31/03/2011

LES HOMMES ? TOUS des MACHOS

Chaque jour, des millions de femmes à travers le monde subissent l'expression d'une vague primitive sur la voie publique. Si certaines ne s'en plaignent pas, d'autres en souffrent et pour ces organisations, ces agissements font le lit de la banalisation d'un phénomène. Il est, évidemment, plus complexe de déterminer le profil de ces courtisans nocturnes. Certains ne vont pas bien loin, d'autres semblent habités d'un besoin plus inquiétant.

Les manifestations du phénomène diffèrent d'un pays à l'autre. Dans les pays anglo-saxons, l'intérêt se limite souvent à quelques sifflets. En Inde, on évoque timidement l'existence d'un harcèlement "visuel" mais au Japon, les attouchements sont monnaie courante, dans les transports publics notamment, où la promiscuité des usagers sert, malheureusement, les besoins du pervers.

On a légitiment le droit de se demander pourquoi la voie publique  demeure le théâtre de ces agissements. Cette attitude symbolise l'affirmation dmachos.jpge la masculinité. Perpétuée à travers les âges, cette manifestation du désir s'est muée progressivement en norme culturelle.


Comment, dès lors, mettre fin à une pratique si instinctive? Les transports en commun japonais mettent à disposition de leur clientèle féminine des wagons exclusifs, une solution radicale qui suscite le débat et ne résout pas le problème à long terme. Cette mesure isole, par exemple, davantage les femmes dans les compartiments mixtes.


Les propositions ne manquent pas: amélioration de l'éclairage urbain, installation de téléphones de secours, des arrêts de bus sécurisés, etc. La prise de conscience reste cependant la meilleure solution à long terme. Chaque femme agressée représente une mère potentielle, la soeur ou la fille de quelqu'un et elle mérite le respect.

 

Si l’homme prend conscience de cet aspect et réfléchit aux conséquences de ses actes sur sa propre communauté, un changement de mentalité peut s'opérer. Mais les facteurs à prendre en compte s'avèrent malheureusement bien plus nombreux.

 

L'instinct a parfois ses raisons que l'individu lui-même ignore...

 

07:08 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

30/03/2011

CONTRACEPTIF MASCULIN

Déjà à l’adolescence, Bambang Parjogo Eko Wardojo rêvait d’inventer un moyen d’endiguer l’explosion démographique mondiale. Sa détermination a porté ses fruits. A 54 ans, ce professeur de pharmacologie et de phytochimie de la faculté de pharmacie de l’université Airlangga, à Surabaya, est désormais l’inventeur légal de la pilule contraceptive à base de gendarusse. Sept ans après en avoir déposé le brevet. C’est pour lui l’aboutissement de toute une vie.

Le gendarusse est une plante qui pousse en buisson dans les plaines de basse altitude. Elle peut atteindre deux mètres de haut. Sa tige est noire ou verte et ses feuilles d’un mauve brillant, tirant sur le marron. En Indonésie, elle est couramment utilisée, de manière empirique, dans les campagnes pour soigner les migraines, les rhumatismes et les douleurs. Et aux Philippines le jus de ses feuilles est administré pour combattre la toux et l’asthme. Mais elle a d’autres vertus.

Le principe actif du gendarusse, la gendarusine, possède en effet la particularité d’inhiber la hyaluronidase, une enzyme sécrétée par les spermatozoïdes. Cette enzyme intervient à un moment très précis : lorsque le spermatozoïde entre en contact avec l’ovule. Cette substance produite par le gamète a pour fonction de dissoudre la paroi de l’ovule. “Si l’activité de cette enzyme est inhibée, le spermatozoïde ne peut pas pénétrer dans l’ovule”, explique Bambang. En neutralisant l’activité de la hyaluronidase, le gendarusse fait donc office de contraceptif masculin.

