17/02/2011

AMOUR A LA JAPONAISE

Nozomi, 26 ans, intérimaire à Osaka, fréquente six hommes, dont elle ne considère aucun comme son petit ami. Deux d’entre eux ont une copine, un autre est un ex qu’elle voit deux fois par mois depuis leur rupture, juste pour coucher.

En général, elle donne rendez-vous à l’un ou l’autre de ses hommes après le repas. Ils l’accompagnent au cours de son shopping dans les magasins de son choix, puis regardent un DVD qui lui plaît. Et les soirs où elle n’a pas envie de faire l’amour, elle s’allonge à côté d’eux juste pour sentir la chaleur de leur corps. Comme elle n’a pas une relation amoureuse avec eux, elle n’a pas besoin de tenir compte de leurs désirs. AMOUR.jpgElle n’a pas non plus à se faire belle pour eux, et elle se fiche de porter les mêmes vêtements que la fois précédente. Tant pis si ces garçons ne sont pas beaux, puisqu’elle ne les présentera jamais à ses copines.


On connaissait les himonoonna [“femmes poisson séché”], ces jeunes femmes célibataires qui préfèrent paresser chez elles plutôt que d’aller à la rencontre du grand amour. Voilà à présent les second jyoshi [“filles numéro deux”], ces filles qui, comme Nozomi, préfèrent coucher sans amour. L’important pour ces dernières est de profiter des bons moments et de laisser les côtés ennuyeux d’une relation aux copines attitrées. Une enquête sur les célibataires réalisée en 2010 par le Dentsu Communication Institute [DCI, l’institut d’études du groupe de publicité Dentsu] montre que 4,9 % des jeunes femmes célibataires de 20 à 30 ans qui n’ont pas de petit ami déclarent “fréquenter un homme avec qui elles ont des relations sexuelles”, un taux légèrement supérieur aux autres tranches d’âge.

Dans une autre enquête, il apparaît que seules les femmes de 20 à 30 ans sont plus nombreuses à répondre oui que non à la question : “Eprouvez-vous du désir sexuel ?” Les femmes de cette tranche d’âge n’assimilent pas le statut de “numéro deux” à celui d’une maîtresse cachée qui reste dans l’ombre à cause de la copine officielle et ne le considèrent pas comme dégradant.

 

C’est au contraire une position confortable qui leur permet de s’organiser librement et de jouir pleinement de leur sexualité.

 

08:15 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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