28/02/2011

APPLE, le grand secret

Apple est l’exemple même d’une société de marque pratiquant l’externalisation : elle se charge de la conception et du design des nouveaux produits en déléguant leur fabrication à des fournisseurs. D’après les informations fournies dans certains manuels de démontage des produits et dans certaines analyses du processus de production, on constate qu’Apple dispose de fournisseurs dans le monde entier : à Taïwan, aux Etats-Unis, en Corée du Sud, en Allemagne, etc.

En Chine populaire, on trouve surtout des sites de production détenus par des entreprises à capitaux taïwanais, représentés principalement par les usines d’assemblage Foxconn. “Apple accorde une grande importance à la capacité de livraison de ses fournisseurs, dont la production doit être stable et suffisante. Par ailleurs, la fabrication de pièces détachées réclame un savoir-faire très pointu. Les entreprises choisies par Apple sont la plupart du temps des entreprises phares dans leur domaine et disposent de capacités de production conséquentes”, explique un journaliste qui étudie depuis longtemps le cas Apple.

 

Cependant, il ne s’agit là que de fournisseurs en amont qui ont eux-mêmes des sous-traitants sur lesquels il est très difficile d’obtenir des informations non confidentielles et fiables. Un “code de pratiques des fournisseurs d’Apple” montre qu’Apple dispose d’un système d’encadrement très précis. On trouve par exemple des règles concernant les substances nocives, les déchets solides, les eaux usées et pluviales, les émanations de gaz au chapitre sur “l’impact environnemental”. Apple classe comme une violation cruciale de son rè­glement le fait de maltraiter les ouvriers, de fournir de faux documents comptables ou de causer une destruction de l’environnement.

En 2009, dix-sept graves entorses au règlement ont été recensées. Les entreprises fautives ont été placées en observation durant toute une année, au terme de laquelle elles ont fait l’objet d’une nouvelle procédure d’inspection. Les infractions les plus fréquentes concernent des dépassements d’horaires de travail, un mauvais décompte des heures supplémentaires, des salaires inférieurs aux minima, des discriminations à l’encontre des ouvriers, des conditions de sécurité insuffisantes et des pollutions de l’environnement.

Néanmoins, nous n’avons toujours pas trouvé de mention explicite de l’identité des fournisseurs d’Apple dans son rapport 2010 sur la responsabilité sociale de l’entreprise. “S’il existe des sous-traitants d’Apple encore plus en amont, la société peut difficilement signer un accord de respect de l’environnement avec eux. La chaîne écologique se brise donc très facilement”, explique Zhao Xu, directeur adjoint de l’institut économique de l’université des Communications de Shanghai. Début 2011, Ajing et plusieurs autres employés victimes d’intoxication ont écrit au patron d’Apple, Steve Jobs, une lettre dans laquelle ils décrivent tout le mal que leur a causé cette intoxication.

11:12 Écrit par bk212103 dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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