La pilule contraceptive en question, dont la production a été confiée au groupe pharmaceutique indonésien Indofarma, a été lancée le 14 décembre 2010 par l’Office de coordination nationale du planning familial. Mais on ne peut pas encore la trouver en pharmacie. Avant de la lancer sur le marché, Indofarma doit procéder à des tests cliniques sur 350 hommes volontaires.

Le gendarusse n’a pas été la première source d’inspiration de Bambang. Au début des années 1980, au cours de son premier cycle d’études de pharmacie, il a d’abord fait des recherches sur la margose (Momordica charantia, appelée aussi pomme de merveille ou melon amer). A cette époque, Bambang a réussi à prouver sur des animaux de laboratoire que la margose renfermait un principe actif qui réduisait temporairement la fertilité du sperme.

Il a fait part du résultat de ses recherches au congrès national de pharmacologie en 1983, à Semarang. Et ce n’est finalement que quatre ans plus tard qu’il a commencé à s’intéresser au gendarusse.

10:46 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

29/03/2011

PRINTEMPS

« Le temps a laissé son manteau

De vent, de froidure et de pluie,

Et s’est vêtu de broderie,

De soleil luisant, clair et beau.

Il n’y a bête ni oiseau

Qu’en son jargon ne chante ou crie :

« Le temps a laissé son manteau

De vent, de froidure et de pluie ».

Rivière, fontaine et ruisseau

Portent en livrée jolie

Goutte d’argent d’orfèvrerie ;

Chacun s’habille de nouveau :

Le temps a laissé son manteau ».

 

Avec ce magnifique poème de Charles d’Orléans

- et « l’heure d’été » - le printemps semble définitivement installé

 

08:53 Écrit par bk212103 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

SEXUALITE en DANGER

 

De reportages télévisés en articles de presse, de «guides sexo» en sites web spécialisés, notre sexualité est
devenue un terrain de jeux sans règle contraignante. Festive, joyeuse et très
librement médiatisée, elle reflète une société affranchie de toute codification
du désir et du plaisir. Orgasme, masturbation, érection, éjaculation féminine
et pratiques sexuelles les plus audacieuses sont évoquées sans gêne par tous
les types de médias.

Ce déferlement nous apprend pourtant une chose essentielle, qu’on aurait tort de négliger: le sexe,
c’est grave, et on n’est pas là pour rigoler. Alors à celles et
ceux qui auraient encore la naïveté de croire qu’ils peuvent décider sans
l’aide d’un expert comment et quand ils doivent baiser, je dirais: grave
erreur.

Enjeu de pouvoir social et baromètre de notre bonne santé psychique, elle détermine notre place
dans la société, par rapport à une norme que seuls les experts sont à même
d’établir, pour notre plus grand bien. sex.JPGHors de cette norme, point de salut.

Alors libres de jouir dans une société affranchie? Jamais de la vie, c’est trop dangereux.
Notre sexualité, même si nous l’ignorons, est très souvent malade. Soyons
humbles, et soignons-nous.

On peut raisonnablement saluer l’évolution en marche depuis les années 1960: s’épanouir
sexuellement est devenue l’expression d’un droit, on a abandonné certains
tabous et interdits, le sexe sort du domaine réservé des professionnels de
santé. Résultat, la sexualité en tant que sujet de société trouve sa place dans les médias, et on
voit fleurir les premiers «sujets sexo»: sexologues, psychothérapeutes et
médecins envahissent les magazines, et apportent leur caution.


On découvre bientôt ce qui, dans notre propre sexualité, est normal ou ne l’est pas; on apprend ce
qui relève de la névrose, du besoin de réassurance narcissique, d’un
traumatisme lié à la relation au père ou d’un manque d’estime de soi. Voilà
pour le positif.

Quarante ans plus tard, le fonctionnement de notre sexualité s’inscrit dans une norme médiatique,
en dehors de laquelle nos agissements intimes ne relèvent ni de notre liberté
ni de nos inclinations personnelles mais bien de «troubles», de «manques» et de
pathologies.

