23/03/2011

ELIO et SA piscine

Une tasse difficile à avaler

La semaine dernière était inaugurée en grandes pompes, ou plutôt en grand maillot de bain, la nouvelle piscine de Mons. Encore une fois, tout ce que la ville du Doudou dénombre comme apparatchiks a pu venir se rencontrer sur le thème d’Elio à Malibu (il fallait bien trouver une façon de porter du rouge).

Il faut savoir qu’une ville comme Mons ne disposait pas de piscine sur son territoire. L’erreur est aujourd’hui corrigée. Malheureusement, elio.jpgcomme à Satiricon.be nous sommes des rabat-joie, nous aimerions signaler trois petits détails qui semblent ne pas avoir effleuré les certitudes du plus ancien président de parti belge.

Du vieux avec du neuf

Tout d’abord, à Mons, il existe déjà quelques piscines. Elles sont désaffectées et en ruines, à l’Université ou à l’école Jean d’Avesnes, et prouvent le manque de volonté de la ville à soutenir un projet durable. En effet, plutôt que d’en construire une nouvelle qui deviendra rapidement impraticable en raison de la nature spongieuse du terrain choisi, n’aurait-il pas mieux valu rénover une ou plusieurs piscines existantes ?

Gestion 100% privée

Ensuite, le bourgmestre montois exulte de plaisir en annonçant que la nouvelle piscine sera gérée intégralement par le privé. De la part du président du Parti Socialiste (PS), cela peut étonner. Ce qui étonne surtout, c’est que ladite piscine, gérée non par la ville mais par un groupe flamand, ne propose aucun tarif préférentiel pour les écoles. Il est vrai que l’école gratuite est désormais un concept révolu et que le PS l’a bien compris….

33 mètres, on ne construit plus ça depuis la guerre

Enfin, rendons à Elio ce qui lui appartient, le nouveau bassin montois est cité en exemple par la Fédération francophone belge de natation (FFBN) : mais l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire ! En effet, sans jamais avoir consulté la FFBN, la ville de Mons a lancé un projet incluant un bassin de 33 mètres : « 33 mètres, on ne construit plus ça depuis la guerre », affirme Philippe Midrez, directeur technique de la FFBN.

Eau’ccasion manquée

Encore une fois, la ville de Mons se ridiculise par son inaptitude à mettre en doute les projets du premier de ses citoyens. Si la ville a pu attirer et former Justine Hénin durant son enfance, elle ne se donne pas les moyens de devenir un phare du sport en Wallonie, ni même un brasero du sport dans l’enseignement. Et pendant ce temps, les Vandervelde, les Defuisseaux et autres Maroilles continuent de se retourner dans leur tombe.

 

10:38 Écrit par bk212103 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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