin se fait plus contemplatif, « plus sensible à l’inconnu et à l’inconnaissable ». « Je suis de plus en plus étonné par la vie. » Pour cheminer vers l’inconnu, Edgar Morin aime compagnonner avec les poètes mystiques, notamment Jean de la Croix. « J’aime profondément la littérature mystique, celle où l’on se perd en se retrouvant. »

Inusable, le chercheur travaille aujourd’hui sur un nouvel ouvrage, plus méditatif. « Mon souhait est d’aller au plus proche de ce qui ne peut pas s’exprimer et qui nous enveloppe. Les uns peuvent appeler cela Dieu, moi je trouve que c’est un concept rétréci : je dis le Mystère, avec un M majuscule. »

 

08:11 Écrit par bk212103 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook