11/02/2011

Bégayer est une souffrance

 

« Le discours d'un roi » [film 2011] fait déjà l'objet d'une attention intense dans la communauté de ceux qui mettent parfois une syllabe avant l'autre, ceux qui bé­gaient ou les bègues. Avec une appréciation positive.

 

Pour deux raisons : le film fait dé­couvrir la réalité d'un phénomène qui at­teint au moins un pour cent de la population et qui peut se transformer en véritable handicap social. Et il démontre qu'il n'est pas ir­réversible et qu'une solution reste possible.

 

Le bégaiement se manifeste tôt, vers deux ans et demi. L'enfant se rend vite comp­te que quelque chose ne tourne pas rond. Ce­la le stresse et inquiète ses parents. Des gens se moquent, parfois sans se rendre compte de leur cruauté. Quelque chose détraque l'arti­culation normale de la parole, explique Françoise Estienne, professeur émérite à l'UCL. Plus le temps passe et davantage il y a de risque begue.JPGque la personne s'isole.

 

Certains décident d'arrêter de parler.

 

Ou de bannir certains mots.

 

On connaît des bègues qui ne commandent pas certaines denrées impro­nonçables.

 

Ou qui choisissent des magasins où l'on se sert soi-même pour éviter de devoir parler. Le bègue peut devenir complètement asocial et cela peut être dramatique. Et il y a un effet d'entraînement : plus il bute sur les difficultés, plus le stress augmente, ce qui ag­grave les difficultés d'élocution.

 

 

07:53 Écrit par bk212103 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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