 

07:37 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

WIKIPEDIA, une révolution

Diderot et d’Alembert, les encyclopédistes des Lumières, y reconnaîtraient-ils leur petit ? Fondée en 2000 par les Américains Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia, encyclopédie entièrement gratuite, créée par et pour les internautes, revendique cette prestigieuse filiation, mais le code ADN de l’encyclopédie a subi entre-temps une petite révolution démocratique.

Sur Wikipédia, pas d’experts signant les articles, pas d’architecture du savoir définie a priori, pas de clôture des connaissances estampillée par un comité d’experts. Chacun est libre d’éditer, de corriger et de modifier les contenus, participant ainsi à une vaste entreprise d’élaboration et de diffusion du savoir.

En dix ans, Wikipédia s’est imposée dans les usages, elle est même devenue incontournable. Le nombre de ses articles dépasserait la barre des 17 millions, en 270 langues. «C’est avant tout une victoire “par le clic”, par la facilité d’usage», analyse Marc Foglia, auteur de Wikipédia. Média de la connaissance démocratique ? (Fyp Éditions).

 

Vaincre les réticences n’était pourtant pas gagné. «Des dangers multiples étaient annoncés, voire une véritable catastrophe pour la culture, poursuit-il. Mais elle ne s’est pas produite et cela a changé le regard sur le projet.» Pour s’en convaincre, il suffit d’interrWikipédia, c’est avant tout une forme de démocratie appliquée au savoir, livré à égalité aux mains de tous, pour le meilleur comme pour le pire. «Le principe de Wikipédia, c’est que plus il y a de contributeurs – plus les yeux sont nombreux –, plus une erreur a de la chance d’être détectée, analyse Florence Devouard, ancienne présidente de la Wikimedia Foundation et membre du conseil d’administration de Wikipédia. C’est d’ailleurs souvent comme cela que l’on commence : un jour, on tombe sur un article comportant une erreur et on le modifie…»

Le projet fait confiance à la base, au simple citoyen, selon le principe de l’information bottom-up, produite « du bas vers le haut », que beaucoup de wikipédiens considèrent comme complémentaire – voire plus fiable que l’information top-down (« du haut vers le bas ») des grands médias, suspectés d’avoir des intérêts particuliers à défendre.

L’aspect communautaire est loin d’être négligeable. «Je participe à Wikipédia par plaisir et parce que j’ai le sentiment d’y être utile en contribuant à ce que cette encyclopédie ouverte à tous soit la plus correcte possible, dit un conservateur de bibliothèque d’une grande ville de l’ouest, également administrateur sur Wikipédia. Ce projet donne aussi le sentiment d’appartenir oger autour de soi. Si les plus réticents commencent par évoquer le risque du «n’importe quoi», ils finissent par reconnaître qu’ils consultent eux-mêmes le site… sans pour autant s’y limiter.
           

07:32 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

25/03/2011

MUTILATION DES CORPS PAR LES SOLDATS

Les découpes et autres prélèvements de parties de corps humain en temps de guerre sont aussi vieilles que la guerre elle-même, et on en retrouve des traces dans les sociétés préhistoriques.

Dans les caves d’Ofnet, en Bavière, des archéologues ont retrouvé 34 crânes, sans leurs corps, disposés en cercle, datant du mésolithique, donc d’au moins 4.000 à 5.000 ans. Ils ont tous été fracturés par un objet, et sont la preuve de l’existence de «violences interpersonnelles et de conduites guerrières».

L’anthropologue Lawrence Keeley écrit ainsi: «tous les témoignages confirment la pratique de l’homicide depuis l’apparition de l’homme moderne et les traces de l’activité guerrière sont archéologiquement décelables partout depuis dix mille ans».

Il estime que la guerre dans les sociétés primitives était plus fréquente, plus destructrice et plus violente que la guerre moderne, contrairement à ce que l’on a longtemps cru.

