23/02/2011

ELORUSSIE. DICTATEUR TOUJOURS EN PLACE

Certains opposants estiment que, même sans fraude, Loukachenko  aurait remporté la victoire. Dans les campagnes, une grande partie de la population avait l’intention de voter pour Loukachenko. La Biélorussie a beaucoup changé en seize ans.

 

Bon nombre de gens vivent mieux, ils connaissent une petite prospérité, ont de meilleures voitures, partent en vacances en Egypte ou en Turquie. Désormais, ils ont quelque chose à perdre. Naturellement, beaucoup prennent Loukachenko pour un bandit et n’aiment guère son manque d’intelligence et son entêtement. Mais d’un autre côté,bielorussie.jpg il fait des choses pour les gens simples. Loukachenko a bâti une dictature à composante sociale, il a conclu un contrat social avec la population.

Lorsque la perestroïka – la restructuration de la société soviétique – a commencé sous Mikhaïl Gorbatchev [en 1986], l’homme soviétique voulait quelque chose de mieux que le socialisme, mais pas le capitalisme. Or c’est le capitalisme qui est arrivé et le peuple est insatisfait. Qu’a fait Loukachenko ?

 

A part quelques changements, il a maintenu le socialisme. C’est comme si, chez nous le temps s’était arrêté. Nos rues sont propres, nos villages sont propres, nos kolkhozes fonctionnent. Loukachenko a montré qu’ici, le socialisme avait encore du potentiel. Et puis il vient lui-même d’un village et il sait ce que veulent les villageois : un certain choix dans les produits alimentaires, des vêtements, un appartement, un emploi, et la possibilité pour leurs enfants de s’instruire. La démocratie, en revanche, personne n’en parle.

L’Homo sovieticus a survécu en Biélorussie. Le Biélorusse met sa vie entre les mains d’une personne pour vingt ans et il est d’accord avec tout. Mais il veut des garanties. Et ces garanties, Loukachenko les lui donne.

 

L’Homo sovieticus, en Biélorussie, ce n’est pas un homme libre, c’est un homme qui n’a aucune idée de ce que peut signifier “être libre”. Pouvoir choisir entre plusieurs variétés de saucisses, c’est ça pour lui la liberté.


 

 

07:21 Écrit par bk212103 dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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