05/05/2011

PROFIL sur FACEBOOK

Sur Facebook, personne ne sait quel profil vous êtes en train d'espionner. C'est la base du contrat social du site: on vous demande de mettre de nombreuses informations personnelles en ligne, mais en échange vous avez le droit de consulter librement et en toute impunité quantité d'informations sur vos contacts.

C'est ainsi que naît le «stalking», mot anglais dont la traduction se situe entre l'espionnage et la filature, mais qui prend sur les réseaux sociaux un sens nettement plus inoffensif. Le «stalking» est une activité normale d'un jeune qui s'ennuie devant son ordi, une errance numérique au milieu des données disséminées par ses amis, l'équivalent social d'un zapping sur les 500 chaînes de son abonnement satellite.

Si une application permettait de déterminer qui a visité son profil, ce serait la mort instantanée du «stalking», faisant chuter le nombre de pages vues et donc le nombre d'affichage de publicités. Facebook encourage d'ailleurs discrètement l'espionnage de profil, comme en témoigne le lancement en mai dernier de la fonctionnalité «Photos souvenirs», qui fait remonter dans la colonne de droite des photos issues du fin fond des albums de ses amis.

Plus récemment, Facebook a lancé les pages «Friendship» qui affichent toutes les interactions avec une personne en particulier, une forme de «stalking» prémâché.

 

08:14 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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