La pratique de prise de scalp, qui est souvent associée aux Indiens d’Amérique, a même été évoquée par l’historien grec Hérodote à propos des Scythes en 440 avant JC.

La décapitation a quant a elle été pratiquée sur tous les continents à des périodes différentes, de la Chine à l’Amazonie en passant par les Celtes. Au XIVe siècle, le guerrier turco-mongol Tamerlan érigeait des tours avec les crânes des milliers de victimes de ses massacres. Lors de celui d’Isaphan, ville qui se situe dans l’actuel Iran, il aurait construit 35 minarets de 2.000 crânes chacun.

Plus proche de nous, l’Empire ottoman fit construire une tour avec 952 crânes serbes après la bataille du mont Čegar en 1809.

De manière générale, quatre emplacements du corps sont «systématiquement visés» lors des atteintes au corps adverse: l’abdomen, l’appareil génital, la main (section des phalanges, des doigts ou du poignet) et le visage.

Ce dernier est le «lieu privilégié d’une gamme de gestuelles très variées», écrit Stéphane Audoin-Rouzeau dans Combattre, un ouvrage consacré à l’anthropologie historique de la guerre moderne. Toutes ces pratiques ont un objectif commun: la déshumanisation de l’adversaire en profanant des organes qui représentent justement l’humanité d’une personne comme la main, le visage ou le sexe.

Le martelage complet de la face, qui se retrouve dans de nombreux films de guerre, a ainsi pour but de la rendre méconnaissable, et donc inhumaine.

 

07:21 Écrit par bk212103 dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

FACEBOOK et la PROPAGANDE

On n’a pas fini de s’époumoner sur le rôle des réseaux sociaux dans le déclenchement et la propagation des révoltes et révolutions arabes.

Il y a encore quelques temps, Facebook et Twitter étaient les outils d’une jeunesse aussi seule que désœuvrée. Depuis quelques mois, on sait qu’ils ont été essentiels aux mouvements contestataires.

On va bientôt comprendre qu’ils sont aussi une arme de choix pour précisément les mater. D’ailleurs, ce qui se joue sur les réseaux aujourd’hui est pris très au sérieux par l’armée américaine.

D’après Anonymous, elle vient d’investir 2,76 millions de dollars (et ce n’est qu’un tout début) dans un programme informatique de cyber influence. Ntrepid, une société de Los Angeles et probablement le cabinet Booz Allen Hamilton auraient été chargés d’inventer un programme, disons-le franchement, d’espionnage et de propagande sur Internet : il vise à manipuler l’opinion par le truchement, l’activité et les messages d’internautes factices téléguidés à distance par des militaires.

Par exemple, vous êtes sur votre page Facebook et une personne veut devenir votre tout nouvel ami. Il montre patte blanche, aime les mêmes choses que vous, présente tous les signes extérieurs du parfait petit internaute. Il commence par vous envoyer des infos sur sa personne, des jeux un peu débiles, poste les photos de son chien. Il s’infiltre. Progressivement il envoie des messages plus politiques, attire votre attention sur tel ou tel sujet. Il prend possession de votre opinion.

C’est aussi l’outil de prédilection des champions de la propagande, Chinois en tête. Des armées de bloggeurs travaillent à la solde du Parti pour contre-carrer la dissidence intérieure. Les wu mao dong sont payés 50 centimes le mot. Comme une mauvaise conscience qui se signale, leurs messages sont souvent reconnaissables à leurs fautes d’orthographe.

Directement inspirés de l’expérience chinoise, les américains ont innové en remplaçant les personnes par des algorithmes. Avec ce programme, un même individu peut gérer une armée de fausses identités réparties aux quatre coins du globe. En langage des réseaux, on appelle cela « des marionnettes chaussettes », des faux nez, des « sock puppets ».


07:16 Écrit par bk212103 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook