01/03/2011

Les femmes deviennent plus racistes quand elles ovulent

C'est du moins ce que font les Américaines blanches qui ovulent lorsqu'elles pensent à des Américains noirs. Cette sidérante conclusion, très politiquement incorrecte, vient d'une étude menée par Carlos Navarrete et ses collègues, de l'université d'État du Michigan. Des étudiantes blanches en premier cycle universitaire ont été soumise à l'évaluation de leurs préjugés racistes, via diverses variantes d'un test d'association implicite, consistant, dans un exercice d'association de mots, à jauger leur assimilation relative de certains stéréotypes.

Les femmes en pleine ovulation ont obtenu des scores ovule.jpgparticulièrement élevés quand il s'agissait d'avoir peur des hommes noirs (par rapport à des blancs), un fait que les auteurs interprètent comme reflétant une disposition évolutive visant à éviter ce qu'ils nomment «les hommes de l'exogroupe», qui «n'ont peut-être pas été soumis aux mêmes contrôles sociaux que les membres de l'endogroupe, et qui pourraient se révéler menaçants en cas de situations conflictuelles». Ici, la couleur de peau est un marqueur pratique de l'identité de groupe.

Les auteurs concèdent que les individus aux couleurs de peaux différentes sont entrés en contact les uns avec les autres depuis relativement peu de temps, à l'échelle de l'évolution, mais avancent que toute caractéristique physique permettant d'isoler un membre de l'exogroupe pousserait les femelles ovulantes à le considérer comme une sorte de «danger heuristique».

Les stéréotypes définissant précisément ces individus extérieurs au groupe comme plus enclins à la violence pourraient aussi jouer un rôle, du moins dans la société américaine où la transmission culturelle s'unit à la biologie évolutionnaire pour promouvoir le racisme. Reste à voir si ces mêmes biais raciaux se retrouvent aussi chez les femmes ovulantes d'autres races: les femmes noires ont-elles plus peur des hommes blancs?

 

07:52 Écrit par bk212103 dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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