12/05/2011

SE MARIER A L'EGLISE

 

Cette évolution personnelle que constatent les couples accompagnateurs, Audrey, Bordelaise de 28 ans, l’a vécue. Non baptisée et se définissant comme athée, elle avait accepté au départ de se marier à l’église « pour la beauté de la cérémonie » et « par amour » pour Ludovic, catholique convaincu mais non pratiquant.

Aujourd’hui, elle ne regrette pas son choix. Elle a été séduite par la personnalité du prêtre – le premier qu’elle rencontrait dans son existence – qui les a reçus « un peu comme chez nous ». « Au cours des cinq réunions de préparation au mariage, nous avons beaucoup parlé de valeurs et je me suis retrouvé dans celles prônées par la religion catholique, comme la fidélité, l’amour de son prochain, la générosité. Cette expérience m’a ouvert les yeux. »

Au point qu’elle n’exclut pas d’entamer une démarche pour demander le baptême, étape supplémentaire dans son cheminement : son fils Louis, 2 ans, sera baptisé le jour du mariage.

Chez les couples pratiquants, la préparation au mariage marque aussi un approfondissement, plus spirituel peut-être. La réflexion porte moins sur les « valeurs » que sur les quatre piliers du mariage : fidélité, indissolubilité, liberté et fécondité.

« J’ai apprécié d’en discuter avec Anne-Lise, ma future femme, mais aussi avec les couples présents durant la préparation », remarque Ronan, 38 ans, consultant en communication, qui se mariera en septembre en Bretagne.

Élevé dans un milieu catholique, il considère marier.jpgque l’union devant Dieu est aussi une manière de « reproduire ce qu’ont réalisé avant nous nos parents et nos grands-parents et de maintenir ainsi les liens qui nous unissent avec eux ». En d’autres termes, il s’agit, comme l’affirment de nombreux couples catholiques pratiquants, d’inscrire sa future famille dans la foi chrétienne.

Ainsi, Renaud, 30 ans, médecin dans un centre anti-cancer à Caen, ne nie pas les aspects esthétiques de la cérémonie religieuse – y compris la robe blanche de la mariée et l’entrée de la jeune femme au bras de son père, souvent citées en riant comme faisant aussi partie des motivations secondaires ! – qui s’ancre dans cette tradition importante pour la quasi-totalité des couples.

Mais c’est bien « devant Dieu » qu’il a souhaité se marier, tout comme Maud, commerciale de 26 ans à Grenoble, veut affirmer devant toute l’assistance « l’importance du sacrement ». Un terme qui n’est employé que chez les couples les plus pratiquants…

 

07:16 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Les commentaires sont fermés.