19/02/2011

Polis grâce à la crise

“Désirez-vous autre chose ?” Je suis à Paris pour la journée, et soudain les choses prennent un tour inattendu. La serveuse de mon café préféré, à Saint-Germain-des-Prés, est étrangement polie. Elle sourit même.

Pourtant, ce n’est assurément pas pour la qualité du service que je viens à Paris. Je pensais le marché clair : je remettais mon argent durement gagné, me penchais et recevais en échange vingt coups de fouet d’une violence inouïe.

D’aussi loin que je me souvienne, les choses se sont passées ainsi. Le mépris des clients est aussi enraciné dans leur culture que les excuses superflues dans la nôtre.

Un ami français explique leur rejet de la culture du service d’une manière très simple : “Nous sommes un pays catholique qui a connu une révolution, ce qui explique notre mépris pour tout ce qui touche à l’argent et au service.”

Peut-être, mais, avec la crise qui s’éternise, il se pourrait que d’ici peu nos cousins français aillent jusqu’à nous souhaiter une “bonne journée”. Mais où va le monde ?

 

07:24 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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